D’Ushuaia à Bariloche, en passant par le Chili

Nous repartons d’Ushuaia et reprenons la N3, direction le Nord. Un arrêt à Rio Grande dans la station d’essence YPF, pour une douche chaude gratuite et pour finir mon article sur Ushuaia. Stéphane surf sur internet pour préparer les étapes suivantes et envoyer quelques messages. Passage de frontière pour le Chili. Nous retrouvons Lise et Sam (cf. Article précédent) près de Porvenir, sur un terrain vague, en bordure de piste, pour un camping sauvage. Des Guanacos font des passages fréquents ainsi qu’un Zorro, sorte de petit renard.

Il y a un beau coucher du soleil et nous veillons tard, à l’extérieur, à partager notre repas et à bavarder des choses de la vie. Nous sommes le 21 janvier.

Bruit du Guanaco

C’est quoi un Guanaco ?

Le Guanaco, de la famille des Lamas Guanicoe, peut vivre jusqu’à 25 ans, court jusqu’à 56 km/h, mesure environ entre 1m et 1m20 et pèse environ 90 kg.

22 janvier. Onaisin, le Parque Pingüino Rey, Chili.

Nous prenons la direction d’Onaisin pour voir les pingouins royaux sur les conseils d’Eric et Eliane, nos amis suisses, rencontrés au Botswana et qui nous suivent de près.

Nous passons notre dernière nuit avec Sam et Elise, dans le Détroit de Magellan, passage maritime séparant le nord du continent sud américain et du côté sud, la grande île de la Terre de Feu,du côté de San Gregorio. Il pleut, il fait froid. L’eau sent fortement l’iode. Moules et coquillages s’abandonnent sur les cailloux du bord de mer. Le temps est gris et il commence à pleuvoir. Vite au chaud ! Une soupe de petits pois cassés avec des petites saucisses de chorizo est préparée dans le Van de Sam et lise, bien au chaud et à l’abri du vent. Encore une belle soirée à partager nos expériences humaines avec Lise et celles d’aventures africaines et autres, entre Sam et Stéphane.

23 janvier. Puerto Natales, Chili.

Nous faisons nos adieux à Lise et Sam. Ils prennent la direction de Punta Arenas, puis l’Antarctique, avec la promesse de nous revoir sur une des routes de nos aventures. Nous arrivons à Puerto Natales en début d’après midi. Des courses sont faites pour remplir le frigo. Le passage au Chili nous contraint à chaque fois de nous débarrasser des fruits et légumes frais et secs (interdits à l’importation). Il commence à pleuvoir. Nous déjeunons dans un restaurant local. Trois chiliennes partagent notre table, dont une me fait goûter son plat : une entrée au crabe, spécialité locale. Délicieux. Je commande la même chose.

Puis nous recevons un message d’Axel et Stephanie, de Münich, rencontrés à Magallanes

  • Où êtes vous ? 
  • Nous sommes à Puerto Natales

Coïncidence ! Nous décidons de les retrouver dans un café en bord de mer et de faire la route ensemble vers le superbe parc de Torres Del Paine. Il est déja 18 h. Nous rentrons dans le parc après 21 h et nous installons près du Lago Sarmiento De Gamboa. Plus personne pour régler les frais d’entrée (25 000 pesos par personne pour 3 jours). Une nuit sous les étoiles, avec le bruit des canards au réveil.

24 et 25 janvier. Parc de Torres del Paine, Chili.

Coïncidence encore ? Nous quittions Sam et Lise la veille et retrouvons Kirk, tétraplégique, du Colorado, avec son Van aménagé. Il connait Sam, du moins par Instagram et a décidé lui aussi de parcourir les routes de l’Amérique du Sud, avec son frère, en moto, pendant un an.

Kirk a le regard qui brille d’énergie et d’envie (@impact.overland). Lui aussi a perdu une grosse partie de son autonomie il y a 10 ans, après une chute en vélo.

Un petit déjeuner est pris face au paysage solaire des montagnes du splendide Parc de Torres Del Paine. Puis un changement de campement. Une heure de pistes et nous voilà vers le Lago Azul pour un trek de 5h, toujours en compagnie d’Axel et Stephanie.

Randonnée dans le Torres Del Paine

Pluie, rafales de vent, soleil. La température monte et descend. Les aiguilles du Torres de Paine sont parfois à peine visibles. Nous pique-niquons sous un arbre, à l’abri du vent et de la pluie. Nous passons du chaud au froid. J’enlève, je remets mes vêtements. Je prends froid, mes os sont glacés. Au retour, une douche est possible au camping voisin. Elle sera glacée pour Stéphanie et moi. Mais après 4 jours de toilette sommaire, même une douche glacée fait l’affaire. Nous nous installons un peu plus haut, à l’abri du vent. Tant pis pour la vue sur le lac Azul. Je prépare une bonne soupe de lentilles avec des saucisses Chorizo, mais elle ne réussira pas à me réchauffer entièrement et je tombe malade. La Patagonie, j’en ai rêvé, je l’ai imaginé. Stéphane m’avait parlé de ce vent incessant. Nous sommes en été. Meilleure saison pour la visiter. Pourtant alsacienne d’origine, je n’aime pas le froid et regrette les chaleurs africaines. Je ne serai pas patagonienne. J’imagine l’hiver. Un cauchemar de froid avec des paysages certainly magnifiques, mais ce vent !!!!

Le lendemain….retour en Argentine pour emprunter la fameuse RUTA 40, vers El Calafate.

Pas de balade aujourd’hui pour nous. J’ai mal aux articulations et je ne me sens pas bien du tout. Stéphane a mal aux genoux. Repos, nos corps nous parlent ! Nous utilisons le roller aux huiles essentielles pour soulager nos articulations matin et soir (merci Nicole !).

Axel et Stephanie démarrent une rando sur le fameux Trek du W. C’est l’autoroute. Tout le monde veut faire le W. Les aiguilles du Torres Del Paine sont visibles de tout près. C’est plutôt chouette. Mais tant d’autres balades sont faisables dans ce Parc de 1814 km2 de la Patagonie, avec la Pampa (prairies immenses), les lacs et montagnes.

Nous quittons le Parc Torres Del Paine par une belle journée ensoleillée et en ayant tout de même emprunté de belles routes dans le parc, avec des paysages extraordinaires.

La frontière est repassée vers l’Argentine. Une queue très longue se profile pour ceux qui entrent au Chili. Pour nous qui entrons en Argentine pour la 4ème fois, c’est plus facile !

La Ruta 40, enfin ! Route mythique de l’Amérique du Sud, comme la route 66 l’est aux USA. Nous empruntons quelques kilomètres sur l’ancienne route 40, plutôt très graveleuse. De la tôle ondulée. Pas terrible ! Nous faisons demi-tour au bout de quelques kilomètres. ça Et reprenons la R 40 plus récente, en meilleur état, un peu plus longue en km. Pas de regret. Axel et Stephanie emprunteront l’ancienne route un jour plus tard avec, au bout du compte, une suspension cassée.
Nous arrivons à El Calafate. Une petite ville touristique, très touristique avec beaucoup de magasins de souvenirs de vêtements et d’équipements spéciaux pour la montagne. Courses rapides et dégustation d’une bière locale dans un bar pour capter l’ambiance.

Nous campons à Bandeira, en wild, sur le parking pour l’embarcadère des bateaux qui vont vers le glacier Perito Moreno.

26 janvier. El Calafate, le Glacier Perito Moreno, Argentine.

Le vent est violent et le sera toute la nuit. Que dis je ? Tous les jours avec quelques pauses, trop rares à mon goût. Nous entrons dans le parc Los Glaciares National Park, pour visiterle glacier Perito Moreno, à 8h tapante !

La nuit fut courte et chamboulée par le vent intense qui nous a secoué comme dans une machine à laver en mode essorage. L’entrée est à 800 pesos par personne. Une  des plus belles visites d’Argentine, voir du continent sud-américain. Spectaculaire !

Balade près du Glacier Perito Moreno

Retour sur El Calafate. Il est 14 heures. Nous passons la nuit au Camping Sindicado (250 pesos Ars/pers/nuit) pour une douche bien chaude. Stéphane a prévu de faire changer toutes les huiles le lendemain. Fendi est bichonné !

Craquements du Glacier 1
Craquements du Glacier 2

27 et 28 janvier. El Chalten, Le Fitz Roy, Argentine.

Après les changements d’huiles, la route est reprise pour El Chalten. Deux auto-stoppeurs, Marine, française d’Epinal et Roberto, sicilien de la région de Palerme, nous interpellent sur le bord de la route.  Mais avant de les emmener, il y a un autre couple d’argentins, de l’autre côte de la route, en panne à 1 km de là,  ensablés et ils nous supplient de leur venir en aide. Nous tentons de les tracter. Mauvais souvenir avec les japonais que nous avons tractés en Namibie, dans les sables du désert de Sossusvlei.

Essai en marche avant, infructueux. Les plaques de désensablage sont sorties et glissées sous les roues. La marche arrière est engagée, Fendi met toute son énergie…Magique ! Ca marche ! La famille nous embrasse, soulagée.

Nous arrivons enfin à El Chalten, après quelques heures en compagnie de Marine et Roberto. Le temps passe plus vite à papoter. Stéphane étant plus silencieux et concentré sur la route. J’ai fini par me parler toute seule dans ma tête. Un peu de sang neuf ne fait pas de mal. En arrivant à El Chalten, il pleut, il y a du vent et il fait froid. Grrrrr. Sacrée Patagonie. Nous campons à l’entrée d’El Chalten, sur un parking face à l’office du Parc National, avec d’autres Overlanders et leurs véhicules.

Nous prenons notre premier repas à l’intérieur de Fendi. Soupe minute en sachet. Pas terrible mais ça réchauffe et c’est rapide !

Le lendemain nous nous préparons pour le trek de 4h, vers le Viewpoint du Fitz Roy, à 3405 m. Nous pique niquons à mi parcours près de la Laguna Capri. Au retour, nous apercevons le Defender d’Axel et Stéphanie, nos chemins se recroisent.

Nous prenons une bière ensemble. On y croise Lucas, le jeune aventurier français, pris en stop à Puerto Madryn et avec qui nous avons pris un pot à Ushuaia. Nous sommes restés en contact. Il a reconnu notre Defender.

Visiblement plus difficile de faire du stop dans l’autre sens. Autant pour descendre vers Ushuaia il nous avait bluffé, enchaînant les stops. Là, il est coincé à El Chalten. « Une fille a attendu 8h hier et avant hier » nous confie Lucas. Pas de bus avant dimanche. Nous sommes mardi. Nous lui proposons de l’emmener le lendemain. Sourire jusqu’aux oreilles. Nous partageons notre campement avec Axel et Stéphanie, comme la veille.

Le 29 janvier. Bajo Caracoles, Argentine.

Nous quittons El Chalten avec Lucas installé confortablement sur la banquette arrière, sous les regards médusés des dizaines d’auto-stoppeurs, installés à la sortie de la ville. Haussement d’épaule.

Après 200 km, nous empruntons la Ruta 40. Nous nous arrêtons à Gobernador Georges pour faire le plein de gasoil et pour un pique nique improvisé. « Le prochain virage est annoncé à 374 km »,  nous dit Stéphane. « L’enfer » répond Lucas. Tout en ligne droite. Stéphane met le pilote automatique….Non je rigole !

Seule la vue de quelques Guanacos, puis un Peludo traversant la route, coupe la monotonie du paysage. Stéphane s’arrête. Je cours pour prendre le Peludo en photo. Qu’il est beau ce Peludo. Ce matin nous avons même aperçu un Condor. Avec ses ailes déployées, le Condor mesure jusqu’à 3 m et vole jusqu’à 200 km en ligne droite. Impressionnant. Majestueux Condor.

Nous nous arrêtons à Bajo Caracoles pour passer la nuit. Ce petit village compte deux hôtels, dont l’un fait office d’épicerie. D’une pierre, deux coups. Lucas prend une chambre à l’Hostel, pour 600 pesos. Nous stationnons gratuitement sur le terrain d’en face de l’hostel. Un petit abri nous protège du vent, toujours lui. Je préapre une soupe à l’oignon. Il faut finir les légumes.  Demain nous repassons la frontière pour le Chili. Lucas est parti acheter une bouteille de vin rouge et un paquet de chips pour l’apéro. Nous sommes une équipe de choc !

Le vent s’est calmé. D’autres voyageurs overlanders campent sur le petit terrain. 3 jeunes belges et un couple d’allemand vivant à Barcelone. Jamais vraiment seuls dans cette Patagonie au climat hostile et aux paysages tourmentés.

La nuit, le vent se lève à nouveau. La tente se transforme en tambour de lavage, mode essorage. Avec le bruit de la tôle de l’abri, barou assuré !

Nous sommes le 30 janvier lorsque nous passons à nouveau au Chili pour Puerto Rio Tranquillo.

Les paysages de montagnes qui s’offrent à nous sont superbes. Nous traversons la ville de Perito Moreno et longeons le gigantesque Lago de Buenos Aires (côté argentin) ou lago General Carrera (côte chilien). Peut être le moment de rappeler ici que les argentins et chiliens ne font pas toujours bon ménage. Nous traversons Los Antiguos et regagnons la

frontière argentine.

Les paysages montagneux sont superbes. Couleurs ocres ou sommets enneigés. Nous sommes aux anges. Les arbres, légèrement penchés, témoignent de ce vent patagonien incessant. Nous passons la douane près de Chile Chico. Les graines de pop corn et de petits pois sont confisquées. Rebelote pour le rituel des courses. Remplir le frigo. Faire le plein de fruits et légumes. Cette fois-ci nous resterons un moment au Chili. Nous empruntons

La Ruta 265. Gravier sur 100km. Décor digne d’un western. Relief montagneux. Couleurs beiges, gris, ocres.

Nous nous installons pour un wild au bord du Lago Bertrand. Nous, dans notre roof-tent et Lucas dans sa tente, un peu plus loin. Nous assistons, admiratifs, au coucher et au levé du soleil. Stéphane fait sa toilette dans le lac glacé. Bientôt il va manger les plantes !

Le 31 janvier. La Carretera Austral. La Cathédrale de Marbre.

Nous décidons de visiter la Cathedral del Marbre à une heure de route et empruntons la fameuse et mythique N7, la Carretera Austral. Longue de 1240 km, cette route relie Puerto Montt à Villa O’Higgins. Relativement étroite (4,5 m) , elle offre de splendides paysages.

Nous longeons à nouveau le lac du General Carrera, près de Puerto Marmol. Une ballade en bateau d’une heure nous laisse découvrir le marbre formé dans ces cavernes.

Stop pique nique à Puerto tranquilo et café rapide. Nous retrouvons du Wifi pour répondre aux mails administratifs, toujours un fardeau en pareille aventure.

Je sens que j’ai besoin de me poser et me reposer, d’écrire. Je prends du retard. Le corps souffre. Le climat n’étant pas d’un grand secours à cette occasion. Je rêve de grosses chaleurs, de soleil ardent et africain. D’une terrasse, d’une prise électrique pour brancher mon ordinateur (qui ne recharge plus) , pour me mettre dans une bulle, au calme.

La route s’améliore juste à quelques km avant Villa Cerro Castillo. Nous y passerons la

Nuit. Stéphane et Lucas ont prévu de faire une balade dans la Réserve Nationale Cerro Castillo, le lendemain.

Nous campons près de la 2 ème entrée secrète, en wild.

En soirée, seuls deux gauchos à cheval passent avec leur troupeau de chevaux.

1er et 2 février. Puyuhuiapi, Chili.

Le temps gris annonce une pluie certaine. Le réveil est mis à 6h. Stéphane et Lucas sont prêts. Mais il commence à pleuvoir. Je leur annonce la météo. « Pluie toute la journée ! »Je vois leurs pas hésitants… « hé ! Les gars ? Ne vous sentez pas obligés ! ». Ils abandonnent leur projet rapidement. Et ils ont bien fait. Le temps se dégrade en quelques minutes.  Pluie, pluie, pluie sur la Carretera Austral. Maintenant, avec toute cette eau, les cascades coulent à flots. A gauche, à droite, partout. Des cascades…..

Nous passons près du Parc National de Quelat. Toute la Carretera Austral,  regorge de points de vue avec panoramas et randonnées superbes, dans les parcs nationaux.

Sous la pluie, eux en descente, nous en montée, nous croisons la petite famille de voyageurs repérée sur Instagram : « Paname_Panam », Julien et Saloua avec leurs deux enfants dans leur Defender 130, avec cabine aménagée. Nous nous arrêtons en pleine côte, sous une pluie incessante. Une demie heure de papotage aventure et nous nous quittons, eux vers Ushuaïa (ils viennent de l’Alaska), nous vers le Nord. Nous espérons les revoir un jour. Le contact est bien passé.

Je me bats désormais avec mes co-équipiers pour que nous nous installions dans un camping et non en wild. Réclamer une douche chaude, après 5 nuits de wild et de toilette sommaire, est un besoin devenu luxe.

Le camping « La Salina » est trouvé à Puyuhuiapi. Petit village situé dans la région d’Aysén, toujours sur la Carretera Austral, en bordure du Rio Pascal qui pénètre dans le fjord. Il pleut toujours à l’arrivée. Je me précipite sur la douche chaude pas très propre. Mais dans ces cas j’oublie le lieu et me concentre sur mes sensations, l’eau chaude, un luxe, vraiment ! Le camping est petit. Les emplacements sont serrés. De nombreux cyclistes et voyageurs, essentiellement chiliens, ont planté leur tente sous un abri. Nous faisons la connaissance de Swen et Vanessa, allemands d’Essen, partis depuis 14 mois en vélo, de Colombie. Waouh !! Quelle motivation dans ces conditions climatiques. Beaucoup de cyclistes tentent la Carretera Austral. Le must !

Le lendemain la pluie a cessé, il fait même doux. Nous en profitons pour faire laver notre linge chez l’épouse du propriétaire pour une poignée de pesos. Le matin, nous faisons un tour dans la petite ville de Puyuhuiapi. Je repère un café avec internet, au calme. J’y passerai ma journée pour écrire le dernier article « Lumineuse Lise » et entamer celui-ci,

Lire, téléphoner, faire les comptes. J’enfile un Empanada (chausson en pâte feuilletée ou à pain) aux champignons et au fromage, puis une tarte aux fruits, les fameuses baies d’Arandanos (grosses baies de myrtilles). Stéphane vient me rejoindre pour prendre un café dans l’après midi. Coup de fil par Whatsapp. C’est Séb et Flo, nos amis de Saint Sébastien Sur Loire. Ils sont au Chili. Ils espéraient nous croiser sur la route et nous faire une surprise ! Mais ils sont coincés à Castro, sur l’Ile de Chiloé, à plus de 1000 km d’ici. Pas de ferry pour Chaiten avant mercredi et nous sommes dimanche. Rapidement chacun étudie les options possibles. Nous décidons de remonter vers Osorno.

Nous sommes sonnés par la nouvelle. Ils sont venus nous faire une surprise ! Nous mettons bien une bonne heure pour nous remettre de ces belles émotions. Nous retrouvons Lucas au camping pour lui annoncer la bonne nouvelle. Lui entre temps, et à force de discuter avec les chiliens,  a changé ses plans aussi et décide de passer sur l’Ile de Chiloé (et non à Bariloche). Nos chemins vont se séparer. Nous quittons Lucas et la Carretera Austral à San Lucia. Ville tristement célèbre pour son glissement de terrain il y a deux ans. Bilan : 16 morts.

Avec Lucas nous avons de belles conversations. Les routes sont longues. Passer 5 jours ensembles ça rapproche. Son mental m’intéresse. Son expérience en stop aussi. Il accepte de témoigner.

Témoignage de Lucas, Auto-stoppeur.

Lucas se présente

« Il n’y a que deux manières de vivre sa vie. Penser que tout est un miracle ou que rien ne l’est. Qui a dit ça ? je ne me rappelle plus » nous raconte Lucas.

Lucas son projet

En tout cas Lucas croit en lui. Mais aussi au fait que : « Celui qui ose, rêve et travaille, gagne! ».

Lucas, bénéfices du Stop ?

Pour que son rêve devienne réalité il s’est donné les moyens. Il vit chez ses parents pendant 9 mois et met un max de sous de côté avant de quitter la France.

Lucas. Ses astuces pour le Stop
Lucas en Stop. Question risques ?

Un peu plus loin, sur la Ruta 231, au milieu de nulle part, un jeune homme fait du stop. Nous embarquons Félix. Coïncidence ? Nous quittons un Lucas (prénom d’un des fils de Stéphane) pour un Félix (prénom de mon fils).

Félix a 26 ans. Ses affaires sont trempées. Il a passé sa nuit dans sa tente, trempée. En France il vit dans un camion. Il va rejoindre son frère Lucas à 300 km de là. Nous traversons Foutaleufu. Passons la douane vers l’Argentine pour la 5ème fois et empruntons à nouveau la Ruta 40. Le soleil revient et réchauffe nos corps endoloris.

Félix descend à El Bolson et rejoint une communauté d’une quinzaine de familles hippies. Nous continuons vers Bariloche pour y passer une 1 nuit dans un super camping /auberge de jeunesse, avec plein de jeunes chiliens. Demain nous retrouvons Séb et Flo dans la région des lacs. Nous avons hâte de retrouver nos amis. Changement de rythme !

Une réflexion sur “D’Ushuaia à Bariloche, en passant par le Chili

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