De Valparaiso à Salta, en passant par Mendoza

De Valparaiso à Mendoza, du Chili à l’Argentine : culture, vins et vol.
Nous sommes le 19 février. Nous quittons la ferme viticole et végane de CheKura, au Chili. Nous déposons Felipe, le workawayer brésilien à une heure de route de là. Lui, partira vers le sud, nous, vers le nord. Il est 10h. Il fait déjà très chaud. 24 degrés. Un petit vent doux flotte dans l’air. 

Nous empruntons l’autoroute jusqu’à Pelequen. Après deux arrêts dans les stations d’essence et de nombreux péages, nous décidons de nous rapprocher de la mer et de suivre la côte pour prendre le chemin vers Valparaiso

La Vallée de Colchagua, Santo Domingo.

Puis la route du vin vers San Antonio. Paysages de vignes et d’arbres fruitiers.

Sur la Ruta de la fruta (ou Ruta 66) nous apercevons de nombreux marchands de fruits aux abords de la route : melons, pastèques, fraises, framboises, baies, pêches, prunes, pommes,….

Nous nous arrêtons pour acheter quelques fruits. Stéphane me voit revenir les bras couverts de fraises, me dit : « C’est pas un peu trop là ? ». « D’abord les manger et puis préparer une bonne confiture » je lui réponds. Voilà mon programme douceurs. 

Je rêve de crêpes à la confiture de fraises.

Puis c’est la vallée de Colchagua. La région viticole la plus célèbre du Chili. La chaleur du soleil, la richesse de la terre en font des atouts indéniables pour déguster un Cabernet Sauvignon.

Nous posons Fendi sur un parking réservé au 3ème âge à Santo Domingo. A peine installés, un couple avec un Humus et cellule aménagée s’arrête derrière nous et leurs premières paroles sont : « Zut ! vous nous avez piqué notre place ! On est juste parti faire des courses et voilà !!… », Monique nous sourit avec ses beaux yeux bleus et Pierre, son mari se marre !

Nous allons camper en voisins. Pierre nous propose de prendre un apéro en terrasse, à quelques mètres de là. Nous passons une bonne soirée à échanger. Chaque année, et depuis 6 ans, Pierre et Monique, prennent les trois mois d’hiver pour filer vers le soleil. Ils ont 80 ans !!!

Le 20 février : Santo Domingo, ville balnéaire.

Je fais un petit coucou à Monique et Pierre lors de leur petit-déjeuner.  

Puis nous décidons de laver Fendi ? Nous faisons un peu tâche dans cette petite bourgade touristique de Santo Domingo. L’occasion de faire connaissance avec Raoul. Nous lui demandons où il est possible de trouver de la wifi dans cette ville ? Raoul réfléchit un instant puis nous dit : « Suivez moi ! Je vais vous emmener quelque part où vous pouvez vous connecter ! ». Nous le suivons sans résistance. Sa voiture s’arrête devant la Casa de la Cultura de Santo Domingo. Rapidement nous sommes présentés à l’équipe, même le directeur Pedro vient nous saluer et nous invite à une séance photo et un café/biscuits. Je m’installe dans la bibliothèque et finis le précédent article sur la ferme végane.

Au retour nous faisons quelques courses, dont le sucre pour la confiture. Nous reprenons le même emplacement, tout près de Monique et Pierre. Je profite de l’après midi pour faire des réparations en couture et…ma confiture de fraises…de nombreux passants sur le remblais peuvent sentir la bonne odeur… Avec ma jupe longue noire je fais un peu bohémienne.

Le soir nous proposons à Pierre et Monique de partager une bouteille de vin rouge chilien. Le vent se lève. Je prépare en même temps une soupe de petits pois cassés avec des saucisses de Chorizo.

Un homme, avec canotier, passe. «  C’est interdit de consommer de l’alcool sur la voie publique » nous annonce t-il. Nous remballons tout et continuons dans la cabine aménagée de Monique et Pierre, à l’abri du vent et des regards.

Puis vers 22 h, un agent de sécurité de la commune arrive pour nous déloger. Je négocie une nuit supplémentaire. Tout est bien qui fini bien.

L’Isla Negra

Le 21 février : Isla Negra et Pablo Neruda.

Le temps est couvert. La température est descendue à 16 degrés. Nous quittons Monique et Pierre, ce couple octogénaire très sympathique. Peut être nous reverrons nous en France dans leur région, du côté d’Orange et d’Avignon ? 

Nous longeons le Littoral de Los Poetas pour nous retrouver à l’Isla Negra, pour visiter la maison de Pablo Neruda. Axel et Stéphanie se rapprochent avec leur Defender. Nous les avions quitté à El Chalten

Nous les retrouvons quelques minutes plus tard en cherchant une place de camping. 

Ils ont bonne mine !!! Nous sommes ravis de les retrouver. 

Pablo Néruda mène de front carrière littéraire et politique. A la fois écrivain, poète et ambassadeur à Paris en 1971. 

La maison de Neruda donne sur la mer. La vue est spectaculaire sur la baie. Neruda a plusieurs endroits pour écrire : son bureau réservé aux affaires maritimes, un petit bureau avec pupitre de son père,…C’est aussi un grand collectionneur d’objets divers : figures de proue, carafes, sous pieds de pianos, bateaux miniatures, instruments de musique, papillons, scarabées, …

La cuisine est un lieu fermée, interdit aux visiteurs. « Seul le résultat compte » disait-t-il. La visite finie par la collection de coquillages.

Les romans et recueil de poèmes de Pablo Neruda :

« Vingt poèmes d’Amour et une chanson désespérée » ; « J’avoue que j’ai vécu » (Mémoires), « La solitude lumineuse.  

Nous reprenons la route, avec Axel et Stéphanie. Une Mercedes nous interpelle et s’arrête à contre sens. Alex et Vince.

Alex, chilien nous dit : « je suis avec mon ami américain et je souhaite vous parler ». 

Nous nous étions arrêtés avec les defenders pour revoir l’itinéraire et rebrousser chemin…

40 ans d’amitié suite à un échange scolaire unis Alex et Vince. Vince habite à Washington. Ca fait 4 fois qu’il vient au Chili. Ils aimeraient discuter plus mais je vois bien qu’Axel et Stephanie ne souhaitent pas s’attarder. 

Nous rejoignons la Ruta 68 pour la Laguna Verde. Il est18h. Le soleil est encore très haut et la température frise les 17 degrés.

Nous avons repéré le Camping Los Olivas, à l’extérieur de Valparaiso sur l’Appli IOverlander

Les hommes achètent la viande pour un Asado et quelques légumes pour une salade et des tomates à la provençale. 

De Valparaiso à Mendoza

Le 22 février à VALPARAISO

Dans le Bus vers Valparaiso
Ambiance au marché de Valparaiso

Nous prenons le bus local numéro 520. La ville est faite de montées et de descentes. Fendi est au repos au campement. De nombreux graffitis colorent sur les façades des immeubles et des murs. Les maisons colorées apparaissent sur les flans de montagne de Valparaiso

Cette Ville a du charme, malgré le centre très touristique et sale par endroit. 

Nous descendons du bus, tout près du marché. Du poisson frais est acheté pour le repas du soir.

Un musée, dédié à la vie de Pablo Neruda, est installé dans une de ses maisons. Nous marquons une petite pause Wifi et grignotage dans un café/fleuriste. Dans une autre rue a lieu un marché d’Upcycling. Puis traversons la Plaza Sotomayo. L’activité du port est intense. Retour à notre camping. Au menu poisson grillé et tomates à la provençale.

Le 23 février : Passage à la frontière au Paso Internacional Los Libertadores (ou Paso Cristo Redentor)

Nous arrivons un peu avant le tunnel. Une immense queue est visible de loin. Nous sommes pourtant dimanche et même le dimanche il y a de nombreux trucks sur cette route.

Alors deux possibilités s’offre à nous pour rejoindre la frontière argentine : prendre le tunnel ou le Paso Los Libertadores à 3850 m d’altitude. 

Nous choisissons la 2ème option. « Avec nos Defenders nous n’allons pas très vite mais nous passons partout », devise de Defenderlife.

Nous comprenons au bout d’un moment que la route vers le Paso Los Libertadores est légèrement plus loin sur la droite, avant le bâtiment de police. Nous dépassons tout le monde et empruntons la route de terre et de caillasses, teintée d’un camaïeu beige/ocre/rouge.

48 lacets se succèdent. Ça grimpe ! Accrochez vous ! Les paysages sont de plus en plus incroyables. La Cordillère des Andes apparait presque nue. Seuls quelques glaciers au sommet font exception.

La piste, côté chilienne, est plus étroite. Nous croisons de multiples chiliens en moto, en sens inverse. Les premiers virages sont périlleux. Axel et Stephanie sont en tête et esquivent quelques motos dérapant dans les virages. « Jeu de dominos », nous dira plus tard Axel en rigolant. 

La piste côté argentine est plus large, les virages moins serrés. Au sommet du Paso de Redemptores se trouve la statue du Christ Rédempteur avec le drapeau du Chili flottant au vent. 

Il faut donc redescendre le col pour passer la frontière. 

Le passage à la frontière est loin d’être simple. Une seule frontière pour deux pays. Reste à s’arrêter au bon endroit. Nous avions dépassé la douane. Ne voyant plus Axel et Stephanie, nous avons fait demi tour. C’était bien avant qu’il faille s’arrêter. Hors, une douane traversée sans tampon est un délit et le véhicule peut être saisi. « C’est d’ailleurs arrivé à des allemands que nous avons croisé en Argentine… » nous précise Axel.

Leur système de contrôle et de passage échappe à notre logique. 

La voiture est à peine ouverte pour la vérification des denrées alimentaires fraiches. Même pas drôle ! Impossible de jouer à : « Vont ils trouver ma cachette secrète pour que la curiosité de Gabin* soit satisfaite ? ». Sorry petit Gabin, il faudra attendre notre retour…à moins que ?…. 

Axel aussi est joueur. Il ressort discrètement la viande cachée en me disant : « Mireille, regarde ! », nous sommes toujours garés sur le parking de la douane.

*fils d’Elodie et Juju, très intéressé par la cachette.

Nous longeons à présent le Rio Mendoza sur la RN7. Un soleil radieux éclaire les chaines des montagnes aux couleurs rouges-ocres. De nombreux tunnels sont traversés. Il est près se 19h et nous voulons nous rapprocher de Mendoza encore un peu. Stephanie a repéré un wild près d’un lac, à une cinquante de km. Go !

Nous arrivons près de Potrerillos .Il est près de 20h, en bordure du Rio Mendoza au milieu des locaux, en famille, entre amis, un feu pour les Asados et parfois de la musique à fond.

3 journées à Mendoza

Le 24 février : Mendoza.

Nous prenons la Ruta 40 vers Mendoza pour gouter le vin bien sur, mais surtout faire notre lessive, les courses, remplir la bouteille de gaz du Maroc, recharger ma carte Sim de l’Argentine, prendre de l’essence (moins cher qu’au Chili)…

Nous découvrons une ville morte. Tous les commercent sont pratiquement fermés. En fait c’est un long WE de Carnaval, (du Samedi au Mardi). Nous réussissons tout de même à faire les courses à Walmart, un des rares supermarchés ouverts.

Nous nous arrêtons dans une ferme viticole, le temps d’une dégustation et nous découvrons avec effroi que nous avons été cambriolé ! Au moment de payer les bouteilles achetées, Axel souhaite payer cash (plus avantageux avec le taux de change de Western Union) et repart vers son Defender pour chercher des sous. Il revient affolé. « Stéphane vient vite ! » Crie t’il. Nous savons qu’il s’est passé quelque chose mais quoi ? 

Nos deux voitures ont été fracturées. Deux vitres brisées. Celle de l’avant gauche pour le Defender d’Axel et Stephanie, pour nous la vitre arrière gauche. Le sac à dos noir, offert par Titouan, le fils de Stéphane, a disparu. Il contenait des affaires d’hiver : pull, veste coupe vent et doudoune. 

Stephanie s’est fait voler son sac à main, Axel, un sac à dos. Leur tablette avec GPS a également disparu.

La police est prévenue et arrive sur les lieux au bout de vingt minutes. Axel et Stéphane sont partis à la recherche des sacs… et des voleurs, sans succès.

Le policier, au moment de la déposition, est sans cesse interrompu par son talkie-phone. Apparemment ça chauffe dans la région. Il nous invite à faire une déposition en ligne sur un site officiel.

Nous continuons notre chemin et nous arrêtons dans la ferme viticole de CarinaE, chez Brigitte et Philippe, de Toulouse. Ils ont racheté cette petite ferme viticole à l’abandon pendant 40 ans et la remettent sur pieds. Cela fait 16 ans maintenant. Nous sommes en pleines vendanges. Les grappes sont collectées et sélectionnées à la main. 15 jours de fermentation et 5 jours à 3 mois de repos. Le vin nouveau est prêt. La mise en bouteille est faite à la ferme. 80 000 bouteilles par an.

Nous goutons duRosé Malbec, du Syrah, du Cabernet Sauvignon, …

Brigitte et Philippe, en pleine période de vendanges, nous assistent dans les démarches de dépôt de plainte sur le site officiel, en espagnol. 

Ils sont très embarrassés pour nous et nous proposent de rester sur leur domaine pour la nuit. 

Nous préparons un Asado. Philippe nous apporte même deux bouteilles de Malbec pour nous remonter le moral. Un orage se prépare au loin et une pluie de grêlons nous oblige à nous mettre à l’abri, dans le salon de dégustation de Brigitte et Philippe nous ont gentiment proposé. 

Le 25 février : journée relax et bricolage à Mendoza.

Nous prenons le petit-déjeuner sous les oliviers.

Stéphane et Axel sont partis au garage pour faire quelques réparations sur le Defender d’Axel

Stephanie et moi restons à la ferme viticole : démarches administratives suite au vol (en vain), lecture, écriture et balade dans les vignes au programme. Figues et raisins au goûter. Nous apprécions de nous poser, au calme à l’ombre. Seul le défilé des visiteurs, les histoires sur le vin bercent le rythme de notre journée. L’endroit est fait pour la détente.

Le matin, Brigitte nous propose encore de rester : « Vous êtes chez vous ici » et me propose même de m’installer dans son bureau si besoin. Quelle gentillesse et confiance !

Elle prépare une soupe pour les vendangeurs. Spécialité landaise, « la Carbure », soupe éternelle. Avec un reste de soupe on rajoute ce que l’on veut et surtout ce qui reste et on continue ainsi de suite.

Le soir, les hommes revenus, nous prenons un repas commun avec Brigitte, Philippe, Jean Baptiste, Julie, Thomas. Ces trois derniers, français (Biarritz et Normandie) sont venus prêter main forte lors des vendanges. Nous passons une très belle soirée.

Le lendemain, 26 février, nous décidons encore de rester une dernière nuit. Brigitte m’a conseillé sa coiffeuse. C’est une simple maison. Aucune enseigne. Beaucoup de commerces vivent cachés et ainsi ne paient pas d’impôts ou de taxes. C’est le style argentin !

Je m’installe. La coiffeuse finit de coiffer un jeune garçon accompagné de son père. La coiffeuse est très vive, de petite taille et brune. La couleur dure une heure, à peine. Very fast !

Une cliente arrive et passe un coup de balai, voyant la coiffeuse très occupée.  

De Mendoza à Salta, La Cordillère des Andes en 4X4

Au moment du départ de la cave viticole de CarinaE, Brigitte offre à chaque couple une bouteille d’huile d’olives, de la production « maison ». Je discute toujours un peu avec elle lorsqu’elle prépare le plat du soir pour les vendangeurs. 

Soupe « carbure », tian de légumes avec lard au fond, « Il faut bien les nourrir, un peu de gras c’est bon pour ce travail dur » affirme Brigitte. Elle est également la spécialiste des figues. Figues au vin, figues à la cannelle (cf. les recettes à la fin de l’article) ou nature.

Nous prenons la RP 52. Cette belle route longe la Cordillère des Andes. Paysage montagneux à perte de vue. Malgré un soleil lumineux, quelques nuages blancs sur fond de ciel bleu azur, le fond d’air est légèrement frais. Fendi chauffe à force de grimper. Nous sommes à 2600 m d’altitude. Nous apercevons quelques vaches et guanacos en contre bas. Un zorro roux traverse la piste à quelques mètres devant la voiture. Il s’arrête pour nous observer puis disparaît aussi rapidement qu’il est apparu.

Puis la RN148 est prise durant 36 km. Graveleuse. Nous traversons la Pampa Del Leoncito. Séance photos sur l’un des nombreux au lac salé.

Nous passons la nuit au Camping municipal de Barreal.

La douche est chaude, le lieu relativement propre et calme. Les vacances sont finies pour les argentins et nous sommes jeudi. Le week-end c’est une autre histoire. Les argentins ou chiliens adorent mettre la musique à fond lorsqu’ils campent. Peu importe s’il y a du monde ou pas. Chacun y va de sa sono. Melting pot des sons. Axel nous prépare un Asado (grillades au barbecue) avec un beau morceau de viande, des épis de maïs qu’il fait griller et avec Stephanie, nous préparons une belle salade verte avec carottes, tomates, ail, oignons, persil, avec la bonne huile d’olives de chez CarinaE. Nos recettes s’enrichissent au contact.

Le 28 février : San Julian

Nous poursuivons notre remontée vers San Juan par la Ruta Nacional 149, graveleuse puis la RN12 goudronnée, en bon état. Encore de beaux panoramas de montagnes aux couleurs grises, aux courbes douces. Il y a un côté rassurant de voir toutes ces montagnes. Nous longeons maintenant le Rio San Julian à sec.

Des chevaux sauvages traversent la route dans ce décor aride. Il fait presque 30 degrés. Le soleil joue a cache-cache derrière les nuages blancs épais. On dirait de grosses boules de coton. Un arrêt pique-nique est improvisé près d’un des nombreux petits temples bordant les routes et voués aux saints. Des offrandes sont déposées par dizaines, voire, centaines, au pied des statuettes. Bouteilles en plastiques remplies d’eau. .La décision est prise de prendre la RN40.

J’étais plutôt partante pour la RN 149, plus aventurière, mais on ne m’a pas demandé mon avis. J’étais entrain de discuter avec une argentine qui est venue me voir et me parler de son amour pour la France.

La région de la Valle Fertil : La Province de la Rioja, la Vallée de la Luna et Chilecito.

Nous empruntons la Ruta 40 et dépassons San Juan. La Ruta 40* est terriblement ennuyeuse. Longue et interminable ligne droite dans un décor de montagne, au loin. A tel point qu’après mon rangement, écriture, tri de mes photos et de mon petit bazar rangé à l’avant, je commence sérieusement à m’ennuyer. La température est élevée. Il fait plus de 30 degrés. Je lance quelques sujets de conversation mais c’est un moment où Stéphane aspire au calme, concentré sur la route et dans ses pensées. Soit ! Je vais donc conduire !!! Ouf !! Stéphane a parfois du mal à lâcher le volant.

Au bout d’une heure nous délaissons la Ruta 40 pour la Ruta 150. Les montagnes changent de couleur est deviennent plus rouges. Il est près de 17h. 

La Vallée de la Luna (ou le Parque Regional D’Ischigualasto) n’est plus à une trentaine de km. Quelques tunnels à franchir, des cols à monter. La route est déjà plus dépaysante et variée.

Nous sommes arrivés devant le Parque Regional D’Ischigualasto.

A l’entrée sur le parking il y a un camping car français qui est stationné là. C’est celui de Stéphane et Delphine et leurs deux enfants (« Latitude nomade »). Ils sont de Bordeaux. 8 mois de balade à travers l’Amérique du Sud. Ils viennent du Nord. Ils campent sur le parking, exposé au vent. Nous recherchons un wild, à l’abri du vent.

Parque Regional D’Ischigualasto ou la Vallée de la Luna. Le site, d’une ancienneté de 230 millions d’années, d’une superficie de 630 km2, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Un guide accompagne la quinzaine de voitures de visiteurs dont nous faisons partis pendant 3 heures. Nous nous arrêtons à 5 reprises. Le temps d’écouter les explications du guide, en espagnol et dans un anglais approximatif et de prendre quelques photos. La visite dure trois heures. L’endroit est unique, minéral et lunaire. Il est également connu pour ses exhumations de squelettes de dinosaures (visibles au musée du parc). La période Triasique y est bien représentée. Les sédiments apparaissent comme des formes évoquant des figures, animaux ou champignons.

Puis il y a là un petit groupe qui débarque. Une dizaine de personnes, caméra à l’épaule, micros dans la main, gens « bien vêtus ». Nous apprenons qu’il s’agit d’acteurs d’un feuilleton argentin. Les visiteurs se laissent prendre en photos avec un homme et une femme. Je joue le jeu et me laisse photographier avec …. ? Ben je ne sais toujours pas qui est cet homme sur cette photo ????

Nous quittons ce lieu d’une extrême beauté par la RN76. Et vous êtes en train de vous demander pourquoi je donne tout le temps le nom des routes empruntées ? Pour refaire la route pardi !!!

Nous traversons Villa Union, reprenons la Ruta 40. Nous sommes à présents dans la région de La Rioja

Une des plus belles routes que nous avons été amenés à emprunter.

Les couleurs dominantes sont à présent complémentaires : rouge et vert. Il fait 35 degrés. Nous nous arrêtons sur un air de point de vue à 2600 m d’altitude. « On dirait un tableau ! » me dit Stéphane.

Nous sommes comblés par tant de beauté !

Après encore quelques heures de route nous arrivons enfin à Chilecito. Il est 20h30 et il fait déjà nuit. Trop tard pour chercher un wild. Il ne nous reste pas beaucoup d’options à part le Camping Ista Huasi, à la propreté douteuse. La nuit est à 150 pesos par personne. Je trouve tout de même la douche sale. De plus il faut traverser un dortoir où dorment les gens. Devant notre hésitation, le gérant nous propose une autre douche dans une « cabanas ». Affaire conclue !

Nous sommes maintenant le 1er mars. Au matin, nous découvrons nos voisins cyclistes, français.

Aurélia, Anton et la petite Agathe de 14 mois.

Ecoutez l’histoire très particulière d’Aurélia :

Aurélia 1 : Présentation du Voyage
Aurélia 2 : Une histoire de famille
Aurélie 3 : ? Motivation
Aurélie 4 : Et Agathe dans tout ça ?

Au moment de partir nous découvrons que la fermeture de leur tente est cassée. Que faire ? Les moustiques sont parfois virulents. Je leur laisse une moustiquaire. Cela va les protéger un peu, surtout Agathe.

La Province de Catamarca, Tinogasta

Puis nous rejoignons la RN78. En route vers Tinogasta où nous nous arrêtons pour un pique nique rapide et prendre de la wifi sur la place centrale, comme bien souvent dans les petites villes argentines.

Puis Fendi trace la route sur la RN60 vers Las Grutas. La Vallée de Chaschuil nous offre ses déserts montagneux de couleurs gris, rouge, vert. Nous sommes à 3000 m d’altitude. Nous recherchons un wild à l’abri du vent. L’idée était de monter progressivement pour s’habituer à l’altitude et tester nos réactions. Certains ont mal à la tête, au ventre,…Il vaut mieux y procéder par paliers. Axel veut se mettre derrière une montagne et pour cela nous devons nous éloigner de la route et couper à travers les étendues de sables, terres, bosquets de plantes. Nous finissons par nous embourber, les deux Defenders en même temps. Sploutsch !!! Impossible de sortir Fendi.

Stéphane sort les plaques en acier qui pèsent une tonne pour les disposer sous les roues du Déf d’Axel et Stéphanie. Axel étant moins embourbé, réussit à s’en sortir. Ce dernier va désormais pouvoir nous tirer de là, avec sangles et plaques. Nous passons finalement la nuit au calme, à quelques mètres de là, avec un ciel gris menaçant et quelques gouttes de pluie.

Volcan Pissis, Fiambala

Nous sommes le 2 mars et décidons de prendre la route vers le Volcan Pissis, à 110km de là. Les 20 premiers kms se font sur une route RN 60 avec un bon revêtement. Les 180 km suivants ne sont que pistes. 180 kms en 5 heures. De la tôle ondulée. Nous passons de 3100 m à plus de 4600 m d’altitude. Les paysages sont de toute beauté. Nous passons par la Laguna Los Aparejos, un lac salé avec des flamands roses et de nombreux oiseaux. Enfin nous montant vers un autre point de vue, celui du Lac Azul, à 4524 m d’altitude.

Le Volcan Pissis (à 6792 m) se dévoile sur notre gauche. C’est le troisième plus haut sommet de la Cordillère des Andes, après l’Aconcagua et le Nevado Ojos del Salado. Nous découvrons un des plus beaux panoramas de cette belle aventure

Fendi en Montée

Nous avons mis 3 h à l’allée et 2h au retour pour cette route vers le Volcan Pissis. Ecoutez le bruit qui règne dans Fendi :

Après un demi-tour bien orchestré, nous retrouvons la RN 60 et rejoignons Fiambala, ville thermale, que nous avions traversé rapidement. Nous nous octroyons une pause thermale à 17 km. Moment de détente inestimable. De nombreux bassins sont disposés en escaliers. La température de l’eau varie entre 37°et 42°. Nous commençons par le bassin le plus chaud. Nous finissons par bivouaquer sur le parking des thermes. Je prépare une soupe chilienne avec haricots blancs, apprise à la ferme végane (cf art. précédent). La soupe mettra du temps car un vent fort s’est levé.
Nous gardons l’accès aux douches le lendemain. « Ce qui est une bonne chose » comme l’aurait dit si bien mon père.

Mardi 3 mars : Las Papas, la Ruta 34 et le Campo de Pietra Pomez

Direction Las Papas par la Ruta RP34. Il est 10h30, la température avoisine les 25 degrés. La journée s’annonce chaude. Axel et Stephane reprennent de l’essence. Les routes et pistes que nous allons emprunter ne laissent pas de place au hasard. Nous faisons le plein de carburant, nourriture et eau pour 4 à 5 jours d’autonomie. 

Nous sommes entourés de montagnes, mi roches, mi sable. Un autre visage de la Cordillère des Andes. Désert et montagnes. Aujourd’hui les couleurs sont des camaïeux de beige. Hier nous avions droit à une palette plus contrastée : bleu turquoise des Lagunas Azul et Aparejos, bleu clair du ciel, les beige, orange et rouge des montagnes.

Des rivières sont traversées. De plus en plus profondes. Des pistes de sable. Nous ne croiserons qu’une seule voiture, en trois jours. Nous apercevons de nombreux volcans, comme celui de Cerro Blanco.

Las Papas

Ce petit village, ce hameau, semble désert vers 15h. Le moment de la sieste. Ce hameau compte à peine 50 habitants. Seuls trois enfants, entre 9 et 13 viennent nous voir. Il me confirme qu’il n’y a que 11 enfants scolarisés, en primaire. De quoi vivent les gens ici ? Tellement isolés…

Nous démarrons une petite route montante lorsque nous quittons Las Papas.

Fendi sur la tôle ondulée

Nous écoutons la nouvelle playlist d’Axel en rejoignant la Ruta provencial 34, une piste de sable volcanique et de dunes. Nous montons à 4200 m d’altitude.

Un des meilleurs spots de wild. Paysage lunaire. Calme. Roches calcaires au milieu des cailloux et du sable volcaniques. Paysages hors du temps. 

Nous arrivons de nuit. Pas d’Asado ce soir, mais des pâtes à la sauce tomate, au thon et une salade verte au menu. Nous sommes épuisés. Incroyable route !!! Seuls quelques tours opérateurs avec 4×4 et Overlanders s’aventurent dans cette zone coupée du monde. Parfois les pistes ressemblent à des pistes de ski. Ca glisse…. Le defender d’Axel dérape à plusieurs reprises. Dégonflage des pneus. Ca nous rappelle l’Afrique.

La nuit est étoilée. Aucune lumière artificielle ne vient perturber la beauté céleste de ce lieu presque mystique. Nous avons été productifs : 140 km en 7h.

Mercredi 4 mars : Antofagasta de la Sierra

Avant de reprendre la RP 34, nous nous arrêtons pour une séance photo. Surprise ….Un couple de Mare del Plata est également là avec un guide. Ce dernier nous fait comprendre que l’on n’a pas le droit de dormir dans le Campo de Pietra Pomez. Ils viennent d’Antofagasta de la Sierra. Nous faisons les candides.

En route le Volcan Carachi Pampa visible sur notre gauche, apparait comme une tâche noire sur un tableau.

Au bout une route, la RP 43. Goudronnée. Fin de la virée « Camel Trophy ». Image des pubs de mon enfance. L’Aventure en Defender, simplement. Les pneus sont regonflés à 2,5 (1,6 de dégonflage) pour éviter une crevaison. Nous quittons le Campo de Pietra Pomez et arrivons à Antofagasta de la Sierra.

Antofagasta de la Sierra.

Axel et Stéphane cherchent un peu d’essence, Stephanie et moi du pain. La signora du shop nous donne 4 boutons en récompense de nos achats. Petit village typique des Andes, dans la province de Catamarca, se trouve en pleine Cordillère des Andes, à 3323 m d’altitude. A l’entrée du village un troupeau de Lamas nous accueillent. « Ils sont déjà plus mignons » me dit Stéphane en observant leurs poils plus longs que les guanacos vus dans le Sud du Chili ou de l’Argentine.

RP 44. Piste Graveleuse sur 280 km. Nous roulons à 30/40 à l’heure, direction Tolar Grande. Nous sommes à présent à 4660 m. Beaucoup de lamas, chèvres et moutons broutent dans le lac asséché de Vega Colorada. Une mousse verte et spongieuse recouvre la surface.

Nous nous arrêtons au Mirador Salar Antofalla à 3900 m pour demander l’état de la route… : « elle est bonne » nous dit-on. Après une dizaine de km nous constations que la « bonne route » c’est de la tôle ondulée. Encore 140 km à 40 km/h. Encore 4 heures de route. Il est presque 16h. Ce qui signifie une arrivée prévue à Tolar grande vers 20h. En attendant nous dévorons un Alfajores : gâteaux ronds argentins, garni de crème.

SONS47 tole ondulee

Encore une vue spectaculaire vers le Volcan Aracar. Sur notre gauche, le cône parfait, le Cono Arita. Il s’agit d’un cône sacré. 147 m de haut. Interdiction de l’escalader, car sacré.

Cono Arita

Tolar Grande.

Nous cherchons une place pour camper, à l’abri du vent dans ces vastes étendues de no man’s land… Le ciel commence à se couvrir de gros nuages noirs et gris. Un vent fort s’élève. Nous poussons jusqu’à Tolar Grande.

Où allons nous dormir dans ce petit village d’à peine 14000 habitants et à 3520 m d’altitude ? Près des mines de souffre ou d’or ? Près de la station ferroviaire ? Nous décidons de manger chez

Lilly, restaurant dans une maison rose. Il y a là des routiers, des travailleurs pour la mine ou des voyageurs. Une quinzaine de personnes sont attablées dans cette petite pièce où fuse le son de la télévision.

La nuit nous la passerons près du terrain de foot. Le vent souffle un peu moins fort. La température descend à 4 degrés la nuit.

Jeudi 5 mars. Desierto Del Diabolo.

Un arrêt à Ojos de Mar. Plus loin un lac salé de couleur bleu cristal. 

La route RP 27, piste de terre rouge mais en meilleur état car des trucks circulent du matin au soir vers les mines d’or et de cuivre. 

Nous découvrons le Desierto del Diabolo avec ses formes montagneuses coniques rouges. Puis la traversée du Cerro Los Colorados.

Plus loin, Pecigos. Petit village. Nous sommes encore à 270 km de Salta, notre destination finale. Toujours la route de terre. 

Un arrêt pique nique est pris et nous voici sur la RN 51. Nous longeons le Rio Rosario. Alto Chorillo est à 4500 m.

Le ciel se couvre de gros nuages gris au loin. Nous nous en rapprochons de plus en plus.

Nous nous arrêtons à San Antonio de Los Cobres. De nombreux cactus apparaissent tels des doigts pointés.

Nous passons notre nuit à Campo Quijano, au Camping Municipal.

Vendredi 6/03. Cinq jours à Salta…enfin un peu de repos et le temps des réparations.

Le matin nous passons chez Marcello à Salta. Marcello fait parti d’un groupe de passionnés de Defender, prêt à filer un coup de main si besoin. Les pièces sont commandées à Mendoza chez Fernando. Axel avait déjà emprunté son garage pour des réparations. Axel doit changer ses amortisseurs et Stéphane changé une pièce de la direction.

Puis c’est le temps des courses, du passage à Western Union pour récupérer des devises à taux intéressant, remplir la bouteille de gaz marocaine. Ce derniers point s’avère plus compliqué. Au bout de trois endroits sans succès, nous décidons d’acheter un adaptateur. Nous retournons remplir notre bouteille de 5 kg pour 500 pesos.

Nous passerons les trois prochaines nuits dans le Camping Municipal de Salta. Immense Camping avec plus de 400 places et … piscine géante, à vide.

Il n’y a donc pas trop de monde.

Le samedi 7 mars nous en profitons pour visiter le centre de Salta. Cette ville, fondée en 1582, à l’architecture coloniale et d’héritage Andin, nous charment. Les principaux monuments sont regroupés près de la Plaza 9 de Julio. Nous décidons de nous séparer. Nous avons pris un taxi du camping jusqu’au centre. Chaque couple se retrouvera plus tard sur cette  même place.

Il y a beaucoup d’églises à Salta. Nous visitons la Cathédrale Néo classique rose, reconstruite au 19ème siècle suite à un tremblement de terre, la Basilica Menor y Convento de San Francisco, apercevons le Cabildo, l’hôtel de ville du 18ème siècle et dans lequel se trouve également le Musée de l’Arqueologia de Alta Montana (MAAM), dans ce dernier nous découvrons la richesse de la culture Incas avec les statuettes ornées de tissus, de bijoux…pour les offrandes et surtout les trois Momies, une seule est exposée sur les trois (à tour de rôle). Ces dernières nous laissent un goût amer. Dans la culture Incas les offrandes, outre les objets, pouvaient également être des enfants. Les enfants, au moment de leur ensevelissement avaient : 15 ans, 6 ans et 5 ans…

Un peu plus loin les petites boutiques artisanales de la culture Incas et Andine.

Un peu de repérage shopping pour trouver des nouvelles chaussures et un coupe-vent pour Stéphane. Mais Monsieur est difficile. Cela attendra encore un peu. Nous nous arrêtons dans un petit restaurant local pour déguster une Milanesa énorme et des frites (escalope de porc), le tout pour 430 pesos argentins.

Chanteur dans café du lunch
Groupe de Chanteurs dans le café

Retour au Camping. Les jours suivants seront consacrés à des activités de nettoyage, (poussière des pistes), courses, rangement, de détente et d’écriture…

Lundi, les pièces arrivent de Mendoza. Après midi mécanique….et pour Stéphanie et moi, de rester discrètes, presque invisibles pour ne pas perturber ces cerveaux en ébullition aux mains d’or.

Le soir c’est Asado ! Tout le monde a bien travaillé. Suspensions et direction réparées .(Fendi), amortisseurs inversés (Fendi).

JEU : Et devinez qui nous avons retrouvé à Salta ?

Le 1er qui reconnait ce jeune homme gagne un souvenir ….

A bientôt pour nos prochaines aventures en BOLIVIE. d’ici là portez-vous bien.

CHILI, le prix des choses

1.300 kg de viande pour 7000 pesos chiliens (7 euros).

Prix du bus : 620 pesos/pers pour 30 minutes de trajet (6à cents d’euros)

ARGENTINE, le prix des choses

1 nuit de Camping pour 2 pers avec voiture : entre 160 et 400 pesos/nuit (entre 2 et 5 euros, les moins chers).

1 lessive = 200 pesos/corbeille de 5kg ou 200 les 12 articles, suivant la région (2,5 euros).

Recette des figues au vin ou à la cannelle (recette Brigitte)

Les figues au vin. Il suffit de mettre des figues fraiches et mûres dans un plat qui va au four. Arroser et recouvrir de vin rouge. Laisser au four à température basse (80°) et « oublier », suivant l’expression de Brigitte, c’est à dire deux trois, heures.

Les figues à la cannelle : les disposer dans un plat qui va au four. Les saupoudrer de cannelle et les « oublier » dans les mêmes conditions que précédemment.

6 réflexions sur “De Valparaiso à Salta, en passant par Mendoza

  1. Un joli périple ! Les paysages du passage à la frontière me font drôlement penser à Tenerife, dans les Îles Canaries. C’est incroyable le nombre de français que vous croisez finalement à l’autre bout du monde ! Nous sommes partout haha! Bon weekend 🙂

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    1. Bonjour Alexia, Oui les paysages sont incroyables ! Nous ne connaissons pas Tenerife ou les Iles Canaries. Nous croisons plus de voyageurs qu’en Afrique, surtout Français, Allemands, hollandais,..;mais maintenant beaucoup sont rentrés, par la force des choses.
      Le prochain article sera également riche de paysages…Merci de nous suivre

      Aimé par 1 personne

      1. Merci Alexia ! Pour le conseil, va juste falloir attendre encore un peu. Déjà nous ne sommes pas prêts de rentrer…Confinement en Bolivie jusqu’au 30 avril et d’ici à ce que les frontières s’ouvrent…Bonne soirée et au plaisir de vous lire

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