Le Botswana, notre coup de coeur africain

Le passage de la frontière de Mohembo, pour l’entrée au Botswana, se fait préalablement par la traversée du Mahango Game Park. Les formalités douanières  durent à peine 30 minutes, ce qui est plutôt très rapide pour un passage en douane habituel. Peu de monde, nous sommes le lundi 8 juillet. Les douaniers namibiens sont disponibles et décontractés, l’un d’eux me rapporte même mon stylo oublié au guichet.  L’affaire est jouée en 10 minutes. Côté Botswana c’est un peu plus compliqué. Nous devons nous acquitter d’une taxe pour l’utilisation des routes (environ 27 euros), payable en euros, pulas, ou US dollars. Mais la carte bleue marche aussi. Visiblement la douanière insiste pour remplir notre CPD (Carnet du Passage en Douane).

Nous lui expliquons qu’il n’est pas nécessaire de le faire car le Botswana fait partie du South African Customers Union Countries, ça n’est qu’au départ du Botswana que le livret devrait être tamponné, comme nous l’avait si bien expliqué le douanier namibien quelques minutes auparavant. La douanière n’est pas très contente.  « Qu’est ce que le douanier namibien connaît de mon boulot ? » nous lance-t-elle ? Bref, on laisse tomber et on la laisse remplir le carnet en espérant que cela n’embrouillera pas notre prochain passage en douane.

Puis nous filons sur les premières routes bitumées, étroites et plein de nids de poule, du Botswana. Nous décidons, celle fois ci, de trouver un campement assez rapidement près de la Okavango River, connue pour son Delta et ses balades en Mokoro (pirogue traditionnelle en bois d’ébène). Les emplacements du camping de Swamstop, près de Sepupa, sont à même la rivière. Quelques bateaux y sont amarrés. Nous en profitons pour y faire un tour, puis prendre une bière locale en fin de journée et observer les nombreux oiseaux près des roseaux.

ECOUTEZ les oiseaux au bord de la rivière Okavango :

Oiseaux près de la Rivière 1
Oiseaux près de la Rivière 2

Un groupe de cinq pêcheurs en font de même. Nous les entendons discuter de techniques de pêche et de sorties en rivières. L’un d’eux, me lance en passant : « Si vous êtes au camping vous devez tester le meilleur poisson de rivière de l’Afrique que nous avons pêché !!! » . « Ah ben … ok ». Toujours partants et plutôt ravis de cette invitation. Je propose de faire mon fameux riz pilaf en contribution. Nous serons sept. La soirée se passe autour du feu. Un grand Braai est prévu pour l’occasion. D’ailleurs dire que la soirée se passe et « autour du feu » est ici un pléonasme. Il y a toujours un feu. D’ailleurs nous avons rapidement adopté cette coutume ancestrale et locale. Le feu réunit les hommes, les protège des animaux sauvages, leur permet de se nourrir, détend et réchauffe, développe l’imagination et nous reconnecte avec une vie simple.

Nous sommes donc là assis tous les sept, à boire, à manger et à discuter de nos vies. Tous les « chefs », sont félicités pour leurs préparation culinaire. Stephan, prépare le poisson, Kurt prépare les côtes d’agneau, Robert a confectionné une salade grecque et moi le riz pilaf. Graeme est le patriarche. « Je trouve qu’il ressemble à Churchill » dis-je à Stéphane. C’est là que nous comprenons que Stephan et Jürgen sont sud-africains (de Port Elisabeth pour l’un, près du Kruger Park pour le second) et Graeme, son fils Robert et Kurt viennent du Botswana. Ils sont là pour s’entraîner et participer à une compétition de pêche. De vrais passionnés. « Mais c’est aussi pour toute l’ambiance, les copains, les soirées autour du feu, la vie dehors ….qui nous plaît, pas seulement la pêche », m’avoue Jürgen. Un peu comme Stéphane et « bande de malades », « oui, je comprends » dis-je. Stephan, le sud africain est vraiment très drôle et amusant.  

Jürgen, lui, dirige un parc d’animation avec ses deux frères, près du Park Kruger, Induna Adventures (surtout des jeux d’eaux : rafting, canyoning,…). Il nous y invite généreusement. « May be » nous lui répondons. Si notre retour en Afrique nous le permet, ça sera avec plaisir. Ils sont vraiment très sympas.

Le lendemain, ils reprennent leur bateau pour la pêche. Stephan et Jürgen sont déjà partis vers 7h. Les gars du Botswana prennent leur temps et partiront plus tard. « As-tu entendu les Hippopotames cette nuit ?» me demande Graeme ? « Ah non ! » lui répondis-je. Nous dormons toujours tellement bien sous le ciel si richement étoilé d’Afrique.

En tout cas ils ne sont pas venus chatouiller nos orteils. Heureusement nous dormons en hauteur.

Nous quittons le camping, après paiement. J’avoue être contrariée par une facturation avec des taxes et prix à la nuit non annoncés la veille. Je ferai donc une contre pub pour ce Camping Sawampcamp de Sopupa. Annoncer un prix, puis changer le montant d’un tiers en plus de taxes facturées le lendemain, n’est pas correct. Vous pensez bien que j’ai réclamé. Cela m’apprendra à être plus vigilante, à payer de suite et exiger une facture !!!

Allez, on oublie tout est c’est parti pour le pays des Bushmen. Nous prenons la route sans trop savoir où nous allons nous arrêter. La route est bitumée et plutôt bonne.

Vers 13h, nous faisons un arrêt à pour prendre de l’essence, acheter de l’eau, retirer de l’argent et grignoter un morceau. Mais pas de distributeur en vue, uniquement une grosse fumée que nous apercevons au loin. Cela ne semble pas inquiéter les locaux. Les déchets sont brûlés. Bon ok !

Le Restaurant & Little Food Store, se trouve sur la route vers Ghanzi, à Sehithwa. Un repas unique et traditionnel y est servi pour 25 pulas par personne (2 euros). Dumbels (beignets de farine en pâte levée), sauce légumes (carottes/pommes de terre) et bœuf bien cuit. Correct et local.

Peu de temps après, nous nous faisons contrôler le frigo. Pas droit à la viande crue de bœuf pour des causes d’infection et de transmission d’une maladie, pour ceux qui viennent du nord vers le sud. Toutes les voitures sont contrôlées.

En route, nous croisons zèbres, autruches, chèvres, vaches, ânes,…mais également quelques femmes Hérero avec leur habillement traditionnel coloré, de style victorien avec leurs 4 couches de jupons et leur coiffe en forme de corne (cf article précédent).

Un peu avant Kune, un autre contrôle sanitaire. Cette fois ci nous devons désinfecter nos chaussures en les posant dans un carré de produit, ainsi que toutes nos autres chaussures. Fendi, lui aussi, devra traverser une petite marre pour nettoyage des pneus.

Très curieux !

Un peu plus loin un caillou est projetté sur notre pare brise. Impact sur 10 cm !!! Grrrr!!!

Finalement nous nous arrêterons entre D’Kar et Ghanzi, dans un campement géré par les Bushmen SAN, Le Dqae Quare San Lodge. Nous y passerons deux nuits. La communauté des San propose des activités autour de leur culture ancestrale : tour de bush, pister les animaux, danses traditionnelles,…

Des oiseaux viennent nous voir le matin et on se régale de leurs chants et beauté.

A PROPOS DES SAN

1ers habitants de l’Afrique, chasseurs-cueilleurs de l’Afrique méridionale, dont les origines remontent à 20 000 ans avant notre ère. Il est possible de retrouver leurs arts dans les collines très isolées de Tsodilo avec ses plus de 4 000 peintures rupestres. Ce peuple tente toujours de vivre en parfaite harmonie avec la nature. Il leur tient à cœur de partager leurs connaissances tout en maintenant leurs traditions et savoirs de génération en génération.

Le tour du Bush avec un couple de Bushmen, du peule SAN : Komeko et Farum

C’est avec plein d’entrain et de joie de vivre que Komeko et Farum nous emmènent, tôt dans la matinée, faire un tour dans la brousse. La fraîcheur du matin les oblige à revêtir un tee-shirt et sweat, sur leurs vêtements traditionnels en peau d’Impala. Des accessoires viennent compléter leurs tenues : bâton de marche, lances, sac en bandoulière qui n’est autre qu’une peau/fourrure de chacal pour Komeko, rempli de flèches et de bâtons et pour Farum, il s’agit d’une pochette en bandoulière réalisée dans la même bête, et une pochette en peau d’Impala, pour recueillir les herbes, baies, plantes trouvées sur le chemin…

Komeko nous explique, dans la langue des Naro. Farum est là pour faire la traduction en anglais si nécessaire. La langue contient 28 claquements différents de la langue.

ECOUTEZ KOMEKO & FARUM, couple de Bushmen du peuple SAN :

Komeko & Farum, présentations
Komeko 2
Komeko 3
Komeko 4
Komeko 5
Komeko 6
Komeko 7

Nous commençons tout d’abord par observer les traces laissées pendant la nuit par les animaux : chacals, girafes, hyènes, springboks, …sont passés par là. Toujours dans le registre des animaux : le repérage des terriers : scorpions, chacals, renards,…Komeko nous apprend également à reconnaître les différentes plantes, baies et feuillages pour soigner le mal d’estomac, de gorges, saignements de nez, de diarrhée, de migraine, les problèmes d’audition, les morsures de serpent ou de scorpion, …

C’est aussi plein d’astuces pour allumer le feu grâce à des bouses d’éléphants, de zèbres, de buffles, à faire du feu avec un bois spécial, dont le nom restera secret car il s’agit d’une autre activité.

Autre accessoire très important : le bâton. Il est multi fonctions. Se frayer un chemin, repousser les branches, danser, taper, se battre, …il s’agit là d’un bois très spécial et très robuste.

Une flèche en métal remplace désormais la pierre silex qui servait autrefois pour couper le gibier et les extrémités des flèches. 

Nous apprenons également à nous positionner devant les terriers pour surprendre la bête à sa sortie ou éviter de se mettre dans la trajectoire du vent, pour éviter de se faire repérer par les fauves à l’estomac vide.

Les épines de certains arbustes servent également de cure-dent, d’aiguille à coudre, ou tout simplement pour enlever d’autres épines,… tout sert dans la nature à qui sait la respecter et s’en servir à bon escient. Comme ce tapis de plantes grises, hautes de 20 cm environ et qui sert de tapis de couchage pour la sieste du bushman et hors de l’atteinte du lion qui déteste cette plante.

Il y a également toute sorte de bois pour teinter les peaux des impalas, springboks, élands, kudu,….pour confectionner les habits des San et les couvertures (Blankets).

Je pose également des questions plus précises sur la confection des peaux des San. Farum me fait essayer la tenue. Il fait encore frais, je garde mon pantalon et ma fourrure polaire.

La soirée, nous la passerons autour du feu, avec une vingtaines de San. Danses traditionnelles au programme pendant une heure. Komeko et Farum sont également présents. Les danseurs sont en transe. La dernière danse Farum m’invite à danser avec eux. Belle expérience !!

ECOUTEZ la musique de la danse des Bushmen autour du feu :

Danse autour du feu, Bushmen San

Nous prenons la route le lendemain et repassons à Ghanzi, au Wildlife & National Parks.

Nous réservons pour 3 nuits dans le Kalahari. Les places sont prisées. Mais nous finissons toujours par avoir de la place (certaines personnes réservent plus d’un an à l’avance !). Le Botswana vise la qualité à la quantité, question tourisme. Nous passerons une nuit à San Pan, une autre avec des botwanais à Sunday et une dernière à Déception Valley. Un autre emplacement de camping à recommander : Passage.

Notre premier campement à San Pan est une réelle découverte et surprise : nous serons seuls, au milieu du bush. Aucune clôture pour se protéger des animaux sauvages (il y a dans ce parc : lions, guépards, léopards,…). J’avoue que je n’étais pas très rassurée. Stéphane s’est empressé de faire un feu. Un sceau à remplir avec son eau pour la douche, un trou avec couvercle WC complète l’équipement simplissime du campement.

Nous sommes entrés par le Tsau Gate, côté Ouest du parc. La route sablonneuse menant à l’entrée du parc est longue de 39 km. Nous atteignons enfin le Tsau Gate. D’emblée nous avons été séduit par la beauté des paysages et son côté savane, bush correspondant à nos représentations de l’Afrique sauvage. L’authenticité. Pistes sablonneuses, herbes et feuillage jaunis en cette saison sèche, arbres épineux, parfois verdoyant ou grisonnant.

Ici, la nature a pris ses droits. Nous sommes simplement tolérés.

Le Kalahari, c’est 52 800 km2, 2ème plus large réserve du monde après Selous en Tanzanie. La réserve est protégée depuis 1961. 46 espèces de mammifères et plus de 278 types d’oiseaux. La vallée est riche en fossiles dans la fameuse Déception Valley. Dunes et lacs salés (Pans) dans le Nord, plaines et savanes ailleurs.

Les routes sont très étroites et sinueuses. Un vrai jeu de conduite. Mais avant cela le dégonflage des pneus et devenu maintenant un réflexe africain. Pressions : 1,7 à l’arrière et 1,5 à l’avant.

Les « Waterhole » (points d’eau), sont devenues un objectif de route. Terrain d’observation favori en cette saison très sèche. Comme celle de Lethahau ou Sunday.

Girafes, Gemsboks, Springboks, Steenboks, Chacals, Black Faced Impalas, Kudus, Red Hertebeest, Suricates, Kori Bustard, Helmeads, Honey Badger, …sont au rendez-vous.

Sur la route une belle rencontre : ce couple de lions. Plantés en plein milieu de la piste. Au bruit du moteur, ils se lèvent et vont se poser un peu plus loin près d’un arbuste, à l’ombre. Ils sont si touchants. La lionne s’allonge aux pieds du lion qui veille sur elle, accroupi sur ses pattes avant, près à bondir. Nous ne sommes qu’à quelques mètres et restons là un moment à les observer. Un grand moment !

Nous rencontrons peu de monde. Parfois une ou deux voitures croisées en 4 heures de pistes. Le parc paraît désert. Les emplacements de camping, immenses et privés, sont parfois espacés de 100m à 15 km et occupés qu’en fin de journée.

Nous ferons tout de même la connaissance de Marie & Benoit de la région parisienne venus là en vacances pour un mois, un couple de belges, Eva et Peeter, super sympas avec qui nous partagerons un moment de discussion sur leur emplacement de camping du côté de Sunday, le temps d’un pique-nique. Autre rencontre un groupe de copains botswanais venus là pour une semaine de vacances annuelles. Ils sont 17 et se retrouvent sur le camping voisin du nôtre. Seul moment où la solitude et l’isolement sont absents.

Un vent léger souffle et emporte la poussière près de la waterhole de Sunday. « Un guépard a été vu ce matin par un couple de sud-africains » nous confie deux couples de Suisses. Lorsque le moteur de Fendi est coupé, le temps s’arrête. Il n’y a plus qu’à regarder, écouter, sentir, …

Les animaux, contrairement aux humains, font peu de bruit. Pendant ce voyage j’ai peut être appris à me taire, à écouter davantage, à me mettre en retrait. Stéphane, lui est parfois très silencieux ou dans ses pensées. Accepter le silence, le vide laissé par ce dernier et l’accepter.

Combien de fois j’ai observé à Etosha ou autour des points d’eau, certaines personnes étaient incapables de se taire pour écouter et observer les animaux. Ils ne pouvaient s’empêcher de faire des commentaires de décrire ce qu’ils voyaient,… La peur du silence et du vide ?

Le Kalahari Game Reserve,  avec 650 km de pistes parcourues,  est notre coup de cœur à tous les deux. Incontestablement. Solitude, vie sauvage, pistes étroites et sinueuses.

Non loin de là les botswanais nous conseillent de filer sur le Makgadikgadi Pans National Park.

Auparavant nous croiserons la route de Djamila et Mirko, en vacances longues durées et partis d’Allemagne avec leur Defender TD5, en longeant la côte Est de l’Afrique.

Nous échangeons également avec un groupe de sud-africains. Laura, me demande une carte, curieuse de suivre notre aventure. Beaucoup de personnes nous abordent. Soit pour l’intérêt de Fendi, soit pour savoir si c’est bien notre voiture et si on est venu de France. Et à chaque fois, nous racontons, de plus en plus rapidement notre histoire…

Il y a les vrais passionnés de Defender et les échanges sont vraiment chouettes.

Nous décidons de camper en « Wild » avant l’entrée au parc, à Edge of Riverbed. L’emplacement se situe dans le lit de la rivière, non loin du Parc. Une fois les deux Defenders installés à l’abri des regards, sous quelques arbres, nous constatons tout de même la présence de nombreuses crottes d’éléphants. Cela ne tardera pas à se confirmer : un bruit énorme de branches arrachées et d’arbres secoués attirent immédiatement notre attention. L’éléphant à 50 mètres de nous. Bon ! Finalement nous décidons de nous rapprocher du lit de la rivière, à sec, en cette saison. Le lendemain nous verrons des troupeaux de Gnous, zèbres, springboks,…et la nuit l’éléphant a continué ses va et vient. Mirko a même entendu les bruits d’un lion au loin.

Makgadikgadi Pans National Park vaut le détour. Nous y passerons une demie journée. Nous remontons le lit de rivière. Le parc est très particulier. Y règne la vie et la mort. Sur notre route nous croiserons plein de troupeaux d’animaux, mais aussi une girafe, un éléphant et bien d’autres animaux morts. Les vautours sont là ainsi que des dizaines de Marabou Storks (grands oiseaux). Des arbres morts gisent au sol. C’est la désolation ! Plus loin, un point d’eau avec trois hippopotames et quelques crocodiles sous l’eau.

Puis juste en traversant la route, nous filons sur le parc de Nxai Pan. Le parc est un des trésors du Kalahari. Vastes dépressions salines. Les couleurs y sont oranges sombres, blancs miroitants ou reflets dorés. Des bosquets de baobabs font penser à une oasis africaine. La rivière Boteti est à sec. Lors de la saison des pluies, la migration des zèbres se fait par milliers.
Nous n’y dormerons pas. Les campings y sont hors de prix (50 euros/nuit/personne).

Nous filons sur Maun et arrivons en début de soirée. Nous tentons le camping The Old Bridge Lodge. Une place est disponible grâce à des clients qui ne se sont pas présentés. Le camping est cool. Bar et restaurant, avec musique, donnant sur la rivière. Quatre hippopotames et de nombreux crocodiles y séjournent dans le peu d’eau qui s’y trouve.

Cela nous fait du bien d’avoir un peu de vie après ces 5 jours passés dans des régions si désertiques et isolées.

Nos voisins de camping sont slovaques : Tina & Lukas avec leurs deux filles, puis allemands : Gaby & Joachim, puis hollandais/irlandais : Elsa & Raoul et leurs fils Finn & Barth et surtout avec leur Toyota, Land Cruiser, vintage, vieux de 40 ans, mais aussi fans de Defenders. Discussions autour d’une table, repas partagé et pot….avec ces nouvelles rencontres.

Nous profitons de 4 jours de campement pour faire notre lessive, réparer notre entourage de Fendi (à souder), à nous resocialiser(campement sympa), rédiger cet article (wifi très lente) et à changer notre pare-brise par la même occasion. Cela nous prendra une bonne matinée. Le tout à moins de 70 euros. Super !!!

Merci à Sunday d’Aliboat pour les soudures et à Zola & Gorata pour le pare-brise de l’entreprise Lish’ Glazing & Fitting Center. Pendant ce temps je discute avec Gorata, l’assistante, adorable. Je fais la connaissance de Kamogelo, 17 ans, elle a appris le français. Nous cherchons nos mots, français pour elle, anglais pour moi.

Puis, un vol au-dessus du Delta d’Okavango, grandiose !!! Stéphane est co-pilote. Peu d’eau, donc peu d’animaux en troupeaux mais des couleurs sublimes. Nous y verrons tout de même troupeaux de buffles, zèbres, girafes, éléphants, springboks, hippopotames, …Une dernière soirée au coin du feu avec de profonds échanges avec Djamila et Mirko, couple très attachant, venus nous retrouver le temps d’une soirée.

LE BOTSWANA compte 2,1 millions d’habitants. 4 habitants au KM2. Fait la taille de la France. 1100 km de long. Sa monnaie est le Pula. Langue officielle est l’anglais mais d’autres langues sont pratiquées suivant la région comme le Setswana, langue bantoue.

Zola m’a appris quelques mots en Setswana :
Morning = Dumelang
Thanks = Kealeboga
Bye Bye = Gosiame

Les gens sont faciles d’accès, souriant et cools. C’est un des pays les mieux dotés en animaux sauvages. Le Botswana est indéniablement notre COUP de COEUR africain.

10 réflexions sur “Le Botswana, notre coup de coeur africain

  1. Dominique M

    Bonjour Mireille. Je suis plus souvent via what’sAp votre périple que sur Internet mais comme tu avais évoqué la parution d’un article sur le Kalahari et que ce sont les vacances (bon, les retraités sont théoriquement « toujours » en vacances !) je suis allée voir n’ai pas été déçue. Un grand merci pour le partage de toutes ces photos et découvertes. Ta phrase sur le silence m’a moi aussi interpellée parce qu’elle touche à un point important de la civilisation actuelle. Le silence devient un luxe et pourtant c’est lui qui permet d’être attentif à l’autre, à l’environnement, ressource et aussi de s’émerveiller de la beauté du monde.

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  2. Splendide ce récit. Continuez à nous enchanter avec vos écrits et vos photos. Je ne sais pas si j’ai bien compris, Mimi tu as appris à faire silence, toi la femme de communication qui adore parler.Bonne route et a bientôt pour de nouveaux récits. Bisous.

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    1. Oui Filou, cela paraît incroyable….Hi hi…il est vrai que j’adore parler, discuter, confronter …et disons-le, je suis plutôt bavarde lorsque le sujet me passionne….mais se mettre en retrait, à l’écoute, en observation…ou tout simplement accueillir ce qui est vient et pas mal aussi. Je vais revenir complètement transformée…Non pas vraiment, mais juste quelques arrondis aux angles …..

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