La longue route vers Ushuaia

Notre deuxième arrivée en Argentine, cette fois-ci avec Fendi.

La frontière de l’Uruguay à l’Argentine est passée en 20 minutes. Le poste de contrôle à la frontière est pratiquement désert. Rapide et efficace. Pas de tampon de sortie de l’Uruguay, seul un tampon à la douane argentine est apposé sur le passeport.

Pas besoin de CPD*, une feuille remise à la douane de Montevideo suffit.

Nous lâchons nos derniers pesos uruguayens pour payer la traversée du pont, au dessus du Rio Uruguay (350 pesos). Un peu plus loin une station d’essence est trouvée pour faire le plein d’essence, moins cher ici qu’en Uruguay. Puis le remplissage des réservoirs d’eau, gratuit à la station d’essence.

Stéphane trouve un magasin pour remplir la deuxième bouteille de gaz achetée en Afrique du Sud. Celle ci nous sera bien utile en cas de vent fort, pour cuisiner à l’intérieur ou à l’arrière de Fendi. Pendant ce temps, je bavarde avec deux hommes assis à l’extérieur d’une boutique. Je suis contente car j’arrive à tenir une conversation en espagnol. Il me demande comment est la vie en France. Est ce que ça va si mal ? Ils me parlent de leur crise à eux, l’inflation galopante, la corruption,….certains argentins vivent dans une situation catastrophique. « Malgré ces conditions, les argentins gardent le sourire et ne se plaignent que rarement » me confira plus tard une argentine.

Puis je recharge ma carte Sim argentine Movistar au kiosque du coin. Des courses sont faites au supermarché à la sortie de la ville. Tiens un Carrefour !

Après plus de 300 km, nous nous arrêtons dans le Camping Gran Lago (100 pesos/pers), au bord d’un lac et en bordure de la R12. Nous devons changer de campement à cause de centaines d’araignées découvertes sur un poteau et qui, au soleil couchant, descendent et se répandent autour de nous. Une scène digne d’un Hitchkok !

Le bruit des Trucks se fait entendre toute la nuit. Stéphane, avec son sommeil de plomb, n’a rien entendu. Les sanitaires du camping sont sales, malgré les emplacements sur herbe et la vue sur le lac.

8/01 : Les longues routes de Patagonie

Levée matinale à 7h pour prendre la route à 8h. Nous n’irons finalement pas à Mar del Plata, très fréquenté, nous sommes en pleine saison des vacances scolaires d’été. Nous filons en direction de Baya Blanca.

Une pluie forte se fait entendre vers 15h30. Il fait 26 degrés. C’est une grosse journée de voyage.

Enfin nous marquons l’arrêt vers 19h, après 736 km. « 9,7 litres au 100 km » me dit Stéphane.

Il pleut de plus belle. Nous trouvons refuge à Colonel Dorrego dans une station service YPF. Les toilettes sont propres, le personnel sympa, quelques tables et chaises meublent la cafeteria. La pièce est chauffée. Nous sommes maintenant à 14 degrés.

C’est un des bons plans du voyageur : les stations services. La wifi y est gratuite, le stationnement pour la nuit est autorisé sur un parking, les toilettes et parfois la douche chaude sont mises à disposition gratuitement.

9/01. 1 an déjà sur les routes !

C’est notre anniversaire de départ de France. 1 AN déjà ! Incroyable !!! Le temps passe si vite ! Presque 37 000 km dans les roues de Fendi, 5 300 km en voiture de location, 1300 km en train, 2500 km à pied, 16 pays traversés et visités, des centaines de rencontres dont certaines devenues des amis par la proximité du vécu.

Nous prenons un café et une mezzaluna (un croissant) dans la cafeteria de la station d’essence et discutons avec deux autres couples voyageurs, des routiers et puis d’autres comme Yoël et son père, Roberto.

Yoël a 22 ans. Il est passionné de voitures. D’ailleurs il vient d’acheter une vieille Lada rouge. Yoël nous pose plein de questions. Il est enthousiaste et ouvert. Rapidement il nous propose de venir dans sa famille, à Carmen de Patagones, à 300 km de là. Ce n’est pas réellement notre route, cela nous rallonge un peu mais pourquoi pas ? Lorsque Yoël découvre notre Fendi, il est tout fou. Nous nous séparons sans trop savoir si nous nous reverrons. Un peu plus tard Yoël m’envoie un sms pour me dire qu’ils sont à Baya Bianca. Ils se sont arrêtés pour déjeuner et nous proposent de les rejoindre. Finalement nous décidons d’accepter l’invitation, de nous suivre et nous avons bien fait.

Le démarreur de la petite voiture rouge est en panne,  il faut donc pousser la voiture à chaque arrêt. Arrêt pour l’essence, pour les deux contrôles sanitaires (pas de légumes et pas de viande), puis le moteur qui chauffe, car il n’y a plus d’eau. Yoël est cool et détendu. Nous lui donnons de l’eau car bien sûr il n’en avait pas.

L’herbe est couleur paille. Le vent souffle fort. Il fait 25 degrés. La Patagonie commence à donner du change et à dévoiler sa beauté.

L’arrivée dans la famille de Yoël.

Yoël nous offre à boire. Nous sommes reçus dans une grande pièce, au milieu du terrain, avec cuisine, bar, grande cheminée, canapé, tables/chaises, petit coin sanitaires avec toilettes et douche. « Lieu ou la famille se retrouve pour les fêtes, les anniversaires, les événements importants » nous explique Yoël.

Puis Yoël nous présente Flavio et Sandra, locataires adorables là depuis deux mois. Déja on a l’impression qu’ils font partis de la famille. Ils ont une Chevrolet Impala magnifique.

Puis c’est le tour d’aller saluer la « Mama » dans sa boutique de vêtements. Mirta habille les femmes, les enfants et les bébés. Elle vend aussi des robes de mariées, de fêtes, et plus particulièrement des robes de princesses pour jeunes filles de 15 ans.

Sandra prépare le Mate dans une tasse rose avec sa bombella, puis le fait passer à tour de rôle à chaque personne présente et toujours dans le même ordre. Tout le monde boit dans la même tasse (famille/amis). Des dulces (Patisseries) accompagnent le Mate. Quel accueil !

Le père, Roberto, fini par arriver aussi, ainsi que la femme de Yoël et son fils de 2 ans.

Flavio parle un peu l’anglais et nous emmène visiter le centre de Carmen Patagones.

21h. Mirta ferme sa boutique. Nous retournons tous à la maison.

Flavio prépare le feu pour l’Asado (grillades de viandes). Les argentins sont connus pour la qualité de leur viande. Chorizo, poulet, salade de tomates et oeufs durs composent le menu de cette sympathique soirée. Je papote avec les femmes, à l’intérieur. Puis Mirta me fait visiter sa maison. Nous mangeons vers 23h. Il est déjà minuit lorsque nous entendons l’hymne national d’Argentine. « Il passe à minuit chaque jour » me précise Sandra.

Sandra est institutrice en primaire. Elle est en vacances pendant deux mois. Ce sont les vacances d’été. Elle a 24/25 élèves par classe, parfois plus.

Nous passons une très bonne soirée avec toute la famille.

La nuit est calme et reposante. Seuls quelques « perros » (chiens) viennent troubler notre moment d’endormissement.

10/01 La visite de Carmen Patagones et Viedma, en Chevrolet.

Flavio nous propose une balade dans sa Chevrolet Impala et repousse son premier rendez-vous du matin, Sandra ne se recouchera pas finalement et nous offre du Mate tout le long de la visite. Le thermos et la tasse de Mate sont toujours tout près de Sandra. Les argentins, comme les uruguayens aiment boire le Maté. A la maison, au travail en se baladant et même en conduisant. Sandra me montre le filtre du thé, l’eau et sa température idéale : « l’eau ne doit pas être trop chaude. Il faut pouvoir compter sur 10 et pouvoir laisser la maison au dessus du thermos », m’explique t-elle.

Balade en Chevrolet avec Flavio et Sandra

Puis nous visitons le centre, le port, les bords de mer,…l’église.

Le portrait de l’ingénieur ayant conçu la construction de l’église, est accroché dans l’église.

Visite de l’église 1
Visite de l’église 2

Nous faisons un dernier tour à la boutique de Mirta pour faire nos adieux aux parents. Quel bon moment passé avec eux !

Les routes sont longues et sans fin. Et toujours le vent….

Parfois, lors de nos arrêts « pipi », essence, casse-croûte nous croisons le chemin d’autres voyageurs ou et premier Defender comme Martin @viajeropatagonico, organisateur de sorties en Patagonie à ses heures.

La Péninzula Valdès

Nous arrivons sur la Péninzula Valdès. Trois auto-stoppeurs argentins, Johana, Mateo, Flabia. Là aussi Johana sort le Maté et nous offre des tomates et aubergines en conserve.

Nous faisons une halte au Camping des Pyramides sans trop savoir si nous allons nous y installer. Il y a beaucoup de monde, les emplacements sont chaotiques, les douches limitées en temps. Mais une jeune femme nous sourit et nous fait des signes. Elle fait la queue à la douche. Elle est française-argentine. Souane et Ona, ses deux filles sont justes à côté d’elle. Nous échangeons rapidement sur qui nous sommes, eux : en Tour du Monde, depuis 18 mois et en retour d’Asie, nous avec nos 10 mois passés en Afrique et nos 2,5 mois en Amérique du Sud. « Oh mon mari rêve d’aller en Afrique ! » s’exclame Juliette, toujours le sourire. Peu de temps après nous apercevons Mathieu, le mari. Nous décidons de camper l’un à côté de l’autre, à l’abri du vent. Ils se nomment « Balise Jaune ». Petit famille bien sympathique.

Nous passons une très bonne soirée avec eux en partageant nos repas, nos histoires, nos expériences de voyages.

11/01 La Peninsula Valdés, les Manchots

Punta Norte : la plage est peuplée de 316 lions de mer…je reste sans voix. Que c’est beau !!!!

Les lions de mer 1
Les lions de mer 2

Puis la Caleta Valdés avec les pingouins se baladant un peu partout. Trop mignon ! Les routes sont des pistes, longeant parfois des lacs couleur turquoise.

Nous quittons la péninsule en fin d’après midi et nous dirigeons vers Camarones où nous retrouvons la famille « Balise Jaune », au camping ACA. Mathieu nous annonce qu’il a un problème d’injecteur. Nous préparons un bon repas tous ensemble pour les remettre de la mauvaise nouvelle. Asado, tomates cuites et riz pilaf. Juliette récupère même de délicieux abricots d’un arbre du camping, notre dessert.

12/01 Dimanche jour du seigneur et des devoirs.

Tous tranquillou au campement. Mathieu assiste les devoirs avec les filles

Juliette ressort les affaires d’hiver, les range et fait la lessive de toute la famille.

Il fait très chaud.

2ème nuit au camping ACA.

13/01 Comodoro Rivadavia

Nous nous arrêtons à une station d’essence.

Lucas, 22 ans, le sourire aux lèvres, avec une assurance et une ouverture d’esprit, nous aborde pour partager un bout de route avec nous.

Il vient de Nanterre et va passer 6 mois en Amérique du Sud. Déjà riche de plein de voyages: Inde, Mongolie, Chine,…Nous papotons tout le long. Nous déposons Lucas a une autre station d’essence, à plus de 200km pour qu’il puisse continuer son chemin vers Ushuaia (il y sera le lendemain, toujours en stop non-stop).

Pour nous, c’est l’heure de trouver un campement en bord de mer à Comodoro Rivadavia

Plage immense. Voitures à même la plage. Deux enfants nous demandent d’où l’on vient ? Plus tard, une femme avec ses 2 enfants observent Stéphane ouvrant la tente de toi. « C’est spectaculaire ! » dit-elle admirative. Les Asados, la musique, les rires nous bercent tard dans la nuit. Se vent se lève en milieu de nuit. Nuit impossible. Sensation d’être en mode essorage dans une machine à laver.

Il pleut sous la tente

Le lendemain nous nous réveillons seuls et un vent à déplumer un corbeau.

Vent violent de la Patagonie continue de souffler. Tout est rangé en 10 minutes. La pluie s’ajoute. Nous perdons 10 à 15 degrés.

14 janvier : Parque des Bosques Petrificados

Visite du Parque des Bosques Petrificados datant de 1954. Marcher au milieu des troncs d’arbres pétrifiés, vieux de plus de 150 millions d’années. Paysages lunaires. Il pleut après quelques minutes d’accalmie.

La température est en baisse. Nous perdons 10 à 15 degrés.

Nous arrivons à San Julian, il fait froid et venteux. Il commence à pleuvoir. Nous nous arrêtons dans le Camping Municipal, plus que banal.

Il fait nuit à 22h !!! La douche est bien chaude, ça donne une impression de revivre avec 3 jours de toilette sommaire.

15 janvier : Le Monte Leon National Park

Le soleil se lève un peu avant 6h et se couche vers 21h30.

Il y a toujours du vent, plus ou moins fort dans la journée. 

Ce matin Axel, un allemand de Münich, et voyageant également en Land Rover defender blanc, vient nous saluer. Il voyage avec son amie et empreinte visiblement le même parcours en 6 mois. Pas de surprise réelle. « C’est l’autoroute » dit Stéphane. Les voyageurs se suivent. Que dire de la route ? Impeccablement bonne. Revêtement nickel. Nous sommes loin des routes à nids de poule du Mozambique ou de la Zambie, sans parler des nombreuses pistes empreintes.

Pour notre part nous avons choisi de prendre notre temps, sans traîner. 

300 km par jour, visite des parques comme celui de Monte Leon ou des Bosques Petrificados.

Le Monte Leon National Park

Des milliers de manchots viennent se reproduire sur les plages. Cela commence déja en septembre. Les mâles arrivent en premier, puis femelles. La période de reproduction est en octobre. Puis le temps des naissances, des apprentissages, de la recherche de nourriture. Les manchots s’éloignent de la côté jusqu’à 50 km et vont jusqu’à 80 m de profondeur. Ils sont là jusqu’en mai puis retournent à la mer, jusqu’en septembre. Le parc est superbe.

Peu de monde, bien aménagé et propre. Le vent souffle très très fort.

Jusqu’à déplumer un corbeau.

Nous dormons à Rio Gallegos, sur le parking de la station d’essence YPF, à coté des trucks. La douche est réservée aux routiers. Nous y croisons les américains du Colorado vu quelques jours auparavant et avec qui nous avons échangé quelques mots.

16 janvier : Passage à la frontière chilienne.

Nous finissons par trouver le carrefour qui accepte de nous donner l’argent que nous avons transférer nous même, par Western Union, pour bénéficier du taux avantageux*.

Puis le passage à la frontière chilienne. Pas de tampon côté argentin. Coté chilien : 4 guichets à passer. Passeport, carte grise, Tip du véhicule. Le dernier guichet est celui des déclarations. Il est interdit au Chili d’apporter des fruits et légumes sous peine d’une amende de 200 dollars. 

La douanière me fait ouvrir tous les tiroirs mais pas ma cachette secrète. Je me fais retirer ma demi coquille de noix de Coco du Mozambique.

Entre les deux frontières, nous empruntons le ferry pour passer sur la Tierra del Fuego et la Ruta del Fin Del Mundo.

Une centaine de kilomètres et c’est la frontière pour passer en Argentine…3 h de queue dans le froid et le vent. Vannés. Les douaniers n’ont pas trouvé nos fruits et légumes. Nous poussons jusqu’à Rio Grande pour passer la nuit dans une station d’essence YPF récente. La douche est chaude et gratuite.

17 janvier : Notre arrivée à Ushuaia

Dernière ligne droite pour Ushuaia. Il reste environ 200 km. Nous avons passé une excellente soirée avec Lise et Samuel, de Grenoble. Une belle rencontre pleine d’énergie et d’espoirs. Atomes crochus. L’authenticité est là. Ce couple est loin d’être ordinaire. Lise, infirmière en reconversion vers le design d’objet, suit une formation à distance avec le CNED, Sam est tétraplégique depuis plus de 10 ans, suite à un accident du travail et décide de partir à l’aventure, dans ce vaste monde, avec son fauteuil roulant et son Van équipé. « Sam fait rouler » c’est le nom de son blog, Instagram,…son histoire est sortie en livre le 11 septembre dernier, « Avance Bordel ! », Samuel Marie, invité sur de nombreux plateaux télé, soutenus par des entreprises et suivi par des milliers de followers sur Instagram.

Il part pour une expédition en Antarctique d’ici quelques jours. Lise est son amoureuse, elle est toute douce, elle a 27 ans et remet du sens à son existence. Elle a décidé de partir sur les routes d’Amérique du Sud, avec Sam pour 1 an. Elle a donc une place toute particulière et c’est d’elle que je vous parlerai dans le prochain article.

Ushuaia. Enfin !!!! Quelle route interminablement longue pour arriver jusque là. Le temps est mauvais. Il pleut, il fait froid, il y a du vent. Mais nous sommes contents d’être là ! Nous découvrons le centre ville, les nombreuses boutiques, la vue sur le port. La ville est en hauteur. Les maisons sont colorées.

Nous retrouvons Cécilia et Antoine, pris en stop dans la journée, pour dîner ensemble chez Isabel, un restaurant avec vue sur le port et sur Fendi, parqué pour la nuit, en face des paquebots et navires d’expédition.

Lise et Sam sont venus se garer sur le même parking. Chouette on va pouvoir les revoir.

18 janvier : Trek vers la Laguna Esmeralda.

Le matin nous nous réveillons avec vue sur les paquebots de croisières et d’expédition, comme celui du National Geographic Explorer , avec chercheurs, explorateurs et touristes en partance ou en provenance de l’Antarctique. Ca fait rêver !

Nous préparons notre café. De nombreux touristes promeneurs passent devant Fendi et nous saluent, veulent visiter la voiture, se prennent en photo ou tout simplement nous demandent : « De donde viene usted ? » (d’où venez vous ?). Sacré Fendi, un vrai aspire touristes !

Il faut sortir de la ville d’Ushuaia pour faire ce trek à une quinzaine de kilomètres, sur la gauche de la R3. Le temps est clément. Soleil, pas de pluie, mais beaucoup de boue. Jusqu’aux chevilles. Un vrai jeu de piste et d’agilité. Trouver le bout de branche, la pierre qui me permettra de me sauver de la boue qui s’enfonce parfois sur plus de vingt centimètres. Il m’aura fallu 4h (aller-retour), Stéphane que 2h. Moi j’ai pris mon temps, flâné, rêvé, observé, écouté,…Stéphane a mis le turbo, couru, glissé, transpiré,…

Trek Laguna Esmeralda 1

Les paysages sont grandioses et lumineux. Beauté naturelle. Paysages de rêves.

Trek Laguna Esmeralda 2
Trek Laguna Esmeralda 3

Arrêt pique nique au bord d’une rivière avec d’autres campeurs et locaux.

Roberto, argentin du coin, m’apprend à faire le Mate à sa manière et me montre son camion d’ambulance qu’il veut aménager pour le voyage. Nous en profitons pour laver les chaussures et nos pantalons recouverts de boue.

Changement de campement. Nous nous éloignons du centre ville et nous installons sur le grand parking avant la randonnée du Glacier Martial. Entre le salon de thé et le refuge. Parfait ! Sam et Lise nous y retrouvent le soir. Nous passons une bonne soirée à déguster une pizza au salon et même à assister à un concert de musique rock sous la pluie.

19 janvier : Glacier Martial

Nous proposons à Lise de nous accompagner. Stéphane monte en courant. La descente est plus difficile en courant. Ses genoux souffriront le lendemain. J’ai trouvé ma copine papote, comme Flo. Avec Lise nous discutons tout le long, comme de vieilles copines. Chouette de retrouver cela. Sam et Stéphane sont de vrais pipelettes aussi le soir….

Nous retrouvons avec plaisir Lucas, pris en stop, quelques jours auparavant, pour partager une bière et raconter nos découvertes.

20 janvier : Dernière journée et soirée à Ushuaia

Il y a un beau soleil. Mais le vent est froid, il fait 5°. Nous prenons notre temps le matin, faisons une balade dans Ushuaia l’après midi, prenons une douche dans une station d’essence, et retournons sur notre campement et passons une dernière chouette soirée avec Lise et Sam. Nous sommes contents d’avoir croisé leur route. Encore des gens extras et incroyables !!!!!

Mardi 21 janvier.

Certains nous disaient qu’Ushuaia ne valait pas ce détour, heureusement nous écoutons mais ne suivons pas tous les conseils et avis. Après tout, chaque voyage est particulier. Chaque voyageur a son histoire, ses goûts propres, ses critères du beau ou du moche, un peu comme des filtres de couleurs pour chaque regard. Nous n’avions pas d’attentes ni de connaissances, ni d’images précises sur l’endroit. Nous avons été séduit d’emblée, malgré le mauvais temps, le froid, la pluie des premiers jours, le lieu reste mythique, avec cette atmosphère de bout du monde, cet Antarctique pas si loin, cet espoir vers cet horizon de glace.
Nous quittons Ushuaia pour Puerto Natales, d’ici là d’autres aventures nous vivrons. Espero !

Pratique :

* Coût de l’essence : 0,83 pesos argentins (Ars), contre 1,23 pesos urugayens (Ury)
* Dormir : Les stations d’essence YPF pour passer la nuit en sécurité, avec toilette et parfois douche.
* Retraits : Western Union : les frais des retraits sont très élevés en Argentine. L’astuce consiste à se faire un virement avec l’application Western Union. C’est rapide (moins d’1h). De plus le taux de WU est plus avantageux (86 pesos/contre 66 pour 1 euros).

  • CPD = Carnet du Passage en Douane n’est pas nécessaire en Amérique du Sud.
Pensez à vous abonnez si ça n’est pas déjà fait !
Le prochain article parlera de Lise, sa place et son engagement auprès de Sam, tétraplégique parti à l’aventure, sur les routes du monde.

4 réflexions sur “La longue route vers Ushuaia

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