Amazonie, le carnaval des sons

L’Amazonie. Nous en avons rêvé et nous y sommes allés. Il fallait la jouer serré avec notre budget. Mais impossible pour nous de quitter le Brésil sans avoir mis les pieds dans la plus vaste forêt tropicale du monde*. Quitte à laisser tomber la visite des magnifiques Chutes d’Iguazù, l’Amazonie était notre priorité.

Le budget, seule raison, nous freinait. Le temps ? Nous l’avons, puisque nous récupérons Fendi, notre 4×4, à Montevideo en Uruguay, que le 17 décembre.
Mais voilà, comment nous y rendre ? Il faut absolument passer par un guide, une agence ce qui n’est pas trop notre truc. Suivre le groupe, même petit, visiter des lieux qui ne nous intéressent pas forcément,…sans pouvoir s’en extraire. Pas vraiment notre tasse de thé**.

21 novembre 2019.
Nous quittons Salvador de Bahia pour Fortaleza (1h30 de trajet), puis pour Manaus (3h30 de trajet).

SEJOUR EN AMAZONIE : 5 jours/ 4 nuits dont 2 en hamac dans la jungle.
J1-Le Départ de Manaus vers l’aventure amazonienne.

Le chauffeur de l’agence Amazon Green Tour nous récupère à l’hôtel Farol de Barra (très bien/108 reals =23 euros/nuit) et nous amène à l’agence Amazon Green Tours. Deux autres couples se joignent à nous pour une partie du séjour : Marie et Konstantinos, grecs (2 jours) et Mia et Steven, chinois vivant aux USA (3 jours). Nous avions choisi le forfait Babaçu (5 jours/4 nuits-cf bas de l’art. pour les tarifs)

Nous commençons par une visite du marché locale, près du Ceasa Port. Poissons frais énormes et salés, pour la conservation. Nous sommes accompagnés de notre guide Arturo, parlant l’anglais. Visite guidée des plantes médicinales et des étales de poisson.
Nous goutons du Cachaça Jumbu avec son effet anesthésiant dans la bouche, découvrons les plantes anti-malaria, digestif, énergétique,…tout y passe.

Nous prenons le bateau pour une balade sur le Rio Negro. Puis nous arrêtons au point de rencontre entre le Rio Négro et Solimoes pour former le fleuve Amazone. Les deux rivières ne se mélangent pas. La différence de couleurs est frappante. L’écart de température et de densité empêche les deux rivières de se mélanger. La profondeur du Rio Négro peut atteindre 930 m.

Plus loin nous tentons de pêcher des Piranhas. Marie en pêchera 3, Mia 1 et moi le premier. Bravo les filles ! Les garçons aucun.

Un peu plus loin, nous tentons de pêcher des Pirarucu dans une ferme d’élevage, à Xiborena.
Ces poissons sont des monstres pouvant atteindre 200 kg et vivant jusqu’à 25 ans pour certains. Leur force est impressionnante. Il faut tenir la ligne fermement pour ne pas se faire absorber vers le bassin. Moments de cris et de rigolades.

Puis c’est la visite d’une famille d’indigènes de deuxième génération, du nom de Caboclo. Un peu trop touristique à notre goût. Ce sont les inconvénients du tourisme de masse. Les  danseurs et danseuses indigènes ont revêtus leurs habits traditionnels, même les enfants participent. Les chants et danses se succèdent. Les selfies marchent à tire-larigot. « Ces indigènes sont venus de Colombie début du 20ème siècle », nous explique Arturo, notre guide. Ca sent un peu la mise en scène. Pas d’accès à leur véritable village. Mais passons.

Autre activité touristique dans le secteur : possibilité de nager avec les dauphins roses. Mia & Steven s’y lancent. Nous les observons, un peu effrayés par les groupes qui défilent. Je pense aux dauphins. Pauvres bêtes prises en otage. Le cirque marin. Nous n’aimons pas ça.
Puis c’est l’heure du déjeuner, un grand restaurant, avec buffet illimité, en bord du Rio Négro. Promenade digestive vers la passerelle en bois menant vers un des plus vieux arbres d’Amazonie, le Samauma.

Puis nous reprenons le bateau direction Careiro, petit village où un petit combi Volkswagen, comme celui de Filou, nous attend pour un trajet d’une heure trente, vers un autre village Furo do Tucunaré. De là nous reprendrons un bateau à moteur durant une vingtaine de minutes. Nous arrivons enfin au Lodge d’Amazon Green Tours, au milieu de la jungle, le long de la rivière Mutuca River. Nous sommes à environ 140 km de Manaus.

Chaque couple s’installe dans sa cabane en bois à l’installation sommaire. Un lit, une table, un petit balcon avec vue sur la rivière, une douche, des toilettes, pas de chaise.

1ère marche nocturne dans la forêt amazonienne
Tarentule

Après le dîner servi dans le grand réfectoire, Arturo nous propose une sortie nocturne d’une heure à la chasse aux insectes. Il repère une tarentule, araignées, …, au loin nous entendons les singes hurleurs. Impressionnant ! Comme un grondement avant la tempête. Au retour de toutes petites fourmis qui finissent par nous bouffer les jambes, malgré nos vêtements longs. L’effet picotement intense est présent quelques heures.

J2-A la découverte de la végétation de la forêt amazonienne.

Levée à 5h30 pour admirer le levé du soleil sur la tour-mirador en bois, construite pour cela. Mais le temps est couvert. Nous ne verrons que quelques rayons de soleil. Laura, un Ara rouge, le perroquet de la maison, fait l’attraction. « Elle n’aime pas les femmes, spécialement les françaises » précise Arturo, notre guide. Visiblement Laura n’aime pas non plus les chinoises, puisqu’il vient de pincer Mia à la cheville, avec son bec crochu.

Un petit déjeuner copieux est pris. Nous découvrons les patates violettes et les papayes en conserve. « Cela me rappelle la période de Noël » s’épanche Arturo. « Voyons si elles sont aussi bonnes que celles de ma grand mère » rajoute t-il, en les goûtant. « Oui presque aussi bonnes !!! » lance t-il nostalgique.

1ère sortie dans la forêt amazonienne, de jour
1ère balade dans la forêt amazonienne, de jour, avec voix

Puis une balade de trois heures est organisée dans la jungle environnante pour la reconnaissance des plantes, arbres, insectes et leurs nombreuses vertus. Deux autres guides, Alex et José, nous accompagnent et frayent un chemin avec leur machette,  là où la nature exubérante a pris le dessus. Nous apprenons également à faire des pièges pour les petits gibiers, faire des ficelles avec l’écorce de certains arbres. Nous jouons à nous balancer le long d’une branche-liane. Jane & Tarzan, on s’y croirait presque.
Nous sommes entourés de mille sons. Oiseaux, insectes, grillons, sauterelles, singes hurleurs,…

Oiseaux dans la Jungle 0

Je m’éloigne parfois du groupe, traîne un peu mais Arturo n’aime pas trop cela et se sent obligé de m’attendre. Grrr ! Nous observons de grosses fourmis sur les arbres, des crapauds, les arbres de toutes sortes, « Waterproof », les termites géantes, le Matamara, le Samaima

J3-Balade en pirogue sur la rivière de Mutuca.

Il est 5h20. Je me lève pour admirer le levé du soleil, cette fois-ci, avec un soleil plus affirmé. Stéphane préfère rester dans les bras de Morphée.

1ère sortie de jour, sur la rivière Mutuca

Puis Alex, notre deuxième guide, nous annonce une balade sur la rivière Mutuca de 4h.
Nous sommes toujours trois couples et deux guides. Konstantinos & Marie sont repartis la veille, mais Dylan & Cindy, voyageurs français partis pour 3 mois en Amérique du Sud,  se sont rajoutés au groupe. Steven & Mia sont toujours avec nous.
Tout le long du parcours, nous observons les bords de la rivière, les arbres, le ciel,…à la recherche de caïmans, d’oiseaux,…
La balade est longue. Seul le bruit du moteur, quelques oiseaux, comme les Martins-Pêcheurs, les aigles et insectes se font entendre. Le temps est agréable, parfois nuageux. Cette échappée inspire à la rêverie. Je pense à tout ce que j’ai encore envie d’entreprendre avant de quitter ce monde. Et que tout me semble possible. Le voyage donne cette formidable énergie de pouvoir dépasser ses limites et ses peurs.

De temps en temps, le bateau prend l’eau. Stéphane prends un sceau pour vider l’eau au fond de la cale.
Un caïman se précipite dans l’eau, discrètement à notre passage. Des papillons rouge, blanc, jaune, volent dans cette moiteur ambiante. Cela fait du bien. Deux heures que nous flottons sur l’eau et que nous n’avons croisés que deux petites barques. Des arbres morts jonchent les bords de la rivière. Les paysages sont des tableaux. Immuables. Dégradés de vert, de gris. Un ciel blanc, bleu, gris. Moment d’allégresse. Il n’y a rien à faire. Juste à être là, présent et admirer, observer, se laisser porter.

Le Samauma

Au bout de la rivière, la récompense. La barque est accostée à Samau. Puis, nous nous engageons sur un petit sentier qui mène vers un magnifique Samauma, symbole de l’arbre de vie pour les indigènes, vieux de plus de 500 ans. Encore plus grand, plus large, plus haut que celui vu la veille. « Cet arbre est très important pour les indigènes. Lieu de rencontres, de célébrations, de rituels » nous expliquera plus tard Simon, notre dernier guide. Il peut atteindre jusqu’à 90 m de hauteur et enfoncer ses racines jusqu’aux nappes phréatiques en y puisant l’eau pour les redistribuer à la surface, assurant ainsi un rôle central au niveau de l’écosystème de la forêt. Le Samauma se retrouve sur d’autres continents, sous d’autres noms (Asie, Afrique, Océanie, Australie). En Afrique il est plus connu sous le nom de « fromager », un arbre mythique comme le Baobab.
Le Samauma, témoin des civilisations, représente le lien entre le passé et le futur. Sa surexploitation, du fait de son bois léger, est dénoncée.
Les fourmis nous attaquent les pieds car nous sommes restés en tong. Mia & Steven sautillent pour leur échapper. Moi je me fais piquer.

Puis c’est le retour à la rame….Mais le ciel s’obscurcit et la pluie arrive. Nous prenons une bonne saucée !

J4 et J5 : Deux nuits dans un hamac, au milieu de la jungle amazonienne.  

Un petit sac est préparé le matin : une tenue de rechange, chaussures fermées, pantalons et haut à manches longues, de l’anti-moustique, une lampe de poche, un drap, et deux gourdes d’eau remplies. Tout le reste est superflu.
L’aventure devient déjà plus sérieuse avec ces deux journées au milieu de la jungle.
Simon et José vont être nos guides dans cette épopée. Simon , 24 ans, 1m65 environ et légèrement trapu, chevelure fournie, tête ronde, parle l’anglais, ce qui n’est pas le cas de José. Mais Simon est taiseux. Même si José est toujours souriant et tonique, ça n’est pas gagné pour l’ambiance ! Nous mesurons la chance que nous avons d’être en petit comité : nous deux et nos deux guides. Incroyable ! Nous n’en espérions pas tant !

L’arrivée à notre campement dans la jungle

Après une trentaine de minutes de bateau, nous atteignons notre point d’ancrage. Le bateau est amarré, déchargé. Hamacs, vivres, deux casseroles, sacs,… sont portés à quelques dizaines de minutes de là. Nous découvrons notre campement. Une grande bâche, pour nous protéger de la pluie et des insectes, est déjà installée. Reste à fixer les hamacs, puis les moustiquaires, spécialement conçues pour le hamac. Le feu est préparé. La popote est lancée. Riz et poulet grillé. Simon est silencieux. Il va chercher une branche, assez épaisse, pour accueillir le poulet à son extrémité, coupée en quatre. Puis Simon prépare, toujours en silence, quelques feuilles, maintenues par des épines, pour en faire des assiettes. De l’écorce est sculptée pour former des cuillères.

La jungle à la tombée de la nuit


Le repas est pris, debout. Le sol est humide. Seul un banc, conçu avec un tronc d’arbre, nous permet de poser nos fesses. Les deux hommes discutent entre eux, en portugais.
Nous sommes loin des braiiii sud-africains, ou des feux de fortune, où chacun s’assoit autour du feu, en conversant.

Puis Simon nous propose une petite balade nocturne. Papillons, insecte rhino, araignées et autres insectes sont trouvés.
Nous entendons les singes hurleurs au loin. Ils paraissent proches maisSimon nous dit qu’ils sont à plus de 500 m, voire 1km. C’est impressionnant ! La 1ère fois que je les ai entendu, cela peut faire peur. C’est comme un grondement avant l’orage, avec des variations dans l’intensité. Simon nous explique que les mâles hurlent et grognent pour marquer leur territoire, avant et après la pluie.

Puis c’est le retour au campement. Tout le monde est fatigué.

Le sommeil nous gagne rapidement. Les sons s’intensifient et restent présents. Je me réveille vers 3h du matin avec le grognement des singes hurleurs et je commence à m’habituer à leur présence. Risque t-il de venir ? « Non. Ils sont assez peureux, sentent la fumée du feu » nous rassure Simon plus tôt dans la soirée (bon mais là plus de feu à 3h du mat !). Stéphane dort profondément dans le hamac d’à côté. J’en profite pour faire un enregistrement et me rendort très vite. 

1ère nuit dans le hamac
Au milieu de la nuit, dans le hamac
Marche à travers la jungle

Le lendemain une autre balade à pied de 4h est organisée. Simon nous montre les plantes et arbres et leur utilité. Comme l’arbre avec ses grosses branches contenant de l’eau, d’autres pouvant servir de râpe, l’Abuta (dont les racines sentent le Vicks, pour déboucher le nez, soigner les rhumes), le Loromagayataya*, le Babazua (écorse à peler pour faire démarrer un feu), le Goava (pour soigner les problèmes de peau ou soigner les coupures), le Dragon Blood (pour soigner les anémies), le Shoestringpepper (pr l’inflammation de l’estomac), le Caferana, puis il ouvre une grosse coque longue tombée d’un arbre et en extrait un gros ver blanc, rappe l’écorce d’un arbre et prépare un petit feu pour faire griller le ver.

Stéphane va le manger. Beurk ! « Heum ça sent le poulet » dit-il. Moi je fais ma chochotte, « non merci ! ». Je veux bien me balancer aux branches, faire des sauts dans le vide, grimper sur des branches, dormir dans les hamacs entourée d’insectes rampant et de moustiques en tout genre….mais ça non. Et puis il y a des limites qui ne sont pas utiles d’être dépassées…hi ! hi ! hi ! Je dois dire « bravo Stéphane ».
*je ne suis pas très sûre de l’orthographe de tous ces noms que j’ai noté rapidement sur mon téléphone….

Retour au campement. La moiteur est toujours présente. Le repas est préparé. Du riz avec du Corned-Beef mélangé. Je ne peux m’empêcher de penser à ma sœur Anita qui déteste le Corned-beef. Mais quand on a faim on mange de tout. Puis Stéphane et moi partons pour la rivière pour nous laver. José nous accompagne.
Stéphane plonge, moi je fais une toilette rapide avec un petit sceau. Des caïmans et piranhas sont tout près…

Oiseaux dans la jungle 1

Sieste dans le hamac au retour. Il fait très chaud. Heureusement nous sommes à l’ombre. Le feuillage est tellement épais, malgré le printemps. Le sommeil est profond. Les rêves intenses. A croire que la jungle produit son effet calmant et reposant. Un calme intérieur se produit au bout de quelques heures. Les oreilles sont des capteurs sonores permanant. Le silence est impossible dans cet environnement qui grouille. C’est un véritable carnaval des sons. Pas de bouton switch off !

L’après midi, c’est reparti pour une balade en rivière et repérage de la vie sauvage. Avec moteur à l’aller, les rames au retour. Martins pêcheur, toucans, aigle martin, sont toujours visibles au loin.


Retour vers la fin d’après midi. A chaque repas le même rituel. José met de l’eau à chauffer pour le riz, Simon confectionne les cuillères(sculptées dans l’écorce d’un arbre et assiettes (en feuille). Oui, encore du riz !!! Et des sardines. Stéphane a le réflexe de dire « Non !!! » au moment où José ouvre la boite est veut jeter les sardines dans le riz pour un mixe digne d’une potée pour chien. Mais dans la jungle, se nourrir est une nécessité, le plaisir est secondaire.
Puis Simon nous propose une sortie en bateau pour regarder les étoiles et repérer des caïmans et autres animaux. Parfois une ombre se glisse dans l’eau à notre passage, des feuilles s’agitent, des branches craques. Oiseaux, singes, reptiles, insectes,…

La deuxième nuit dans le hamac est toute aussi bonne. Toujours les grognements des singes.

Dans la nuit, au loin le grognement des singes

Dernière balade

Feuille, amplificateur de sons

Le lendemain nous repartons en balade de deux heures à travers la jungle. Et là, juste avant le retour, Simon s’arrête net et crie «  Courrez ! Courrez ! » Stéphane est surpris et barre la route à Simon sur le chemin. Moi je vois la tête de Simon est je pars en vitesse sans me poser de question. Instinct de défense, la fuite. José court aussi mais moins et semble moins alarmé. Simon nous explique qu’il a failli marcher sur un serpent, d’un diamètre de 8 cm, de couleur noir et jaune (ventre)….Nous choisissons de faire un détour pour le retour. Que d’émotions !

A la fin du séjour Stéphane me confie qu’il aurait bien passé beaucoup plus de temps dans la jungle, mais en mode itinérance. D’un point à un autre, avec toutes les affaires sur le dos. En se nourrissant des fruits et végétaux.
Je crois que je l’aurais vraiment perdu là.

Sortie nocturne sur la rivière Mutuca, avec voix

J5. Le retour à Manaus.

Une dernière randonnée dans la jungle environnante. Puis nous quittons notre campement, pour regagner le Lodge d’Amazon Green Tours, après un dernier lunch. Reprenons la barque une vingtaine de minutes, puis le Van, pendant une heure et demie puis un petit bateau pendant 30 minutes pour arriver au port de Manaus où un chauffeur nous attend pour nous emmener à l’hôtel de Farol de Barra. Tout est parfait. Amazon Green Tours a assuré, nous devons le reconnaître.
Nous revenons d’une superbe expérience, des sons plein les oreilles et surtout cette impression toute particulière lorsqu’on est au milieu de la jungle, avec toute cette nature hostile, luxuriante, ces jeux de lumières en Kaléidoscope, mais si difficile à approcher. Pour ma part, je reviens avec le bonus d’une quinzaine de piqures de moustiques, malgré les protections, les produits répulsifs. Je finis par croire que le sang alsacien au goût de choucroute attire les petites bêtes.

POUR EN SAVOIR PLUS 

* LA FORET AMAZONIENNE s’étend sur 9 pays dont le Brésil en possède 63 %. Véritable poumon de la terre avec ses 13% d’arbres de la planète. 60 fois plus d’arbres « adultes » que d’humains. Forêt primaire menacée par la déforestation, les incendies à répétition pour défricher la terre sont devenues incontrôlables. Le président actuel, ancien militaire, Jair Bolsonaro (extrême droite), élu depuis janvier dernier, semble ignorer les mises en alerte internationales alors qu’à l’heure actuelle + de 10 000 km2 de forêt amazonienne sont partis en fumée. L’état de Rondônia, un des neufs états fédérés qui compose l’Amazonie brésilienne, a perdu plus de 40% de couverture végétale. Comment ne pas s’indigner !

Prochain article sur la ville Manaus

**LES OPTIONS POUR VISITER L’AMAZONIE
Pour vivre l’Amazonie de l’intérieur plusieurs solutions sont offertes. Séjourner dans un Lodge, de la plus simple cabane au Lodge de luxe. Camper dans la jungle. Faire une croisière sur le Rio Négro, le Solimoes et autres rivières. Rejoindre Bélem en bateau, en partant de Manaus, en dormant dans un hamac. Le voyage dure de 3 à 5 jours (entre 60 et 100 euros).

Notre choix s’est porté pour un mix de deux nuitées en Lodge rustique et deux nuitées dans la jungle, dans un hamac.
Après plusieurs devis et un peu de négociation nous finissons par choisir notre agence Amazon Green Tours, basée à Manaus. Les critiques sur internet étaient bonnes, les groupes de petite taille, le prix abordable et les employés réactifs.

Combien coûte un séjour dans la jungle ?
Pour avoir pris le temps d’étudier les devis des différentes agences de Manaus, nous recommandons :

– Amazon Green Tours, pour les petits budgets et des prestations simples mais correctes : comptez 200-220 euros/jour pour un couple. Il faut bien passer au moins deux nuits pour avoir une impression d’immersion. Pour plus d’authenticité prendre le package Babaçu (5 jours, 4 nuits).
Contactez Elso, Paula ou Joao : amazongreentours@gmail.com
Web: www.amazongreentours.com.br
0055 (92) 9106-5650 whatsapp and 

  • Heliconia Amazônia Turismo, pour les budgets plus conséquents, sans être luxueux : cette agence propose un mix de croisières (hébergement en hamac ou cabines) et randonnées. Ils peuvent vous organiser du sur-mesure.
    Ils sont très pro et réactifs, de bons conseils pour toutes les activités et lieux annexes dans Manaus.
    Contact : justine@heliconia-amazon.com – 06 58 89 48 65 (whatsapp)

6 réflexions sur “Amazonie, le carnaval des sons

    1. Hello Sandrine, merci pour ton message. Oui nous sommes toujours aussi heureux de poursuivre nos découvertes. Le temps passe à vive allure ! Stéphane a cependant hâte de retrouver Fendi, moi je compose. C’est totalement différent de vivre avec ou sans 4×4. Des bises en espérant que tu as bien fêté ton anniversaire ! Bisous

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  1. Louis Marie eBernadette

    Génial ,ça nous rappelle notre voyage (début 2019) en Amazonie cotè pèruvien .Nous avons passé 5 semaines seulement en Amazonie de Tingo Maria à Iquitos.
    Votre expérience est super et nous rappelle de très bons souvenirs…Bonne aventure

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  2. Claudie Gourdel

    Merci encore une fois pour cette nouvelle visite guidée. J’ aimerais bien être à votre place…
    Tes enregistrements, photos et textes sont clairs et explicites .
    Bravo. A la prochaine visite bonne continuation à tous 2.
    Où nous emmènes tu à présent ?
    Bisous et affectueuses pensées.

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