Mollesnejta, la ferme Agroforestière de Noemi

Le dernier article parlait de notre confinement à Mollesnejta. Beaucoup d’entre vous nous ont posé des questions à propos de cette ferme. A quoi sert-elle ? A qui est-elle ? C’est quoi l’Agroforesterie ? Qu’est ce qu’on y fait ? Y a t’il des animaux, des cultures ?


Johanna et Christian, les deux stagiaires interviewés dans l’article précédent, avaient éveillé notre curiosité à propos de l’Agroforesterie. Grâce aux réseaux sociaux, j’ai pu creuser le sujet avec Noemi, la propriétaire allemande restée bloquée en Suisse, à cause du Covid-19 et de ses conséquences : fermeture des frontières et confinement.

Noemi dans sa ferme

Le parcours d’une femme forte, passionnée et déterminée.

Noemi a 6 ans lorsqu’elle décide d’avoir une ferme un jour. Aujourd’hui, Noemi Stadler-Kaulich a 62 ans et cela fait plus de vingt ans qu’elle dirige Mollesnejta, la ferme agro-forestière, à Combuyo, à une trentaine de kilomètres, dans les vallées semi-arides de Cochabamba.

Après des études d’Agronomie en Allemagne, Noemi travaille dans la Coopération Internationale. Dont une mission difficile au Honduras durant presque deux ans.
Avec Carlos, son mari bolivien, elle a trois enfants. Ils vivent, pendant quelques années, dans une ferme, en Bolivie.
Quelques années plus tard, et après été quittée par Carlos, elle rencontre son second mari Joachim. Tous les deux, ils décident d’acheter un terrain pour expérimenter l’agriculture organique.

Mollesnejta, les sons du matin

C’est ainsi que Mollesnejta est né, dans le val de Cochabamba, à 2.800 mètres d’altitude, avec un climat semi-aride. Le sol du terrain souffre d’érosion, sans compter les nombreuses pierres. Ils font leurs premières combinaisons d’arbres et de légumes, comme le préconise la permaculture. Les résultats sont rapidement visibles sur les légumes.
Pour les arbres, il s’agit d’expériences sur du moyen à du très long terme.
« La nature dure. Pour produire 1 cm d’un bon sol en Europe Centrale, il faut 100 ans. En zone sèche il faut 1000 ans » m‘explique Noemi.  
Elle veut surtout faire ses expériences en Agroforesterie, avec l’objectif d’augmenter la fertilité du sol.

Un des messages importants de Noemi : « Il faut abandonner les monocultures ». Elles appauvrissent les terres, le sol et entraînent la misère puisqu’il n’y a plus de production au bout de quelques années.

Noemi travaille et échange les résultats de l’Agroforesteríe également avec les Universités de La Paz, de Sucre et de Cochabamba, pour lesquelles elle accueille régulièrement des étudiants, comme Patricia.

Chaque étudiant/e a la possibilité de démarrer une parcelle à zéro. Patricia, , fait des combinaisons. Elle a planté des Pacaï, un noyer, des carottes, des Tarwi sur sa parcelle. Comme les autres étudiants ou stagiaires, Patricia a appris comment fonctionnent les systèmes agroforestiers dynamiques ou certaines techniques comme la fabrication du Charbon actif, l’application de la Terra Preta.

Puis, en 2016, Noemi se retrouve seule à gérer la ferme. Joachim, déjà à la retraite depuis quelques années, a fini par se lasser de tout ce travail.

Trace du feu sur les arbres morts

En 2017, un drame se produit. Un incendie, provoqué par un voisin faisant brûler ses ordures, détruira 11 hectares sur les 16 existants. Il s’agit à présent de récupérer l’écosystème vulnérable des vallées semi-arides. Après le choc, l’action. Les étudiants se mettent immédiatement à diffuser l’information sur les réseaux sociaux, comme facebook, Instagram ou Linkedln, puis à tous leurs contacts et lancent l’opération sur YouTube : « Make Mollesnejta green again ». Une chaîne de solidarité se met en place. Les voisins lui viennent en aide. Elle va récolter de l’aide humaine et des fonds pour nettoyer, replanter, encore et encore,…

Que veut dire Mollesnejta ?

En Quechua, une des nombreuses langues boliviennes, Mollesnejta signifie : « Là où poussent les arbres Molles ». C’est le coin des Molles. Molle est le nom d’un arbre ancestral, de la région andine, comme le Schinus molle*.  
*il est également appelé : « Poivrier Sauvage », avec ses grappes de raisins de baies roses utilisées en cuisine.

Mollesnejta, les sons dans la journée

Quel est l’objectif de la ferme de Mollesnejta ?

Il s’agit avant tout de restaurer les sols, d’adapter les cultures agricoles au changement climatique et les produire avec un minimum d’irrigation et sans utilisation de produits agrochimiques. L’agroforesterie est une technique agricole que les Incas utilisaient il y a environ 1 000 ans lorsque le climat changeait à cette époque, avec des températures extrêmes et des précipitations réduites.

Pourquoi pratiquer l’Agroforesterie ? Quelles sont ses vertus ?

L’utilisation des techniques de l’agroforesterie permet de récupérer des sols abîmés et de restaurer l’écosystème local. Les expériences montrent que plus la diversité végétale est élevée et plus la densité végétale est élevée, plus le dynamisme est inhérent au processus de restauration du sol et de l’écosystème local.

À ce jour, environ 60 000 arbres et arbustes ont été plantés et chaque année, des plantes sauvages très diversifiées apparaissent.

Le fait de pratiquer une couverture continue du sol, améliore la fertilité du sol et augmente sa capacité de stockage d’eau.

Les expériences se concentrent sur l’association d’arbustes et d’arbres indigènes avec des plantes utiles (répulsifs/capteurs d’azote/réservoirs d’eau), à la fois des cultures à court terme et des arbres fruitiers, avec et sans irrigation pendant la saison sèche.

Le but étant d’identifier des combinaisons favorables d’espèces sous des températures extrêmes.
La diversité des espèces crée également un équilibre naturel entre les insectes ravageurs potentiels et leurs prédateurs.
Aucun produit phytosanitaire n’est utilisé sur l’ensemble du site. L’engrais artificiel est tabou.

"Au cours de l'Année Internationale du sol, 2015, des tentatives d'amélioration du sol avec du biochar activé (Terra Preta) et du bois de ramification fragmenté ont été lancées. Le matériau de départ, pour les deux techniques d'amélioration du sol provient de l'élagage des arbres et des arbustes des parcelles de Mollesnejta" m'explique Noemi.
Le bruit des Cochons d’Inde.
"Il s’agit également d’observer quels animaux de pâturage sont favorables dans les systèmes agroforestiers. Après les vaches, les chèvres, les moutons et les oies, il y a actuellement deux ânes, un couple de lamas et des cochons d'Inde. Les chiens assurent la sécurité, les chats protègent les jeunes plantes des dents sauvages des cobayes, les abeilles assurent la pollinisation des arbres fruitiers, des poules mangent des insectes près du sol et la carpe dans le réservoir de stockage d'eau d'irrigation détruit les larves de moustiques possibles". 

Noemi transmet et publie son savoir-faire et ses pratiques acquis lors des cours, séminaires et congrès aux agriculteurs, consultants, étudiants et experts, en Bolivie et en Europe.

Quels sont les plantes et arbres que l’on peut trouver à Mollesnejta ?

Des Oliviers, Jacaranda, « Tagesaster » ( Chamaecystisus proliferus), Vignes (cabernet de Fribourg), Avocatiers, Noyers, Pins, Chênes, Molle, Schinus Molle, Schiri Molle, Ginkgo, Eucalyptus real, Arbres à tomates, Argousiers, Plantes médicinales, Herbes fourragères, Acacias Saligna, Acacia floribunda, Acacia melanoxylon, Acacias Saligna, Sapo, Arbres indigènes, Pacay, Fresno /Fraxinus americana, Chilijchi / Erythrina falcata, Tartago/Rhicinus communis, Tagasaste/ Chamaecystisus proliferus, Pinus patua, Roble aleman/Quercus ssp, Uriuri, Técoma Stans, Abajo Aloe Vera, Arriba Schinus Molle, Leucaena Leucocephala, Tipuana tipu,…

Tarwi (haricots), Café, Carottes, Salades, Tournesol, Maïs, ….

Comment est gérée la ferme ? Avec quelles ressources financières et humaines ?

Depuis 2016, l’année de sa séparation avec Joachim, Noemi multiplie les petits contrats pour survivre. Chaque année, elle donne des cours ou organise des séminaires en Europe. Comme dans cet éco-village, de 150 habitants, du nom de Siebenlinden, en Allemagne, dans la famille Langerhorst, en Autriche, ou encore à Hamburg, en combinaison avec des actions de permaculture, un moyen de restaurer encore mieux le sol.

Elle est d’ailleurs toujours à la recherche de subventions, de dons ou d’aides.
Avis aux amateurs !

Côté humain, Noemi est assistée, depuis 5 ans de Don Dimetrio, de son fils Pédro et de Donna Crescencia.

Don Dimetrio
Pedro

Donna Crescencia cuisine pour les visiteurs, s’ils le souhaitent (stagiaires, étudiants, volontaires, …). Don Dimetrio et Pédro passent leur temps à couper l’herbe, nettoyer, élaguer les arbres, lutter contre cette nature envahissante et à apprivoiser ce terrain immense, tout en s’occupant des deux lamas, des deux ânes, des 6 chiens, des cochons dindes et des nombreux chats de la ferme.

Comment fais-tu pour vivre seule, dans cette ferme ?

« Je suis rarement seule » admet Noemi. « Il y a toujours des étudiants, des chercheurs, des volontaires. Parfois ils restent quelques semaines jusqu’à quelques mois. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer ». Mes journées de travail sont très longues. Je me lève à 6h du matin et le soir je suis devant mon ordinateur…
Je pars également chaque année et quelques mois en Europe pour donner mes cours », rajoute t-elle.

Avide de partager son savoir, Noemi est habitée par cette belle énergie qui la porte.

Quels sont tes points forts pour mener à bien tes projets ?

« Je suis curieuse. Je veux savoir comment on peut produire en harmonie avec la nature et protéger la biodiversité. Comment vivre avec les mauvaises herbes et les insectes ? On ne doit pas le prendre comme une guerre perpétuelle, et plutôt on doit en profiter ! ». Pas question d’utiliser des produits de l’agrochimie, qui ne ferait que détruire l’équilibre de la nature, les petits animaux, la faune. Il s’agit de donner de « l’humus » au sol. « Au niveau global 25 % du sol est déjà abîmé, désertifiés ».

Noemi se définit comme persévérante, optimiste, sérieuse, avec du leadership et un sens de l‘équipe.

D’autres diront qu’elle est sacrément forte et passionnée et incollable sur la culture agroforestière, qu’elle connaît les arbres et leurs propriétés, que ses petits arbustes sont comme ses enfants, qu’elle poursuit inlassablement son but, celui de partager son savoir, qu’elle est pleine d’énergie, qu’elle aime discuter sur sa vie ou sur la culture bolivienne (en Bolivie depuis 40 ans) et qu’elle ne se repose jamais !
Ils diront aussi qu’elle devrait peut être « lâcher du leste » de temps en temps, « écouter et prendre en compte l’avis des autres ou les solutions proposés par les autres et ne pas toujours se fermer ». La négociation semble parfois difficile, certains investissements aussi. « Des améliorations techniques pourraient drôlement faciliter le travail exécuté, encore aujourd’hui, à la main » me confie un des stagiaires.
« C’est indéniablement une femme remarquable. C’est une bosseuse ! S’il n’est pas toujours facile de travailler avec elle, cependant elle m’a appris énormément de choses », me confie un autre stagiaire.

Mais Noemi prend sa mission à cœur et veut bien faire et surtout, c’est une femme engagée et exigeante, elle pense:

« Nous avons une responsabilité envers nos enfants et nos petits enfants. Je dois partager, transmettre ce que je sais, sans perdre de temps » .

Je rajouterai…Noemi a le Sens de la Terre, notre Terre à tous….Peut être une compétence à rajouter sur les CV ?

Mollesnejta, les bruit du soir

Quels sont tes projets actuels ou futurs ?

Avec l’Université de Freiburg im Breisgau, nous essayons de monter un Master International d’excellence en Agroforesterie. Pour l’instant, avec le confinement, les aides sont bloquées.

Avec un collègue, nous rédigeons sur toutes nos connaissances et expériences sur l’agroforesterie pour en faire peut être un livre pour la diffusion à un plus grand nombre.

« Au delà des problèmes de sols, nous nous heurtons à des problèmes politiques. Les aides accordées par les gouvernements favorisent bien souvent l’Agro-industrie ».

Elle souhaite également organiser des visites touristiques à la ferme, pour des petits groupes. Avec ce double objectif : sensibiliser à la préservation de l’écosystème, partager ses connaissances et mettre un peu de beurre dans les épinards, pour continuer ses recherches à Mollesnejta.

Voici quelques résultats, alimentés par les étudiants et stagiaires et experts cités, dans le cadre de leurs recherches.

« Plus la diversité des espèces végétales et la densité des plantes dans un système agroforestier sont grandes, plus le système entier se régénère rapidement, ce qui ressort également de la richesse des espèces des plantes sauvages auto-ensemencées. » Diego Amurrio.

« Le sol de deux des parcelles agroforestières de Mollesnejta contient une plus grande proportion de matière organique et un plus grand nombre de bactéries et de champignons du sol que le sol des champs cultivés de façon biodynamique et locale ». Erika Alba Gamboa 

« L’Agroforest peut augmenter la teneur en matière organique dans la couche supérieure du sol de 30 cm de <1% à> 6% en 10 ans dans les conditions de culture de Mollesnejta ». Lucas Landenberger

« L’utilisation du biochar améliore la capacité de stockage de l’eau du sol pour les cultures arables; plus le biochar est utilisé (0 à 7,5 dm³ / 0,5 m²), meilleure est la disponibilité en eau nécessaire à la croissance des plantes ». Stefan Nahstoll

« L’utilisation de 30 L / m² de bois de branche fragmenté, dont la moitié est travaillée dans la base du sol et le reste comme couche de paillis, permet une économie d’eau d’irrigation de 30% ». Lorenz Beister

« L’utilisation de 2 kg de charbon par m² de sol augmente la production d’oignons d’environ 25%,». Marcelo Bustamante

« Lorsque des rameaux fragmentés d’une espèce de légumineuse sont incorporés, le sol à une teneur en azote plus élevée que lorsque des rameaux fragmentés d’une espèce non légumineuse sont incorporés ». Samuel Kugler

« Les arbustes d’arbres Chacatea (Dodonaea viscosa) et Tagasaste (Chamaecytisus proliferus ssp palmensis) soutiennent la résilience des cultures de maïs grâce à leurs mycorhizes ». Fabian Sauter

« La valeur de l’urine des toilettes sèches avec laquelle le biochar a été éteint a une valeur de 1.165 € / hectare sous forme d’économies d’engrais azoté. Plus de biochar a été ajouté au sol, plus sa capacité de stockage d’eau est élevée (comparaison entre 0, 10 L et 20 L de biochar sur 3 m²). Le biochar encore chaud trempé dans l’urine contient plus de deux fois d’azote que lorsque le biochar est mélangé avec de l’urine à l’état refroidi ». Saul Sandoval

Lire également les interviews de Christian et Johanna, dans l’article précédent.

Quels sont les arbres et plantes que l’on peut planter en Europe ? Quelles seraient des combinaisons possibles ? Quelques exemples ?

La combinaison des fruitiers avec des Caragana arborescents, des Noisetiers, des Viscia sp sont possibles. Mais il faut les modeler, savoir couper les branches, etc… 

Penses-tu, qu’après le confinement les gens vont changer leur manière de traiter la terre ? Vont-ils cultiver d’une manière plus responsable, en respectant mieux la terre ? 

« Je l’espère, mais j’en doute ».

Quel autre message voudrais-tu donner à la fin de l’article ?

Je voudrais partager mes connaissances à un maximum de gens.

Où se situe la ferme d’essai de Mollesnejta ?

« Le terrain couvre 16 hectares et est situé dans la vallée de Cochabamba, dans la province de Quillacollo, municipalité de Vinto, au-dessus du canal d’irrigation du village de Combuyo, sur le versant de la cordillère Tunari à plus ou moins 2800 mètres d’altitude, à proximité du parc national de Tunari, avec son Pico Tunari à 5035 m.« 

Comment y est le climat ?

« Le climat est semi-aride avec des précipitations annuelles comprises entre 250 (année El Niño) et 550 mm, qui tombent en trois à quatre mois (de décembre à mars). La température moyenne annuelle est de 18 ° C. Le terrain est très rocheux. En raison du surpâturage, le sol a été enlevé en 1999 et de nombreux canaux d’érosion redoutent le terrain – situation typique du sol dans la région andine orientale« .

En janvier il peut faire jusqu’à 31 degrés, en juin/juillet jusqu’à 0 degrés.

Pour aller plus loin…et si vous souhaitez vivre une expérience agroforestière :

Les stagiaires, volontaires ou étudiants ayant un projet de recherche reçoivent un hébergement rustique et propre dans des chambres partagées ou en couple dans la ferme d’essai de Mollesnejta.
Vous avez la possibilité d’utiliser la cuisine commune, de prendre une douche chaude, et d’utiliser des toilettes sèches. Il y a également un petit laboratoire à disposition. Mollesnejta a des contrats de coopération avec les universités pour utiliser les laboratoires.

Une connexion Internet est disponible (tarif mensuel).

Les déjeuners et le dîners (également végétariens ou végétaliens) peuvent être commandés auprès de Donna Crescencia pour 12, – BOB (environ 1,70 €) par repas.

Le Centre d’Agroforesterie Andine de Mollesnejta a des accords de coopération avec l’Universidad Católica Boliviana et l’Universidad Mayor de San Simón à Cochabamba, et a donc également accès à la bibliothèque et au laboratoire.

En tant que membre du réseau agroforestier ECOSAF (Espacio COmpartido en Sistemas AgroForestales), les étudiants ont accès à des organisations et des institutions qui mettent en œuvre des systèmes agroforestiers avec les petits exploitants de la région.

Les activités de recherche à Mollesnejta peuvent être soutenues par des dons à l’ONG SCHEUNE e.V .:
E-Mail : info2015@scheune-ev.de
Les activités de recherche à Mollesnejta peuvent être soutenues par des dons à l’ONG SCHEUNE e.V .:
E-Mail : info2015@scheune-ev.de

Facebook : @Mollesnejta- Centro de Agroforesteria Andina

Vous trouverez toutes les vidéos sur YouTube, tapez : Mollesnejta.

J’ai trouvé, en faisant mes recherches, cet article sur l’Agroforesterie en France

https://www.agroforesterie.fr/documents/analyse_agroforesterie_CEP_Mapraat.pdf

Dans l’espoir que cet article vous aura inspiré d’une manière ou d’une autre, nous vous invitons à le partager au plus grand nombre.

Nous vous espérons en forme dans ces derniers jours de confinement. Pour nous, le confinement est prolongé jusqu’au 30 mai.
Prenez toujours autant soin de vous et de votre famille, amis, collègues, voisins, personnes âgées, …
Le prochain article traitera de la suite de ce confinement bolivien (puisque nous ne pouvons toujours pas reprendre la route), de la confection de masque en tissu fait entièrement à la main et durable, d’astuces de confinés,….et de bien d’autres choses encore.

7 réflexions sur “Mollesnejta, la ferme Agroforestière de Noemi

  1. Ping : Mollesnejta, la ferme Agroforestière de Noemi

    1. Hello Stéphanie,
      Je ne sais plus si tu parles l’espagnol, mais tout s’apprend et je te verrais bien ici en Amérique du Sud, à passer trois mois ici et trois mois là. Certainement une expérience très différente de ton long séjour en Australie. Des bises

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  2. FERRIERES Gilbert

    Bonjour Mireille et Stéphane, merci pour cet article, quand vous viendrez à Millau, c’est un peu comme ça que je cultive mon jardin… vous verrez par vous-même. Je n’utilse aucun engrais artificiels, les arbres ne sont pas traités…En attendant, demain on déconfine , avec des gestes barrières. malheureusement, bien trop de gens n’ont encore pas trop compris… des cas de Covid réapparaissent par manque de respect des geste barrières et par rassemblements trop nombreux ! Pour ma part, je n’ai nullement envie de revivre une période confinée…. Bises, bonne continuation à la prochaine. Gilbert Cathy

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    1. Bonjour Gilbert et Cathy ! Nous espérons bien venir vous voir un jour…peut être à notre retour si nous arrivons par le sud. Alors ce déconfinement cela donne quoi ? Ici, cela risque encore de durer quelques semaines. Nous espérons que les frontières ouvrent ensuite…Des bises à vous deux

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  3. Christine

    Merci merci, c’est très intéressant et inspirant, surtout dans cette période où on réfléchit beaucoup à l’avenir, au respect de la terre, et à nos façons de vivre complètement dingues !
    Bon courage pour le confinement jusqu’au 30 mai, profitez de ces moments hors du temps 👍!
    Ici confinement terminé lundi 11 mai, retour progressif à la « normale », cette « normale » qu’on rêve de changer !
    Bisous à vous deux.

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