Pourquoi attendre sa retraite pour réaliser ses rêves ?

Le temps est à la reflexion

Actuellement au Mozambique, à Vilankulo et en panne ! Je profite de cette pause pour vous livrer ce témoignage. Cet article a été diffusé sur Linkedin et Facebook.
J’attends vos réactions, questions, témoignages,…

Lors d’un de mes ateliers d’animation sur les 10 expériences/réalisations à vivre d’ici 3 ans*, j’entendais souvent : « Oui, mais ça, je le ferai à ma retraite,… ».

Je me demandais parfois : « Pourquoi attendre un futur incontrôlable ? ».

J’ai pris l’option de vivre mon rêve au présent : faire le tour du monde.

Ce qui suit est mon témoignage, un partage d’expérience, et non une vérité.

Juin 19 : Tropique du Capricorne, en Namibie

Témoignage

Cela fait maintenant 8 mois que j’ai quitté la France, avec mon compagnon Stéphane, en 4X4, pour explorer les routes et pistes du monde, en commençant par l’Afrique. Un rêve de jeune fille. Vivre en nomade, se sentir libre, se connecter avec la nature, rencontrer et apprendre d’autres cultures, observer les animaux sauvages (surtout les éléphants), découvrir des paysages avec des « Waouh !!! », goûter à d’autres saveurs, être à l’écoute des sons, musiques, bruits d’ailleurs….A la découverte d’une partie de ce vaste monde pour me centrer sur mon essentiel.

Juillet 19 : Chobe River, au Botswana

Pourquoi maintenant ?

A mon compte depuis 20, en tant que Formatrice, j’avais ressenti le besoin d’un break professionnel, pour me renouveler, prendre du recul, m’autoriser un tremplin pour un nouvel avenir professionnel enrichi par cette aventure.

Par ailleurs, je me disais que j’étais encore en bonne santé, avec suffisamment d’énergie et une condition physique acceptable pour voyager en mode nomade (à l’extérieur, dans Land Rover Defender 110 aménagé, environ 6m2).
Sans petits enfants, cela me semblait plus facile. Pour nos enfants ? Nous avions suffisamment confiance en eux, dans leur capacité à avancer sur le chemin de l’autonomie et à rebondir en cas de difficultés. Nos parents continuent de vieillir, avec ou sans nous*. Avec les réseaux sociaux, les moyens de communication comme WhatsApp/Instagram ou via notre Blog, il est facile de rester présent, en lien. Et puis des amis, mon frère, partis trop tôt (maladies, accidents,…), m’ont conforté dans l’idée que ce rêve à vivre, c’était maintenant, et non à la retraite (c’est ma vérité).
*Merci à ma grande soeur Anita pour sa présence auprès de ma maman.

Comment je m’y suis prise ?

Bien sûr cela demande un peu d’organisation, côté professionnel, pour assurer le départ.

Il a fallu tout d’abord prévenir ses clients et finir les missions pour lesquelles je m’étais engagée. Leur proposer un réseau de collègues, en qui j’avais entière confiance, pour assurer une suite éventuelle des actions de formation et de suivi.  Contacter les administrations et instances diverses (Impôts, Cipav, Urssaf, assurances, banques,…).

Côté personnel : prévenir la famille, les amis, vider la maison louée, vendre voitures, meubles, garde-robe et électro-ménager,…c’est la partie qui m’a coûté le plus d’énergie. Que d’objets accumulés sans réelle nécessité. Je me suis sentie tout d’abord honteuse, puis libérée.

Côté voyage : trouver le véhicule adapté, choisir les pays que chacun souhaite découvrir, envisager différents itinéraires, faire les démarches administratives (Permis International, double passeport, …)établir un dossier de communication pour la recherche de Sponsors, …Encore aujourd’hui, je laisse toujours une grande part à l’inconnu, pour mieux me laisser surprendre.

A 8 mois de voyage en Afrique, quels sont mes ressentis aujourd’hui ?

La famille ou les amis me demandent parfois : « Tu as toujours l’envie de voyager comme tu le fais ? », «  As-tu parfois le cafard et l’envie de rentrer ? »,…Je réponds encore aujourd’hui : « j’aime cette façon de voyager en nomade et j’aimerais que ça dure le plus longtemps possible….Je sais qu’un jour il me faudra rentrer et là je serai contente de retrouver ma famille, mes amis. Mais pour l’instant je croque la vie et les jours à pleines dents !!!! ». Chaque journée vécue me rend plus riche et plus comblée.

Au kalahari

Ce que ce voyage m’a déjà, ou continu, de m’apporter ?

  • prendre du plaisir à partager nos aventures via les articles du blog que j’ai créé pendant le voyage : www.baroudeursdesens.com ou Instagram/Facebook : @baroudeursdesens #baroudeursdesens
  • sortir de ma zone de confort, être confrontée à mes limites, devoir les dépasser ou accepter
  • prendre du recul sur les évènements, les situations rencontrées,…
  • modéliser sur « comment font les autres ? », apprendre des autres sur leur façon de vivre, de cuisiner, de s’occuper des enfants, du fonctionnement des écoles, découvrir des métiers,…
  • observer et écouter, les autres, les animaux, la nature,…
  • me mettre en mode « silence », parfois la route est longue (bruit du Defender impose le silence, ou Stéphane souhaite être au calme)
  • m’adapter : changer de plan, trouver d’autres solutions, s’il le faut.
  • me dépasser, dépasser mes peurs ou les accepter
  • prendre des risques, gérer des situations difficiles dans un contexte culturel différent (passages en douane avec les « Fixeurs », tentatives de corruption, les « casse-couilles » vendeurs en tout genre et très collants, les pannes de voiture, le shipping qui dure,…)
  • communiquer avec l’autre alors que je ne parle pas sa langue
  • lâcher-prise, ignorer, laisser dire et faire
  • me passer de plein d’objets complètement inutiles…et tant de choses encore

– …..

Et puis, j’ai découvert que le mouvement créait de l’énergie. Une dynamique se met en marche avec la découverte, la nouveauté, l’ailleurs. Cette énergie est porteuse, éveille les sens, et donne d’autres envies…le rêve n’est plus un concept qui nourrit l’esprit, mais devient réalité par la décision prise et les actions en découlant. J’entends parfois mon cœur battre si vite qu’il m’arrive de ressentir une forme d’allégresse

Si l’envie est là, tout est possible ou presque. En tout cas, c‘est ma croyance.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Quels sont vos rêves ? Quels sont ceux que vous vous êtes déjà autorisés ? Quels sont ceux que vous pourriez vous autoriser ? 

Petit exercice :

*Etablissez une liste de vos envies. Quelles sont les 10 expériences ou réalisations que vous aimeriez vivre d’ici 3 ans. Ensuite, classez-les par ordre de priorité. Par lequel allez-vous commencer ?

10 réflexions sur “Pourquoi attendre sa retraite pour réaliser ses rêves ?

  1. C’est un plaisir Mimi de te lire, de voir tes photos et reportages sonores. La spécialiste de la communication, que tu es, le fait très bien. On a l’impression d’être pour un instant avec vous, dans Fendi qui a parfois le cœur lourd et saigne mais continue à jouer son rôle de passeur, dans une pièce où les machines à coudre ronronnent, d’entendre les animaux venant s’abreuver la nuit. Ton plaisir à transmettre que ce soit la couture ou la cuisine dont on a eu la chance d’apprécier la qualité. On en a plein les yeux avec ces photos et vidéos. Oui c’est un peu comme si le temps d’une lecture plus rien nous entoure, on entrouvre un rideau qui nous projette en Afrique et rien d’autre existe Du moins c’est comme cela que je le vis.
    J’ai apprécié ton résumé de ce que cette entreprise est et a nécessité de démarches de tous ordres pour qu’elle puisse se réaliser.
    J’aime le côté silencieux de Stéphane dans ce blog mais pas pour autant absent loin de là ( et d’ici d’ailleurs). Comme toi Mimi Il semble absorber, à sa manière, ce qu’il voit, entend et qu’il vit et le savourer.
    Quand j’ouvre la page de votre blog, je ne peux pas m’empêcher de penser que ce que vous vivez c’est un peu l’histoire du Petit Prince de Saint Exupéry.

    « – Bonjour, dit le renard.
    – Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
    – Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
    – Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…
    – Je suis un renard, dit le renard.
    – Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
    – Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
    – Ah! pardon, fit le petit prince. Mais, après réflexion, il ajouta : · Qu’est-ce que signifie  » apprivoiser  » ?
    · Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu?
    · Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est ce que signifie  » apprivoiser  » ?
    – Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
    – Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie  » apprivoiser  » ?
    – C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie  » créer des liens…  »
    – Créer des liens ?
    – Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi , qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
    – Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…
    – C’est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses…
    – Oh! ce n’est pas sur la Terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué :
    – Sur une autre planète ?
    – Oui.
    – Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
    – Non.
    – Ça, c’est intéressant! Et des poules ?
    – Non.
    – Rien n’est parfait, soupira le renard. »

    Voilà, j’ai dit ce que je pense sans me cacher avec cette sensibilité que vous me connaissez et à laquelle Mimi aime ajouter un adjectif qui est un argument que je considère comme étant en faveur de l’égalité des sexes.

    Mon rêve de retraiter profiter de la vie comme elle vient à la manière de Jacques Brel.

    Rêver un impossible rêve
    Porter le chagrin des départs
    Brûler d’une possible fièvre
    Partir où personne ne part

    Aimer jusqu’à la déchirure
    Aimer, même trop, même mal,
    Tenter, sans force et sans armure,
    D’atteindre l’inaccessible étoile

    Telle est ma quête,
    Suivre l’étoile
    Peu m’importent mes chances
    Peu m’importe le temps
    Ou ma désespérance
    Et puis lutter toujours
    Sans questions ni repos
    Se damner
    Pour l’or d’un mot d’amour
    Je ne sais si je serai ce héros
    Mais mon cœur serait tranquille
    Et les villes s’éclabousseraient de bleu
    Parce qu’un malheureux

    Brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé
    Brûle encore, même trop, même mal
    Pour atteindre à s’en écarteler
    Pour atteindre l’inaccessible étoile

    Bisous à vous deux, bonne route et continuez à nous faire rêver. Car comme le dit Julos Beaucarne:  » Au pays du rêve, nul n’est interdit de séjour »

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    1. Hello Filou, ravie d’avoir à nouveau un message de toi. C’est une belle histoire, celle du Petit Prince et quelle belle référence à Jacques Brel ! La recherche de l’instant précieux et précis, le goût de la beauté, capté à travers ton oeil de photographe talentueux, tes sentiments exprimés…trahissent cette sensibilité dite « féminine » bien vivante en toi.
      Oui pour Stéphane, il apprécie l’aventure que nous vivons au quotidien, par sa pensée, parfois dans ses mots, mais reste plus pudique.
      Pour moi : à quoi sert le bonheur, s’il n’est pas partagé ? Mais mon désir est aussi de faire en sorte que celui qui lit, s’y croit.
      Je pense souvent à toi et à tes belles photos de #phildujour sur Instagram ou Philippe Jourdon (Facebook), comme tu te régalerai ici.
      Des bisous et à très vite

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  2. Gravouille Bernakdette

    J’ai tardé à répondre à ton témoignage mais je te remercie de nous partager ton expérience et tes émotions si simplement. J’ai beaucoup repensé à tes écritures. Je partage tes impressions et c’est génial de pouvoir vivre ce que tu vis actuellement. Profitez en…l
    Je viens de vivre un petit rêve et je partage complètement quand tu nous dis que le mouvement est énergisant…
    Nous sommes partis le 13 sept en vélo itinérant de Machecoul jusqu’à la frontière espagnole. Puis avons pris le train jusqu’en Galice et celà fait 2 semaines que nous longeons cette belle côte espanole en découvrant les petits villages de pêcheurs,puis l’intérieur sur des petites routes de montagne.Certaines étapes difficiles mais qui nous ont permis de nous dominer aussi.Vraiment tous les jours,j’ai bien conscience d’avoir la chance de pouvoir vivre celà et ça donne des ailes pour avoir d’autres projets.C’est ce que me permet ce début de retraite.
    Bonne chance pour votre aventure et c’est toujours un plaisir de vous lire.
    Bernadette de Machecoul

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  3. Frank

    Hallo Mireille ,

    J`ai lu très attentivement ton article.
    Je pense que tout est une question de la nature personnel.
    il y a des gens qui vivent dans leur monde exterieur, les autres plutot intérieur et en sécurité..
    Finalement chaqun a des moyens de faire ses voyages – dans l`univers imaginaire…

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