Malawi, coeur chaud de l’Afrique

Notre arrivée au Malawi

A peine entrés au Malawi, nous découvrons des bords de route encore plus animés qu’en Zambie. Les gens marches, roulent en vélo ou le poussent, chargés de charbon, bois, sac de riz, …les femmes portent des choses incroyables…sur leur tête. Troupeaux de bêtes, vendeurs de fruits & légumes, vêtements, meubles, poules,…tout se passe sur les bords des routes.

11 aôut 2019

ECOUTEZ notre arrivée à Mchinji

Arrivée à Mchinji

ECOUTEZ notre départ à Mchinji

Départ de Mchinji

ECOUTEZ la traversée de Lilongwe

Traversée de Lilongwe 1
Traversée de Lilongwe 2

Kay nous accueille les bras ouverts. Mais nous remet-elle ? Se rappelle-t-elle qui nous sommes ? Nous avions rapidement échangé un mail sur le site de Workaway, le site des travailleurs-voyageurs. Elle cherchait un couple pour créer le site internet de son Lodge, le Warm Heart Adventures à Cap Maclear, dans le Parc National du Lac de Malawi. Ce matin, avant notre départ, elle n’avait toujours pas lu ma réponse. Panne de courant ? Mauvaise wifi ? « Il vaut peut être mieux aller voir Kay directement et voir ce qui est possible de faire ou non », propose Stéphane. Il est près de 10h lorsque nous quittons le campement du Lodge Nkhudzi, à une vingtaine de kilomètres. De beaux emplacements de camping à l’ombre de grands arbres, avec une vue surplombante sur le Lac Malawi (représente 1/3 du pays). Son bar, son restaurant et sa terrasse viennent agrémentés ce lieu, peut être un peu plus au calme que Monkey Bay ou Cap Maclear.

Un peu avant notre arrivée, sur la route vers Cap Maclear, un groupe d’enfants se regroupe en plein milieu de la route et scandent : «  Money ! Money ! » d’un ton criard et autoritaire. Il y en a même un qui a revêtu le masque des anciens primitifs. Masque noir, avec des trous entourés de peinture blanche pour les yeux et une grande bouche béat.

Nous traversons le village très animé de Cap Maclear. Village typique et modeste dont les gens vivent essentiellement de la pêche, de la culture de fruits et légumes et du tourisme, en bordure du Lac Malawi.

Nous sommes à présent installés tous les trois dans le bureau/réception de Kay. Décidément cette jeune femme a de l’énergie à revendre. De petite taille, cheveux rassemblés en une queue de cheval et quelques tatouages sur l’épaule, les bras et les jambes. Piercing à la bouche et aux lèvres. Le corps musclé. Elle nous explique ce qu’elle recherchait. Mais déjà les missions sont prises par un autre couple. Peut être une relecture, des conseils sur l’ergonomie du site, des traductions en français et en allemand, pourraient l’intéresser. Elle promet d’y réfléchir et de nous solliciter le moment venu.

Réveil avec vue sur mer!

Nous demandons à Kay, s’il est possible de rester camper. Nous sommes autonomes avec Fendi. Juste de quoi prendre une douche, des toilettes et un peu d’électricité.  « Faites comme chez vous, sentez vous à l’aise », nous lance Kay. Adorable jeune femme !


Plus tard, nous faisons le tour de chaque bungalow et essayons de prendre du recul. Chacun de son côté. Le regard masculin et féminin. Nous mettons nos idées en commun lors du déjeuner. Kay passe nous voir pour s’assurer que tout va bien et que nous sommes bien installés. Nous proposons à Kay de réaliser une analyse SWOT (forces, faiblesses, opportunités, menaces) et quelques recommandations et plan d’actions pour améliorer le fonctionnement du Warm Heart Adventures & Lodge afin de développer son business. Etant français, la critique nous est si facile (hi ! hi !). Mais néanmoins cette critique doit être constructive et réaliste pour Kay, Cap Maclear, le Malawi. D’emblée Kay est d’accord avec cette proposition. « Un regard extérieur est toujours intéressant » me confirme-t-elle. Stéphane se propose également de faire quelques travaux de nettoyage et de rangement. « It’s ok ! No stress, relax ! », nous lance Kay.

Comment décrire cet endroit ?Le Warm Heart Adventures & Lodge propose cinq bungalows, de construction locale, en tiges de bambous, face au Lac Malawi. La vue est grandiose. Même allongé sur le lit, la vue est apaisante. Une terrasse, équipée d’un hamac, d’un salon de jardin, prolonge la chambre. C’est une invitation à la farniente, à la lecture, au repos. Des chaises longues, disposées un peu plus loin, devant chaque bungalow, invitent le voyageur à profiter de la chaleur du soleil et du vent doux, après un moment de baignade dans le lac. Nous campons entre deux bungalows, à l’ombre, sous les arbres. Le jardin est agréablement bien décoré. Plantes, fleurs, arbres. Des transats disposés de ci de là. Cela fait 2 ans à peine que Kay a pris les rennes du Warm Heart Adventures & Lodge. Une des rares femmes locales à gérer un Lodge.Le développement des compétences locales, l’indépendance des femmes par l’éducation, la formation et le travail, le tri, ramassage et recyclage des déchets,…sont autant de thèmes auxquels elle est sensible et pour lesquels elle tente de lancer des actions, comme ce projet de former des femmes à la couture. Mais faute de matériel, le projet avance très lentement. Elle est également très investie avec les femmes du Mac Clear Recycling Shop, à une centaine de mètres de là. Ces femmes y créent des objets à partir du plastique, du bois, du verre, des tissus. « Cela m’intéresse ! Et surtout tout ce qui concerne le travail des femmes », je m’empresse de rajouter. « Ok, je vais voir si un échange est possible !», me rassure Kay.

12 août 2019.

Nous prenons nos marques. Le Warm Heart Aventures & Lodge est situé au cœur du village de Chembe. Ce qui est un atout pour vivre au rythme du village et se mettre en retrait dès que le besoin s’en fait ressentir.

Les balades sont quotidiennes. Matin, après midi ou soir. Seule ou à deux. Rencontres au grès des ruelles, sur la plage ou dans le village. Même un après midi Stéphane se lance pour le kayak, avec Chiffundo.

Et moi,….je me pose ….

ECOUTEZ l’ambiance d’une de nos balades le long de la plage :

Balade le long de la plage, le matin

ECOUTEZ les 1ers contacts avec les Malawites :

Balade et 1ers contacts

ECOUTEZ la rencontre avec les 3 femmes portant des sceaux :

Les 3 femmes rencontrées

L’après midi, Je décide de faire un tour dans le Mac Clear Recycling Shop. Je souhaite y partager nos savoirs faire réciproques. Le rendez-vous est pris pour le lendemain, grâce à Kay.

Le soir, nous retrouvons Ernest et Abby, deux guides tanzaniens rencontrés à Croc Valley, dans le South Luangwa National Park en Zambie. Ils séjournent dans un Lodge à 500 m de distance du nôtre, avec un groupe de touristes italiens. Petite vingtaine.
Nous échangeons sur les animaux sauvages, le boulot de guide, le fait d’être loin de chez soi, nos différentes péripéties pour le passage à la douane du Malawi, les manifestations politiques et les fraudes au change. Notre passage à la douane de la Zambie au Malawi s’était plutôt bien passé. Nous étions dimanche. Jour du seigneur. Quelques heures auparavant, nous nous étions arrêtés sur le parking du Spar à Chipata. Faire le plein de provisions, d’essence et changer les Kwachas zambiens en Kwachas malawites.

Il y avait là un gars tout en noir, plutôt relax, le visage rond. Les yeux globuleux. Le type bien en chair. Il m’annonce la somme : « 30 000 kwachas malawites pour 600 kwachas zambiens », en exhibant une grosse liasse de billets à la main. Ce taux n’est pas très avantageux, mais avons nous le choix ? Nous acceptons le change. L’homme en noir  compte les billets. Il m’en donne 6 de 2000, au lieu de 15 !. « Le compte n’est pas bon ! ». Il se dirige vers Stéphane pour compter avec lui. L’affaire me paraît conclue, de loin. Deux, trois autres hommes sont autour de nous pour nous proposer également du change et faire diversion. Nous le comprendrons plus tard. Un homme passe en fauteuil roulant pour me demander à manger. Le temps de saisir une pomme, une soupe et un bout de pain…Stéphane est déjà installé au volant, près à partir. Je m’installe à côté de lui. Il ressort le lot de billets de sa poche…Il recompte : «  Ah le salaud ! Il m’a eu il manque 4 billets de 2000. ». Je recompte avec lui. Ni d’une ni deux, je sors de la voiture pour retrouver l’homme en noir, le pas rapide. Je me dirige vers l’endroit où je l’ai aperçu, à quelques vingtaines de mètres. J’aperçois les autres hommes, ses acolytes. Je vois une silhouette se faufiler dans une voiture neuve aux vitres teintées. Les hommes n’ont pas eu le temps de comprendre ce que je faisais là. J’ouvre la portière avant et je retrouve l’homme en noir qui venait de nous arnaquer. J’appuis mon pied droit sur le marche pied. Se stabiliser et bloquer la fermeture. L’homme en noir est surpris. Je luis dis « Il manque 4 billets de 2000, il y a une erreur », pour ne pas l’attaquer de front. L’homme semble m’ignorer. Je lui demande quel est son nom ? « Jacob » me répond il. Ce prénom n’est certainement pas le sien. Mais je lui fais comprendre que son petit business peut être anéanti par une simple note que je vais pourvoir laisser sur l’application IOverlander et que s’il veut continuer son petit business il a intérêt à me rendre les billets. Si j’ai bien horreur d’une chose c’est de me faire arnaquer. Et surtout, je m’en veux à moi-même d’avoir été bernée. Ses acolytes commencent à se mettent devant moi, pour faire barrage. Je les ignore. « C’est avec Jacob que je parle, pas avec vous ! ». Une autre tentative d’un de ses complices : il me tend des billets de 200. Il me prend pour un lapin de 6 semaines !! Et puis un quatrième homme arrive et me lance : « Tu parles trop ! Ca ne se fait pas ici de parler autant. Tu fais du bruit. Les gens te regardent ….et bla bla bla… ». Je l’ignore, répondant à peine à cette tentative de déstabilisation. Je suis face à Jacob. Les deux autres n’ont qu’à se pousser. Stéphane est juste derrière. Prêt à intervenir si besoin. « Jacob !  Je ne vais pas te lâcher, j’attends jusqu’à ce que tu me donnes les sous que tu me dois. ». Jacob commence à fatiguer. Il cède et lance à un de ses collègues : « Allez donne lui les billets et qu’elle s’en aille !», le ton agacé. J’étais contente de moi car je suis restée relativement calme. Je n’ai pas senti de danger non plus.

Ca nous a pris une bonne heure tout ça !

Cette anecdote a bien fait rire Ernest & Abby, les deux guides tanzaniens. Nous échangeons encore quelques histoires de voyage, après une deuxième bière, puis nous rentrons préparer notre dîner, dans le noir. Il est 19h30.

17 aout 2019

Ce matin réveil à 6h. Je me lève doucement et fais mes étirements, avant de sortir de notre Defender, appelé Fendi. Je fais un rapide tour à la plage, à 10 m de là, à peine. Et déjà je vois les femmes qui s’activent : lavage du linge et vaisselle de la veille. Ca frotte, ca frotte. Les enfants aident, jouent ou surveillent le dernier né. Immédiatement cela donne de l’énergie pour commencer sa journée. Pas possible de se recoucher après ce spectacle si matinal.

Décidément ce lac de Malawi est multi-usages. Les gens y viennent pour pêcher, se balader, laver la vaisselle, le linge mais aussi pour faire sa toilette. Comme la vaisselle. Les gens se frottent et se re-frottent. Cette même eau est pompée et filtrée un peu plus loin pour les lodges, ou points d’eau du village de Chembe. Heureusement que l’on n’y jette pas les cendres des morts car on pourra se croire au Gange, fameuse fleuve de l’Inde. Les enfants y jouent, se baignent, s’amusent. Stéphane passe beaucoup de temps avec eux.

Certains soirs, les enfants jouent de la musique avec des instruments créés à partir d’accessoires : capsules de bière, ressorts de matelas, casseroles, sceaux,…

Ecoutez les enfants jouer de la musique avec leurs instruments Upcycling, sur la plage :

les enfants jouent sur la plage 1
Les enfants jouent sur la plage 2

Je prépare le café dans la cafetière italienne. Toujours pas pu céder à cette solution buvable qu’est le nescafé et dont tous les africains raffolent. Question d’habitude alimentaire mais surtout de budget.
Puis un bon Müesli maison : flocons d’avoine + lait frais + yaourt nature + miel + fruits coupés (bananes ou pommes) + fruits secs (jours d’abondance). Parfois une tartine au beurre de cacahouète vient compléter le petit déjeuner.

Je prépare une boisson pour la journée et je remplis les gourdes pour les mettre au frais dans notre réfrigérateur.

Une recette de boisson simple et rafraîchissante pour l’été :

Eau + jus de citron + gingembre râpé + miel (les jours d’abondance). Essayer c’est l’adopter !

Chifundo, un des employés du Warm Heart Adventures & Lodge, vient nous saluer, comme à chaque matin. Bonne poignée de main. Les yeux dans les yeux. S’en suit un « How was your night ? ». Il est vrai qu’avec ce vent du sud, plutôt violent, cette chape de branches et de feuilles au dessus de nos têtes, les nuits sont difficiles…l’impression d’un début d’orage. Mais on commence à s’habituer. Stéphane a naturellement un sommeil profond. Moi je suis un radar.

ECOUTEZ le bruit du vent la nuit, sous notre tente de toit :

Le bruit du vent la nuit sous notre tente de toit

Après nos échanges sur le vent, la culture musicale du Malawi ou le programme de la journée, nous expliquons à Chifundo que nous voulons nous rendre à Monkey Bay, à moins de vingt kilomètres de là. Quelles sont les possibilités ? Taxi collectif mais aussi moto. « Ah bon ! Nous trois sur la moto, c’est possible ? » interroge Stéphane, légèrement sceptique. « Yes, of course ! » confirme Chifundo. En Afrique, tout est toujours possible. C’est ce que nous apprécions. Il y a toujours des solutions. Les gens s’adaptent. Pas besoin de rentrer dans un moule ou derrière des règlementations.

Le chant des oiseaux le matin 1
Le chant des oiseaux le matin 2

Chifundo s’occupe de trouver la moto qui nous emmène à Monkey Bay. «Hey Mimi ? Are you ready ? The driver wait of you ! ». Hou…ben voilà que je dois me dépêcher, en Afrique…Où va-t-on ? « Yes,  yes I’m coming »…Bien conscience que tout le monde a du temps ici et que personne ne va t’en vouloir si tu as du retard. Ce qui m’arrange bien.

Même Gibson, qui va nous emmener en bateau demain matin, m’a précisé ce matin : « I’m coming beatween 9 and 10 am, to pick you up !». C’est pour dire l’exactitude du rendez-vous…

Nous voilà sur la moto tous les trois. Le conducteur a un regard de Clarence, le lion des épisodes de Daktari, il louche.

ECOUTEZ le son de la moto, glissant vers Monkey bay :

En route vers Monkey Bay , en moto

L’air doux du matin caresse nos visages. Quel bon choix cette moto. Nous croisons les mini-bus-taxis. Les gens sont confinés, sous le soleil déjà brûlant de cette belle matinée.

Nous arrivons à Monkey Bay, quelques vingtaines de minutes à peine. Nous trouvons le distributeur le plus proche. Ce dernier est hors service. Nous en profitons pour traverser la ville de Monkey Bay, à pieds. Sur la route nous croisons des femmes habillées d’un foulard et haut blancs et d’une jupe noire. Suivant l’appartenance à telle ou telle église et communauté religieuse, la couleur change. Tantôt rouge, blanche ou bleue. Nous discutons avec ces femmes, le temps de marcher dans la même direction, une dizaine de minutes. Elles me supplient de venir les voir à l’église, le lendemain matin, dimanche. « Oh sorry, it’s not possible ! We have a board cruise, tomorow » je réponds. Elle est déçue. « May be ! Next Sunday » je rajoute, pour la rassurer.

Le deuxième distributeur marche mais qu’avec une carte Visa. Ouf, nous avions prévu d’être équipés des deux. Expérience malheureuse au Mali. Arrivés là bas en 2010, nous avions constatés qu’ils n’acceptaient que les cartes Mastercard. Maman nous a sauvé grâce à Western Union en nous faisant un virement. Merci Maman !

J’en profite pour aller voir le tailleur du coin. Ils sont deux. Je leur demande des chutes de tissus pour les « Ladies » du Shop de Recycling de Cap Maclear, pour démarrer leurs réalisations de Patchwork. L’accueil est chaleureux et ils sont d’accord pour mettre de côté des morceaux de tissus qu’elles seront en charge de récupérer une fois par mois. « Super, Thank you so much ! ». Bon ça m’a l’air plus simple que ce que je pensais. Va falloir trouver LA personne qui passera tous les mois et faire la tournée des tailleurs à Cap Maclear. Je ne parle pas de couturières car se sont essentiellement les hommes qui cousent ici.

Le retour en moto se passe d’une manière très agréable également. Je suis moins crispée. Stéphane trouve ça très chouette aussi !

Le marché de Chembe du samedi : vêtements, vaisselle, chaussures,…

Nous sommes samedi. Jour du grand marché dans le village de Cap Maclear. Les femmes du Shop Recycling y vont pour acheter leur T-shirt d’occasion,  matière première pour leurs créations (tapis, sous plats).

Passage dans le centre de Chembe pour les courses

J’en profite pour m’arrêter chez les tailleurs que je croise sur notre route, tout en allant vers le marché. Il faut s’armer de patience et d’arguments. Dans un premier temps, les couturiers veulent tous me revendre leurs chutes de petits morceaux de tissus. « Ca n’est pas pour moi, mais pour les femmes du Recycling shop ! ». La négociation est difficile. Thoko, employée du Warm Heart Adventures & Lodge, m’accompagne et traduit mes propos de l’anglais au Chichewa (même langue qu’en Zambie) m’explique que tout le monde veut gagner quelque chose. Soudain me vient une idée. « Je vais leur montrer quelque chose ». Je sors une petite pochette-sac de mon sac en bandoulière et leur montrent ce qui pourrait se vendre ici. Un sac pour ses courses, pliable, lavable et tout petit ! « Soyez à l’avant garde et surtout, donnons l’envie aux Malawites de se passer des sacs en plastiques. Depuis la Zambie et maintenant le Malawi, les déchets stagnent sur les bords de route, en bordures des villages, au fond des lacs.  Cette idée me tient à cœur, mais parfois j’ai l’impression qu’il s’agit d’une goutte d’eau dans un océan. Et pourtant,….Ma proposition plaît. Parfois je repars avec la promesse d’un sac de tissus préparé pour mon prochain passage. Ne rien lâcher. Je me demande en même temps si Greenesse et Ena ou Marie, les femmes du Shop Recycling, en ont fait de même ? Je veux bien amorcer la pompe…A elles de prendre le relais et continuer pour pouvoir réaliser leur réalisations en patchwork.

18 août 2019.

Aujourd’hui c’est dimanche. Journée off. Nous nous autorisons une sortie en bateau avec Gibson et son collègue. Snorkeling, baignade, poisson grillé à déguster sur la plage,…La journée s’annonce « beautifull ». Marjorie et Mathieu, rencontrés sur la plage et avec qui nous avons fait connaissance quelques jours précédents, nous accompagnent. Mathieu est de Strasbourg (Bischheim) et Marjorie de Lyon. «  Oh ma sœur Anita habite à Schiltigheim ! ». Le monde est petit. Marjorie et Mathieu terminent leurs deux mois de voyage de noce au Malawi, après la Namibie et le Botswana. Ils sont trop mignons tous les deux et de compagnie très agréable. Drôles et sympas. Ils ont l’âge de nos enfants !!!

Parcourir le lac, plutôt paisible, provoque une sensation de quiétude. Le temps s’arrête. Plus rien n’est vraiment important. Après le snorkling et pendant notre baignade, Gibson prépare le repas. Poisson grillé, le Kampango, riz et petits légumes.

ECOUTEZ Gibson, nous expliquer comment il prépare notre lunch sur la plage 1:

Gibson prépare le lunch 1

ECOUTEZ Gibson, nous expliquer comment il prépare notre lunch sur la plage 2:

Gibson prépare le lunch, le Kampango 2

Les jours se passent et le ryhtme est pris. Petite balade dans le village ou sur la plage, matin et soir. Stéphane part souvent seul, fait quelques tours supplémentaires. Les habitants du village commencent à nous repérer. Des « Hi Stéphane ! « , « Hi Mimi ! résonnent à notre passage. Mais c’est surtout Stéphane qui commence à être bien connu dans le village. Il joue avec les enfants, discutent avec tout le monde très facilement.

Moi, je pars voir mes copines du Recycling Shop, Grinness, Ena et Marie, pour échanger sur les dernières avancées (tissus, techniques,…). Je suis plutôt satisfaite car elles ont fait des démarches pour trouver des chutes de tissus ou d’autres pièces pour réaliser leurs nouvelles créations, élargies par des échanges de techniques nouvelles. 

Nous retrouvons de temps en temps Mathieu et Marjorie pour un petit moment de causette, le temps d’une bière ou autour d’un repas. Ils reprendront la route, ou plutôt l’avion vers Johannesburg et nous vers le Mozambique. D’ailleurs nous n’allons pas trop nous éterniser sur la route car de nouvelles manifestions et blocages d’aéroport et des frontières sont prévus à partir de lundi 26 août, pour une durée indéterminée.

Cette après midi, nous avons passé un très bon moment avec Kay et son équipe : Flora, Thoko, Ruth, Achine, Chifundo, Philipp, Stevy et Jefferson. J’avais proposé à Kay, en début de semaine, de préparer des crêpes pour un repas commun avec son staff. Thoko nous a même rejoint pour le déjeuner alors qu’elle était en « off » (jour de congé). Ruth et Achine ont préparé des Nshimas (purée de farine de maïs), avec une sauce appelée « Chamwamba » à base de Moringa (plante médicinale aux nombreuses vertus), tomates, cacahouètes écrasées. L’ambiance était bon enfant. Nous avons bien discuté des traditions, habitudes des uns et des autres. Echanges d’un monde à l ‘autre.

Charmante Thoko, tu vas me manquer !

Dernière soirée avec Marjorie et Mathieu pour un dîner, puis un aurevoir au petit matin, à leur Lodge.

Nous partirons demain matin, assez tôt pour nous rapprocher de la frontière du Mozambique. Je quitte les copines du Recycling Shop, puis toute l’équipe du Warm Heart Adventures & Lodge. Petits pincements au cœur.

Pendant ces 9 jours passés là, au cœur du village de Chembe, nous ressentons l’importance, pour nous, de rester quelques jours dans un même lieu, pour s’imprégner d’une culture, autoriser les rencontres, côtoyer le quotidien des gens, essayer de frôler et comprendre ce qu’est leur vie…

La route est reprise. Nous longeons le lac Malombe, puis direction Liwonde, Zomba (plateau de Zomba à + de 2080m), Blantyre. Le ciel est voilé de nuages gris. Des mosquées apparaissent, toutes les unes plus belles que les autres. Le paysage devient plus vert et les montagnes plantent leur décor. Les cases laissent place aux maisons en briques rouges. L’air est plus frais. La route est bitumée. Toujours plus de monde à marcher sur les côtés, en vélo, chargés, à pieds, chargés,…Les malawites marchent à l’infini. Nous apercevons bientôt le Mont Mulanje, appelé aussi « l’île dans le ciel », découvrons les immenses champs de plantations de thé (le Malawi est un des 1ers exportateurs de thé au monde). Le paysage, déjà plus doux, la végétation plus luxuriante nous laisserait presque croire que nous sommes en Asie.

Nous passons la nuit dans l’Africa Wild Truck, chez Francesca & Stefano, un lodge & camping au milieu des champs de plantation de thé, entouré de montagnes.

Il n’y a plus qu’à se poser là pour une nuit avant de découvrir un autre monde, après le franchissement de la frontière du Mozambique, à 7 km de là.

6 réflexions sur “Malawi, coeur chaud de l’Afrique

  1. salut Mimi et ton complice,
    c’est Richard le copain Caennais, et pas encore canné, de Philippe.
    Je regarde avec passion tous tes articles; merci de faire voyager aussi loin et aussi profondément ceux qui n’ont pas eu le courage de le faire…
    Le Malawi me cause à propos du lac du même nom: j’ai eu dans mes loisirs une période d’aquariophilie intense (jusqu’à 60 aquariums à la maison). J’ai fait beaucoup d’élevage et une de mes espèces préférées a été le cichlidé zèbre appelé aussi éleveur buccal africain provenant des lacs Malawi et Tanganyika. une fois pondus et fécondés les œufs sont pris en bouche par la femelle jusqu’à éclosion; ensuite, elle recrache les petits bien vivants qui font environ 1,5 cm et qui retournent se réfugier dans la bouche à la moindre alerte. C’es une belle histoire écrite par des animaux et les hommes devraient en écrire plus des comme ça plutôt que des guerres…
    Encore bravo pour votre superbe aventure, bon vent à vous et à un jour j’espère!
    Bises à vous,
    Richard

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    1. Hello Richard ! Merci pour ce complément sur la vie des cichlidés zèbres, très intéressant ! Belle histoire ! J’espère que vous arrivez toujours à vous retrouver avec Filou pour vos aventures de pêche… des bises

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  2. Bonjour vous deux, merci encore et toujours pour ce voyage par correspondance. Ici après 2 mois intense en visite de la famille et des amis, la maison est redevenue bien silencieuse. Prochaine fête les 50 ans de Virginie en Bretagne. Je vais reprendre mon rythme normal, mais profiter encore du jardin et de la plage le temps étant bien beau. Quand pensez vous revenir?
    Je découvre avec plaisir l’ Afrique dont on entend pas vraiment parler. Je ne connais que la Tunisie et le Maroc 3 voyages pour l’ un 2 voyage pour l’autre. Puis le Sénégal où j’ ai un peu vadrouillé . Aussi je suis passionnément vos pérégrinations très instructives. Je vous dis à la prochaine et vous envoie une grande union de pensée, agrémentée de bises vendéennes.

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    1. Bonjour Claudie,
      Merci pour les pensées et bises vendéennes. Pour le retour, pour l’instant pas d’idées précises puisque cela dépend de plein de critères, entre autres le budget. L’envie de découvrir d’autres lieux, la vie de nomades avec Fendi est toujours présente. Des bises du Mozambique

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  3. Merci pour les news les copains.

    De notre côté quoi de neuf ! les vacances des aoûtiens se terminent. Déjà un bon nombre sont rentrés mais le plus gros à revenir ce sera pour les derniers jours de cette semaine. La rentrée des classes est la semaine prochaine. Une triste nouvelle concernant la forêt amazonienne. Le nombre de départ de feux s’est multiplié et le gouvernement brésilien n’a pas bougé le petit doigt, avant que certains politiques commence à critiquer sa position attentiste, dont Macron. Trump campe sur sa stupide position que le réchauffement de la planète n’est qu’utopie et soutient indirectement le brésil. Une belle manière de défricher à moindre frais cette forêt et de revendre ensuite du matériel agricole et leurs satanés semences. Les feux touchent une asse énorme de cette fôret. Ces prises de position ont valu un clash au début du G7, qui a eu lieu ce week-end à Biarritz. Mais comme d’habitude une pseudo entente . cordiale en fin de G7.

    En Italie, les pourparlers s’intensifient entre le Parti démocrate et le M5S pour former un nouveau gouvernement.

    Explosion dans le Grand Nord : la Russie dévoile la nature de la pollution radioactive
    L’accident, dû selon les autorités aux tests de « nouveaux armements », a causé la mort le 8 août de cinq employés de l’agence nucléaire russe Rosatom. L’accident, serait dû selon les autorités aux tests de « nouveaux armements ». Ces spécialistes fournissaient de l’ingénierie et du support technique pour « la source d’énergie isotopique » du moteur du missile à l’origine de l’explosion. Au moins trois autres personnes ont été blessées, victimes de brûlures.Des isotopes radioactifs de strontium, de baryum et de lanthane. Voilà ce que contenaient les échantillons prélevés dans la ville de Severodvinsk, dans le Grand Nord de la Russie, quelques jours après cette explosion dans une base militaire voisine. Selon un spécialiste cité par l’agence de presse russe Ria Novosti, ces isotopes sont le produit d’une fission nucléaire.

    A Hongkong, la violence monte d’un cran alors que Carrie Lam (femme chef de l’éxecutif de Hong Kong) rechigne au compromis.
    Un policier a tiré au moins une fois avec son arme à feu, hier, sans faire de victime. Un signe d’escalade dans cette crise qui dure depuis trois mois. Un premier coup de feu tiré en l’air par la police et le premier déploiement de véhicules portant des canons à eau, dimanche 25 août soir dans un quartier populaire des nouveaux territoires de Hongkong. Ce douzième week-end de protestation a marqué une nouvelle étape dans l’escalade de la violence, entre des petits groupes de manifestants radicaux, de plus en plus équipés, et les « Raptors », la brigade d’élite de la police de Hongkong. La chef de l’exécutif, Carrie Lam a par ailleurs reçu, samedi matin, une vingtaine de poids lourds de la vie politique qui l’ont encouragée à accepter certaines revendications des manifestants afin d’enclencher une sortie de crise.

    Zimbabwe
    Il serait difficile de considérer la modeste manifestation du syndicat des enseignants ruraux devant le ministère des finances vendredi 23 août, à Harare, comme le premier pas vers une insurrection généralisée au Zimbabwe. Certes, les représentants de l’Artuz (Union des syndicats d’enseignants ruraux) avaient, pour appuyer la portée symbolique de leurs revendications salariales, fabriqué et exhibé un petit cercueil censé représenter la mort clinique de leurs conditions de vie, le tout appuyé par le slogan « payez pour l’enterrement ».

    Enlèvements, torture, arrestations : répression par anticipation au Zimbabwe
    Des opposants, qui envisagent de dénoncer la dégradation de l’économie, sont torturés avant même l’organisation de manifestations.Ce trait d’humour presque héroïque, vu le contexte d’effondrement économique du pays (il devient de plus en plus difficile de se rendre au travail pour ceux qui ont un emploi, faute de pouvoir payer le coût du transport avec leur salaire), n’a pas dissuadé les autorités d’ordonner la dispersion musclée du regroupement et l’arrestation de dix de ses participants. Parmi eux : Douglas Coltart, leur avocat, un militant zimbabwéen qui est aussi le fils de David Coltart, sénateur et trésorier général du MDC (Mouvement pour le changement démocratique), la principale formation d’opposition du pays. Le groupe a été relâché après vingt-quatre heures de détention, en attendant les suites judiciaires de l’affaire, tandis que 128 personnes ont déjà été arrêtées à la suite d’une manifestation qui n’a pas eu lieu, celle du 16 août. Le secrétaire général chargé de l’organisation du MDC, Amos Chibaya, a été interpellé dans ce cadre, pour « ne pas avoir appelé publiquement à l’annulation de la manifestation ».
    Ce jour-là, le parti dirigé par Nelson Chamisa – dont David Coltart est un proche – avait espéré organiser le premier volet d’une série de mobilisations contre la dégradation accélérée de l’économie, en proie à un retour à l’hyperinflation – ce que dément le pouvoir, qui a interrompu la publication de chiffres à ce sujet –, à la récession et aux pénuries d’électricité, d’essence, d’eau et de médicaments.
    Le 16 août, le premier volet de cette série de manifestations, à Harare, avait été interdit seulement quelques heures avant sa tenue. Mais des mesures d’intimidation avaient commencé les jours précédents. Six opposants avaient été enlevés, et « gravement torturés » selon le Forum zimbabwéen des droits humains.
    Le cas de Samantha Kureya dite « Gonyeti », qui anime une émission satirique, a frappé les esprits : en février, elle avait déjà été arrêtée après s’être moquée gentiment de la police dans l’un de ses sketchs. Le 22 août, des hommes en uniforme, masqués, ont enfoncé sa porte, l’ont tirée de son lit en petite tenue et emmenée dans un endroit désert, avant de la battre, puis de l’abandonner nue au milieu de la nuit, après l’avoir contrainte à boire de l’eau d’égout.

    Lorsque Robert Mugabe, l’ex-président, était au pouvoir (1980-2017), il était de coutume que la violence s’abatte après une manifestation du MDC. Désormais la répression est préventive, et a même lieu hors de toute présence physique de sympathisants supposés dans la rue. En novembre 2017, Robert Mugabe a été renversé dans la liesse à la suite d’un coup d’Etat militaire, mené par des généraux avec l’appui d’anciens proches de son parti, la ZANU PF, dont celui qui allait lui succéder, Emmerson Mnangagwa. Pendant plusieurs mois, le nouveau président a porté les espoirs d’une renaissance du Zimbabwe, à la fois dans le domaine de l’économie et des libertés individuelles, aussi bien parmi les fidèles de la ZANU PF que de ceux de l’opposition.

    Manifestations interdites
    Il ne reste rien de ces attentes, alors que l’inflation atteint 500 % selon des experts indépendants et qu’une étrange monnaie électronique a été mise en place pour servir de devise nationale, en remplacement des dollars américains qui font défaut dans le pays. Le pouvoir a proposé, dimanche 25 août, une augmentation de 76 % des salaires de la fonction publique – dont les membres affirment qu’ils cesseront bientôt d’être en mesure de se rendre sur leur lieu de travail ; les responsables du syndicat de cette branche (Apex Council), ont aussitôt refusé, conscients que la proposition de réajustement est exprimée en monnaie zimbabwéenne, dont la valeur diminue rapidement. Le 16 août, le premier volet de cette série de manifestations, à Harare, avait été interdit seulement quelques heures avant sa tenue. Mais des mesures d’intimidation avaient commencé les jours précédents. Six opposants avaient été enlevés, et « gravement torturés » selon le Forum zimbabwéen des droits humains.
    Le cas de Samantha Kureya dite « Gonyeti », qui anime une émission satirique, a frappé les esprits : en février, elle avait déjà été arrêtée après s’être moquée gentiment de la police dans l’un de ses sketchs. Le 22 août, des hommes en uniforme, masqués, ont enfoncé sa porte, l’ont tirée de son lit en petite tenue et emmenée dans un endroit désert, avant de la battre, puis de l’abandonner nue au milieu de la nuit, après l’avoir contrainte à boire de l’eau d’égout.
    Lorsque Robert Mugabe, l’ex-président, était au pouvoir (1980-2017), il était de coutume que la violence s’abatte après une manifestation du MDC. Désormais la répression est préventive, et a même lieu hors de toute présence physique de sympathisants supposés dans la rue. En novembre 2017, Robert Mugabe a été renversé dans la liesse à la suite d’un coup d’Etat militaire, mené par des généraux avec l’appui d’anciens proches de son parti, la ZANU PF, dont celui qui allait lui succéder, Emmerson Mnangagwa. Pendant plusieurs mois, le nouveau président a porté les espoirs d’une renaissance du Zimbabwe, à la fois dans le domaine de l’économie et des libertés individuelles, aussi bien parmi les fidèles de la ZANU PF que de ceux de l’opposition.
    Manifestations interdites
    Il ne reste rien de ces attentes, alors que l’inflation atteint 500 % selon des experts indépendants et qu’une étrange monnaie électronique a été mise en place pour servir de devise nationale, en remplacement des dollars américains qui font défaut dans le pays. Le pouvoir a proposé, dimanche 25 août, une augmentation de 76 % des salaires de la fonction publique – dont les membres affirment qu’ils cesseront bientôt d’être en mesure de se rendre sur leur lieu de travail ; les responsables du syndicat de cette branche (Apex Council), ont aussitôt refusé, conscients que la proposition de réajustement est exprimée en monnaie zimbabwéenne, dont la valeur diminue rapidement. (source Le Monde mise à jour du lundi 26 Août 2019).

    Je mets ces nouvelles pour vous tenir au courant mais peut-être que vous préféreriez mieux ne rien savoir de tout cela et que les infos locales vous suffisent. Dans ce cas n’hésitez pas à envoyer aux pelotes ( pour être poli) l’emmerdeur auteur de ces news. Il n’est pas méchant, et même s’il voulait l’être il faudrait qu’il vous retrouve compte tenu des milliers de Km qui vous séparent.

    Allez, bonne route, à la prochaine, on bigophone et on se fait un barbeuc.
    Bisous à vous deux.

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    1. Hello Filou,
      Nous sommes bien loin des préoccupations françaises ou européennes, celles mondiales nous y sommes plus sensibles, surtout celles confrontées à l’environnement. Le décalage est grand entre discours des politiciens et réalité-terrain. Les déchets laissent un goût amer aux splendides paysages africains. Ne t’embête pas trop avec ce compte rendu qui doit en plus te prendre du temps.Et puis nous allons à l’essentiel car le réseau internet ne nous permet pas de passer du temps sur nos smartphones. La TV ça fait longtemps….l’accès est plutôt rare dans les endroits où les gens ont juste de quoi manger.
      J’aime bien lorsque tu réagis à chaque article. Des bises du Mozambique

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