Une semaine dans une ferme sud africaine

Peu de temps avant notre arrivée à Ardenza, la ferme de Jan & Joan à Mortimer, près de Cradock, nous avions évoqué l’éventualité de travailler pendant notre long séjour en Afrique du Sud. Notre shipping, de Dakar à Cape Town, étant en retard de bien 4 semaines. D’autant plus que les frais d’hébergement et de location de véhicule commençaient à sérieusement entamer notre budget TDM (Tour Du Monde). Mais quoi faire ? Surveiller des maisons, fermes ou pratiquer sa langue maternelle chez une personne souhaitant apprendre le français ou directement à l’Alliance Française, sont des options que nous retenons. J’ai proposé la 1ère option à Joan, peu de temps après notre arrivée, mais sans trop y croire, mais bon ! Ma vieille croyance « Qui ne tente rien, n’a rien ! » me tient au corps et combien utile pendant notre périple… Pas évident de confier une ferme à de parfaits inconnus que nous sommes. Rapidement le courant est bien passé entre nous. Et comme il n’y a pas de hasard (une autre croyance), ils envisageaient justement de partir une semaine. Après réflexion Joan m’a proposé de rester une semaine supplémentaire sans frais. En contrepartie nous avons juste à veiller au bon fonctionnement de la ferme : aller chercher et s’assurer des quantités suffisantes de lait pour nourrir les agneaux, donner le biberon aux agneaux non sevrés, chercher ou déposer une jeune fille, Wendy, à son école, faire rentrer et nourrir les poules & coqs, et être support du staff des 4 ouvriers agricoles, Vincent, Emanuel, Patrick, Réré et 2 femmes de ferme, Miemie et Sarie si besoin en complémentant si des tâches avaient été oubliées.

La ferme en quelques chiffres. Plus de 700 moutons, 300 vaches, boeufs, veaux, 300 hectares de terres, des cultures de luzerne…et rajouter 2 ânes, 2 chats, un couple de cygnes, 2 coqs et 2 poules, une dizaine d’agneaux à nourrir au biberon

Voici le déroulement de la semaine, avec ses moments clés…

Dimanche : « Où sont les moutons ? »

Il est 7h. 1er jour de travail à la ferme. Alors que je m’apprêtais à donner le biberon aux agneaux, j’aperçois un mouton allongé sur le sol. Il ne bouge plus. Ses yeux sont grands ouverts. En fait il est mort. Vincent et Miemie sont déjà là. Ils n’ont pas l’air affolé du tout et poursuivent leur mission d’allaitement ou plutôt de biberonnage. Jan se rapproche et prend les choses en main. Expliquer. Faire évacuer le corps par Vincent et Emmanuel. Les autres moutons se sont écartés. Les agneaux sont plus calmes que d’habitude. C’est le jour de départ de Jan & Joan. Petit contre-temps. Heureusement que le gâteau de Streussel, que j’avais préparé la veille, met un peu de baume au coeur. Jamais facile de perdre une bête pour un éleveur.
Après une bonne accollade avec Joan & Jan, nous les regardons partir  à bord de leur 4×4 Toyota, l’air heureux. Changement de rythme et de décor. Stéphane leur glisse au passage un  » Vous pensez à revenir hein ? ».

La journée se passe tranquillement. Le soir Stéphane fait un tour dans les champs environnant, avec le 2ème 4×4 Toyota de Jan, pour voir si tout est en place. Il revient au bout d’une vingtaine de minutes et me lance, un peu ennuyé :  « Il n’y a plus de moutons !!! ». « Quelqu’un les aurait-il volé ? » je rajoute à l’embarras. Il va voir Vincent, un peu plus loin. Ils refont un tour. Ils reviennent. Stéphane, avec le soleil, n’avait pas vu les moutons qui s’étaient blottis tout au fond du champs. Plus de peur que de mal. Bizarrement on avait croisé, sur la route, un troupeaux de centaines de moutons en début d’après midi.

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Lundi : La guerre des coqs

Cette fois ci c’est Stéphane qui se lève et se lèvera tous les matins de cette semaine (sauf les deux derniers jours) le 1er. Réveil à 6h30. Non les copains ! It’s not a Joke! Il prend son rôle très au sérieux. Peu de temps après, j’entends des voix s’élever. C’est Miemie avec Vincent, Emmanuel, Réré,…Puis des bruits de froissement de plumes et de cotcotcotttt….Les coqs se frittent !!! Si on avait été aux Antilles, nous aurions pu organiser un petit tournoi de combat de coqs. Hi hi…Miemie les chasse, mais c’est reparti quelques instants plus tard. Je m’en mêle. Je veux les séparer. Pas moyen. Cet animal est acharné sur sa proie. Un des coqs baisse la tête et hop l’autre en profite pour lui donner des coups de becs sur la tête. Du sang jailli. Je prends un baton pour les séparer. Rien n’y fait. J’appelle Stéphane qui arrive aussitôt, saisi un des coqs et l’entraîne au loin dans l’enclos des moutons. Les poules fidèlent suivent le coq resté en liberté. Il a fallu les séparer les jours suivants car ils se menaient une bataille redoutable.

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Ecoutez les coqs jouer aux caïds :

En fin de matinée nous prenons 2 heures pour faire un peu de shopping à Cradock. J’ai besoin d’un gilet chaud. Les soirées deviennent plus fraîches (c’est l’automne ici). La ville la plus proche est à 38 km de la ferme. Une dizaine de boutiques. Des prix variés mais bon marché. Je m’arrête dans une petite boutique de la couturière du coin. Un style capte mon attention. Une robe tablier. J’ai vu plusieurs femmes porter ce style notamment Miemie et Sarie. Il y a aussi des robes en tissu imprimé à l’éffigie de l’ANC. La mode d’ici ? J’écrirai un article à ce sujet, lorsque nous arriverons à la fin de notre séjour en Afrique du Sud.

Miemie m’apprend à faire du Crumble Pap 

A la question « Miemie, qu’est ce que tu manges le matin ? », elle me répond : « Du Crumble Pap avec du lait ».  » oh je veux bien que tu m’apprennes…tu serai ok ? » Oui Miemie est ok. « Yes Mam » me répond-elle toujours poliement. Voici sa recette : « Tu mets de l’eau dans une casserole, tu rajoutes 2 tasses de farine de maïs et un peu de sel. Tu laisses cuire à feu vif en remuant continuellement jusqu’à obtenir une pâte grumeleuse. Tu baisses ensuite le feu et tu laisses poursuivre la cuisson environ 10/15 minutes. »
Le Crumbel Pap s’accompagne de lait. Jan y ajoute 2 oeufs, du sucre et du lait. Pour un repas de midi ou pour un encas. Les gens ici mangent plusieurs fois par jour et debout. D’autres pays, d’autres habitudes.

Miemie me raconte ce qu’elle mange, écoutez :

Mardi : L’excursion à Bedford.

Petite ville située à une heure de la ferme de Mortimer. Bourgade à deux vitesses.
Tantôt boutiques cosy, vintage ou « bobo ». Tantôt commerces ordinaires et fonctionnels.

Autorisons nous un lunch chez Apprentice, petit resto/épicerie/patisserie. Oui !!!! il y a bien des grosses miches de pain que je m’empresse d’en réserver une. Nous sommes de grands mangeurs de pain et prenons l’habitude d’en manger de moins en moins.

Dans la nuit, une tempête pluvieuse s’abat sur la ferme. Vents violents. Rideaux de pluie. Coups de gong par des bouts de bois tombés sur notre toit en tôle. La nuit, tous les sons sont amplifiés.

La pluie sur notre toit en tôle, écoutez :

Mercredi : Qui va remporter les élections générales ?

Pluie du matin, écoutez :

Journée de pluie. De gros nuages noirs assombrissent le paysage. Nous sommes le 8 mai, journée nationale de la victoire. C’est aussi le jour où mon père a quitté ce monde, il y a 4 ans déjà. Pensées affectueuses. C’est aussi la journée des élections législatives et régionales ici, en Afrique du Sud.

Les élections. Trois partis dominants. Cyril Ramaphosa, ex-dauphin de Mandela pour l’ANC, Mmusi Maimane, 1er chef noir de l’alliance démocratique pour le DA et Julius Malema, le révolutionnaire radical et provocateur pour l’EFF. Quel parti sera en tête ? Incontestablement l’ANC, mais certainement ça sera sa dernière chance pour honorer les promesses de Mandela 25 ans plus tôt, lors du 1er vote démocratique et la fin de l’Apartheid. Corruption, chomâge croissant, des écarts de plus en plus importants entre les différentes couches sociales et éthnique, des terres à redistribuer, des logements décents,…vaste programme.

Nous avons pris la voiture pour chercher le bureau de vote le plus proche. Nous avons commencé par chercher le centre ville de Mortimer. Mais il n’y en a pas. Nous avons beau silloné toutes les routes aux alentours. Pas de centre ville comme dans notre représentation (église, mairie, maisons, commerces,…). Des maisons, des fermes isolées, une coopérative. Basta ! Nada ! Une pancarte indique un bureau de vote. Après avoir parcouru une longue piste, puis un champs, puis un bâtiment. Une ou deux voitures. Un bureau de vote. Une dizaine de personnes sont présentes. Un terrain vague. Ambiance tranquille dans les bureaux de vote à Mortimer. Il pleut toujours. Signe de bonne augure pour les africains. Nous croisons quelques personnes sur le chemin, toujours à pieds.
Au retour, je prépare un gâteau de semoule aux raisons secs.

Jeudi : journée de lessive

Lendemain des élections. Miemies et Sarie sont parties faire leur shopping. Le sens du shopping est ici entendu comme faire les courses alimentaires (et non de vêtements). Nous ne les voyons pas de la journée.
Vincent et Emmanuel, les deux zimbawéens, sont là pour assurer les biberons avec nous.

L’attente des biberons des agneaux, écoutez :

Stéphane en profite pour tracer l’itinéraire, chercher les informations pour les visas, organiser la réception de Fendi, un RDV chez un garagiste spécialisé dans le Land Rover pour un check et plein d’autres petites démarches. Moi j’en profite pour écrire quelques lignes pour notre prochain article, démarrer ma déclaration d’impôts (eh oui!), traduire les recettes de cuisine pour Joan, trier les photos, envoyer quelques mails pour trouver un autre travail et observer et apprécier les animaux de la ferme et l’environnement.

Vincent se prépare pour aller en ville. Vendredi est son jour de congé. Il s’est fait tout beau !

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Vincent, 24 ans, Zimbawéen

Je voulais faire un kougelhopf mais il n’y a plus de beurre. Nous irons à Cradock demain matin. Je décide de faire des gauffres, sans beurre. Je prépare une blanquette de poulet pour le lendemain.

Vendredi : Le transport de Wendy de l’école.

6h30 Stéphane se prépare pour aller chercher le lait dans une ferme voisine. Décidément il prend sa fonction très au sérieux. J’en profite pour me prélasser dans le lit. Le grand écart, les bras en croix. Que c’est bon ! Un luxe. Avec Fendi, il en sera autrement.

De mon lit, j’entends les agneaux. Ils bêlent à tout va lorsque Stéphane passe devant les agneaux. J’entends arriver Miemie. Puis Emmanuel. Je me lève pour les saluer. Miemie prépare les biberons pendant que je prends mon café. Je les rejoins. Ils sont drôles ces agneaux. Il y a ceux qui sont prêts à écraser et monter sur leurs copains agneaux pour piquer leur biberon. Au fur et à mesure des journées passées avec eux, leur caractère s’affirme. Certains restent en marge, mettent plus de temps à téter, ont parfois du mal à s’imposer alors que d’autres n’ont aucun scrupule, quitte à mordre, les morveux!

Nous partons pour Cradock pour faire nos courses et remplir le frigidaire. Mais surtout pour récupérer Wendy, la fille de Jacqueline & Patrick, ce dernier ouvrier agricole à la ferme de Jan & Joan. Wendy, 9 ans,  finit sa semaine d’école. Nous la récupérons chez les parents de Jan. Ruby & André habitent à Cradock. Fermiers près de la Mountain Zebra. Je contacte Ruby par SMS pour prévenir de notre arrivée et elle nous invite à partager leur lunch : salades et rôti de viande froide. Leur maison est immense. Des gens adorables. Tel fils tels parents. Nous y resterons 1h30. Ils ont du travail et puis Wendy est impatiente de retrouver ses parents. Ruby nous confie qu’elle aimerait bien partir avec nous. Losque je lui demande quel pays elle aimerait visiter ? Elle me répond spontanément : « Vienne, j’adore la musique » et elle se précipite dans un autre salon en me faisant signe de la suivre. Et là, je reviens des années lumières en arrière. j’entends jouer Chantal mon amie d’enfance, à l’orgue à l’église de Voellerdingen le dimanche matin. Non c’est Ruby ! Ses doigts glissent sur le clavier, elle a les yeux fermés, son visage rayonne. André, son mari et Stéphane nous rejoignent. Nous sommes tous en apesanteur. La musique embellie l’espace, arrête le temps et réveille nos coeurs endurcis. Merci Ruby, pour ce moment de grâce.

Ecoutez Ruby jouer de l’orgue et de l’accordéon :

C’est peut être et sûrement ces moments là que j’aime le plus dans notre vie de baroudeurs, routards, voyageurs : la part de l’inattendu, de surprises, de rencontres. J’ai une confiance absolu dans l’être humain. Mais je sais qu’il peut être capable du pire….comme du meilleur. La part, non pas de l’ange, mais de l’émerveillement est une condition sinéquanone pour pouvoir acceuillir ce qui vient et d’en savourer chaque instant. La part de notre enfant intérieur, sommeille en chacun de nous.

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Wendy et Ruby

Wendy est plutôt réservée. Elle parle l’afrikaans et l’anglais. Elle est très mignonne. Viendra t-elle demain pour manger des crêpes aux pommes avec nous ? Elle pourrait découvrir le poussin qui vient de naître. Stéphane lui a préparé sa maison. Carton, journal, lumière chauffante rouge, grains concacés. Et surtout. Stéphane l’a baptisé du nom de ……Barry. Why ? Mais pour Barry White of course !!!!
Va falloir apprendre à s’en occuper.

Je termine ma blanquette de poulet. Il ne reste plus que la sauce à faire. Miemie est intéressée. Je lui montre comment faire la sauce. Elle goutte, trouve ça très bon (malgré la présence du vin blanc). « Je ne bois jamais d’alcool » me confie t-elle. « Trop de problèmes, les gens sont fous avec l’alcool ». Miemie sait de quoi elle parle. Je crois qu’elle a eu 4 enfants. Un seul fils est encore en vie.
J’adore ces petits moments passés dans la cuisine avec Miemie ou Sarie. Rares moments d’échanges, de rires. La cuisine est une passerelle pour rencontrer l’autre. Malgré tout, il y a toujours cette forme de réserve de la part des sud africains « black », « coloured » (métis) en général. L’héritage d’années de servitude ? Avec Stéphane on en viendrait presque à regretter « l’extraversion casse couille des vendeurs de souk sénégalais ».

Samedi : Barry a-t-il survécu ?

1ère nuit passée hors de son petit confort de coquille d’oeufs. Le monde paraît d’un coup si immense. Jan prend des nouvelles de Barry par SMS. A-t-il de l’eau ? Ah non flûte… »Chéri ! on a oublié l’eau! » Mais Chéri ne répond pas. Cloué au lit. Malade. Cette fois-ci c’est son tour. Moi c’était en début de semaine. Petite assiette d’eau. Lui mettre délicatement son petit bec sur la soucoupe remplie d’eau. Veiller à ne pas mouiller ses ailes. Gratter le papier journal pour qu’il ait envie de manger. Tout un art. C’est le 1er de la lignée des 15 autres oeufs. Notre réputation de fermiers remplaçants français est en jeu.

Barry, le petit poussin s’exprime, écoutez :

Dimanche : Le retour de Jan & Joan

Sarie est aux funérailles d’un cousin. Il y a juste Emmanuel, personnage discret, sérieux et très gentil. L’occasion d’être en tête à tête. Je l’aide à préparer et donner les biberons. J’apprends, presqu’à la fin de nos échanges, que sa femme arrive aujourd’hui. Du Zimbawé en plus…avec leur dernier nouveau né. Incroyable !  » Mais c’est une très bonne nouvelle !!! » lui dis-je. Il semble heureux de cet évènement futur, mais ses sentiments restent bien gardés. Je lui propose de nous la présenter, dès qu’elle arrive. Il me reste du gâteau de Kougelhopf. L’accueil est important. Elle va vivre ici, loin de tout. Téranga ! Terme typiquement sénégalais pour décrire cette hospitalité si généreuse des sénégalais.
Stéphane arrive et on en profite pour présenter Barry à Emmanuel. A peine avons nous passé le stade des présentations qu’un pick-up arrive. 2 hommes à l’avant et 7 hommes à l’arrière. Tiens ? Autant de gens d’un coup dans un coin si paumé ! Un homme sort du véhicule. Je vais vers lui. Il me salue et donne une poignée de main. Un entrepreneur avec ses ouvrier. ils sont là pour les travaux de la route et cherche un hébergement. Il reste bien une chambre à la ferme. Un peu serré pour 9 !! Je le mets en relation avec Jan qui va gérer ça à distance.

Plus tard, coup de fil de Jan. Il faut chercher Vincent au croisement de la nationale vers Cradock, à  environ 5 km d’ici. Il est chargé de bagages et reviens de son week end off. C’est dimanche et sur cette piste, s’il passe 3 voitures dans la journée c’est beaucoup. Nous récupérons Vincent et son oncle, ce dernier travaille aussi dans une autre ferme à Mortimer.

Peu de temps après, Jan m’envoie un message pour me prévenir de leur retour anticipé. Joan a des symptômes de refroidissement. Je vais leur préparer des galettes de pommes de terre rapées, compote de pommes et/ou salade verte. J’adore ce plat alsacien.

Stéphane se rend une dernière fois à la ferme voisine pour chercher le lait. Je l’accompagne. Le gérant nous explique le fonctionnement et son outil de gestion informatique. Je vous fais un résumé :

La production du lait dans la ferme voisine, écoutez :

Oups ! J’ai oublié de vous raconter que Sarie ma appris à faire du pain

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Salie. Comment la décrire ? Petit bout de femme à l’air renfrogné.  Réponses courtes aux questions posées. Les échanges autour de la cuisine, les dégustations et parts que je lui réserve vont détendre petit à petit ses traits tirés. Elle se met même à rire et à me parler. Cool ! Et puis elle me demande de rester plus longtemps. Bon j’ai compris pas pour moi, mais pour ma cuisine.

UN GRAND MERCI A JOAN & JAN POUR LEUR CONFIANCE ET HOSPITALITE

nous passons une dernière soirée avec eux. Joan a préparé une bonne soupe de butternut et moi un gratin de chou fleur/pommes de terre/carottes. Echanges de cadeaux.
Et encore un bon moment partagé.

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Que retenons nous de cette semaine à la ferme ?

Cette expérience nous a ravivé, à tous les deux, nos souvenirs d’enfance. Stéphane, lorsqu’il se rendait chez ses grands parents fermiers dans la Vienne, à Pleumartin, lorsque l’on tuait le cochon et qu’il buvait du lait directement sortie du pis des vaches et moi mon enfance et adolescence dans mon village en Alsace bossue, à Voellerdingen, entourée de paysans, vaches, moutons, poules, lapins, chats, chiens,…les odeurs du lait des vaches lorsque j’accompagnais ma copine Chantal à la laiterie, les odeurs de foin, la petite coopérative que tenait ma mère un temps,…tout ça nous revient et réveille nos sens.
J’aime profondément cet endroit et je pense que je pourrai y vivre un temps. La nature et l’environnement sont tops. Etre au milieu des animaux aussi. Je ne me suis jamais ennuyée. Pour Stéphane c’est plus difficile. Il lui faudrait une réèlle occupation. Il s’ennuierait sinon, pas assez de contacts. Dire qu’il veut aller à Tuamotu et y rester.

Mais nous avons besoin de mouvement. L’itinérance, le côté nomade nous plaît, même si de temps en temps on aime vraiment se poser pour aller plus en profondeur et partager le quoitidien des gens. Fendi nous manque et avec la vie qui va avec.

Finalement on va peut être ouvrir un restaurant nomade à notre retour. Stéphane est doué pour les recettes de pâtes, toutes sortes de salades et pour faire apprécier les bons vins. Qui sait ?

Nous apprenons que notre Fendi n’arrivera maintenant que début juin à Cape Town. Après multiples démarches, il ne nous reste que la solution d’attendre et de faire avec . Nous partons ce jour pour d’autres aventures…Un peu triste de quitter tous ces gens bien sympathiques…

DEVINETTE : Quel animal fait ce bruit ?

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2 réflexions sur “Une semaine dans une ferme sud africaine

  1. Finalement vous êtes beaucoup plus interessants et doués que les participants à la ferme celebrites. J’aime ces reportages qui sont bien écrits; appuyés par des photos et des enregistrements; on a l’impression d’être juste à côté de vous. Ah l’accordéon!!!, mon nanacordéon comme disait Piaf…Le cahier de recettes doit commencer à prendre du volume après ces cinq mois de baroud. Fendi est peut-être un land rover nommé désir, mais c’était quand même plus prudent de faire comme vous avez fait plutôt que de risquer de mauvaises rencontres dans des pays pas sûrs. Avez vous les moyens de suivre un peu l’actualité? bien sûr autre que la locale, sans doute une bonne connexion internet est indispensable et pas accessible partout.
    Dans tous les cas merci pour ces récits d’au jour le jour qui font plaisir
    Grosses bises à vous deux et à nientôt sur la toile.

    PS: je continue à alimenter en photos mon site, si un moment de creux survient dans votre emploi du temps et que vous ne savez que faire;
    https://500px.com/philippejourdon/galleries

    .

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